Pour cette primeur, il y a cependant une nuance d'importance à apporter. Certes le LG G8X ThinQ est bien un smartphone pliable. Mais l'écran proprement dit, lui, ne l'est pas, comme c'est le cas avec le Samsung Galaxy Fold et l'Huawei Mate X, qui sont de ce fait assurément nettement plus difficiles à fabriquer. Et c'est bien ce qui est apparu, puisque Samsung a retiré quasi immédiatement le Fold du circuit suite à des plaintes de testeurs à propos d'un problème d'écran, ce qui incita du reste Huawei à décider de postposer quelque peu elle aussi la sortie de son Mate X. Dans ce dernier cas, il est possible qu'il y ait aussi des manquements au niveau de la production, même si le géant technologique chinois ne souhaite pas le confirmer ou le démentir.

Autre approche

Dès le début, LG a approché différemment le concept du smartphone pliable. En lieu et place d'un seul grand écran pliable, le fabricant sud-coréen a opté pour deux écrans OLED FullVision séparés aux spécifications identiques: une diagonale de 6,4 pouces, un rapport d'image de 19,5:9 et une résolution FHD+ (un peu supérieure à Full-HD) de 2.340 x 1.080 pixels avec une densité de 403 ppi (pixels par pouce).

Les écrans offrent du reste tous deux une encoche, mais il n'y a que dans l'écran de droite que l'encoche abrite vraiment un appareil photo à selfies de pas moins de 32 méga-pixels. Dans ce même écran, LG a aussi intégré un capteur d'empreintes digitales pour le déverrouillage de l'appareil.

Ce qui singularise le G8X ThinQ, c'est que son deuxième écran est incorporé à un couvercle amovible. A l'avant de ce dernier, on trouve même un troisième mini-écran de quelque 12 x 50 mm. Cela permet, même quand l'appareil est fermé, d'encore voir la date, l'heure, le niveau de la batterie et les éventuelles notifications. A l'arrière du couvercle, un large espace a été prévu pour le double appareil photo du G8X ThinQ: un modèle primaire de 12 méga-pixels à f1.8 et un autre à objectif grand angle de 13 méga-pixels à f2.4.

Nombreuses applications

Durant notre test, nous avons très vite découvert de nombreuses applications pratiques du concept Dual Screen. On dispose ainsi pour commencer de deux écrans (simultanément visibles) qu'on peut subdiviser à l'envi avec les applis et gadgets préférés. Il est en outre possible de faire tourner sans problème deux applis côte à côte, afin de devoir basculer moins souvent d'une appli à l'autre. Sur un écran, vous pourrez ainsi dénicher une adresse dans Google Maps et la transférer directement sur l'autre écran dans le message WhatsApp que vous êtes en train de rédiger. Ou alors que vous visionnez une vidéo sur YouTube, vous pourrez du coin de l'oeil surveiller ce qui se passe sur Facebookt. Sur d'autres téléphones Android modernes, tel est aussi le cas, mais sur un seul et même écran, ce qui est nettement moins confortable que sur ces deux écrans de 6,4 pouces.

© LG

Le G8X ThinQ dispoe aussi d'une fonction appelée Wide View. Dans ce mode, qui permet de basculer le téléphone d'un quart de tour, une appli s'étale sur les deux écrans, et celui du dessous peut alors servir en tout ou en partie de clavier virtuel. Dans ce mode, l'appareil prend des airs de mini-ordinateur portable. Malheureusement, nous n'avons pu utiliser Wide View que dans Chrome. La navigation s'y révèle très agréable, mais une telle 'fonction d'étalement' réclame évidemment le support de Microsoft Office, de Google Documents et d'autres applis très utilisées. A notre demande, LG a annoncé que davantage d'applis 'sont au planning', mais priorité sera donnée aux applications de Google même, telles Gmail, Agenda et aussi - et oui! - Google Documents.

Le second écran est par ailleurs convertible non seulement en un clavier alphanumérique, mais aussi en un contrôleur virtuel pour vos jeux préférés. Il supporte ce qu'on appelle le feedback haptique (à savoir des vibrations durant les moments d'action) et est disponible en quatre configurations différentes comme un volant pour Asphalt 9 ou un levier en bonne et due forme pour un meilleur travail d'arcade. Les utilisateurs peuvent en outre eux-mêmes composer leur propre contrôleur.

© .

Deux écrans pour la photographie

Sur le plan de la photographie, le Dual Screen vient régulièrement à point également. Ce qui est pratique par exemple, c'est qu'on peut voir en direct sur le second écran le résultat d'un réglage de l'appareil photo (comme la profondeur de champ). On peut également choisir d'insérer aussitôt dans l'appli galerie sur un écran les prises de vue réalisées via l'autre. Cela simplifie la sélection de la meilleure photo et son partage éventuel.

Le concept pliable du G8X veille en outre à ce que l'utilisateur puisse prendre des photos dans les angles les plus difficiles. Lorsqu'on photographie par-dessus la tête, comme lors d'un concert, ou à proximité du sol selon une perspective 'raz-de-terre' ou de 'grenouille', le second écran sert de viseur, tout comme l'écran à bascule d'un appareil photo ordinaire. En général, la qualité des photos est excellente. Ce qui manque cependant sur un appareil de ce calibre, c'est un appareil photo à zoom optique, afin de saisir les sujets trois à cinq fois plus proches et ce, sans perte de qualité.

Mentionnons encore les autres spécifications intéressantes: le smartphone est piloté par un processeur Qualcomm Snapdragon 855, dispose de 6 Go de RAM et de 128 Go de capacité de stockage (extensible à 2 téraoctets via une carte microSD) et incorpore un accu de 4.000 mAh. Il tourne sur le système d'exploitation Android 9.0 Pie, qui fera ultérieurement l'objet d'une mise à niveau vers Android 10.

Conclusion

La finition de ce smartphone pliable de LG est moins spectaculaire que celle des appareils similaires de Samsung et Huawei, où l'écran lui-même est pliable. Mais l'écran supplémentaire offre certainement une plus-value, surtout lorsque davantage d'applis viendront bientôt supporter le mode Wide View. Et puis, n'oublions pas que le Galaxy Fold et le Mate X ne sont pour l'instant pas disponibles.

Notre principale objection porte sur le fait que le G8X ThinQ s'apparente à une petite brique avec son poids de 330 grammes (!) et son épaisseur de 15 millimètres. Cela ne fait pas très confortable dans une poche de pantalon. La bonne nouvelle, c'est que le smartphone peut être dissocié très aisément de son couvercle, ce qui fait qu'on dispose alors d'un téléphone normal. Il convient donc de considérer le couvercle intégrant le second écran comme un supplément bienvenu, utilisable quand on en a vraiment besoin. Ce supplément ne s'avère du reste pas coûteux, puisque le G8X ThinQ à double écran revient à 949 euros, soit moins de la moitié de ce que demandent Samsung et Huawei pour leurs appareils pliables.

Dans cette catégorie de prix, la concurrence est surtout présente avec des produits-phares tels le Samsung Galaxy S10, l'Huawei P30 Pro et l'iPhone 11. Ces smartphones sont tous plus puissants que le G8X ThinQ, mais grâce à son supplément unique, l'appareil de LG en offre au moins autant pour son argent, selon nous.

Prix: 949 euros

© LG
Pour cette primeur, il y a cependant une nuance d'importance à apporter. Certes le LG G8X ThinQ est bien un smartphone pliable. Mais l'écran proprement dit, lui, ne l'est pas, comme c'est le cas avec le Samsung Galaxy Fold et l'Huawei Mate X, qui sont de ce fait assurément nettement plus difficiles à fabriquer. Et c'est bien ce qui est apparu, puisque Samsung a retiré quasi immédiatement le Fold du circuit suite à des plaintes de testeurs à propos d'un problème d'écran, ce qui incita du reste Huawei à décider de postposer quelque peu elle aussi la sortie de son Mate X. Dans ce dernier cas, il est possible qu'il y ait aussi des manquements au niveau de la production, même si le géant technologique chinois ne souhaite pas le confirmer ou le démentir.Dès le début, LG a approché différemment le concept du smartphone pliable. En lieu et place d'un seul grand écran pliable, le fabricant sud-coréen a opté pour deux écrans OLED FullVision séparés aux spécifications identiques: une diagonale de 6,4 pouces, un rapport d'image de 19,5:9 et une résolution FHD+ (un peu supérieure à Full-HD) de 2.340 x 1.080 pixels avec une densité de 403 ppi (pixels par pouce).Les écrans offrent du reste tous deux une encoche, mais il n'y a que dans l'écran de droite que l'encoche abrite vraiment un appareil photo à selfies de pas moins de 32 méga-pixels. Dans ce même écran, LG a aussi intégré un capteur d'empreintes digitales pour le déverrouillage de l'appareil. Ce qui singularise le G8X ThinQ, c'est que son deuxième écran est incorporé à un couvercle amovible. A l'avant de ce dernier, on trouve même un troisième mini-écran de quelque 12 x 50 mm. Cela permet, même quand l'appareil est fermé, d'encore voir la date, l'heure, le niveau de la batterie et les éventuelles notifications. A l'arrière du couvercle, un large espace a été prévu pour le double appareil photo du G8X ThinQ: un modèle primaire de 12 méga-pixels à f1.8 et un autre à objectif grand angle de 13 méga-pixels à f2.4.Durant notre test, nous avons très vite découvert de nombreuses applications pratiques du concept Dual Screen. On dispose ainsi pour commencer de deux écrans (simultanément visibles) qu'on peut subdiviser à l'envi avec les applis et gadgets préférés. Il est en outre possible de faire tourner sans problème deux applis côte à côte, afin de devoir basculer moins souvent d'une appli à l'autre. Sur un écran, vous pourrez ainsi dénicher une adresse dans Google Maps et la transférer directement sur l'autre écran dans le message WhatsApp que vous êtes en train de rédiger. Ou alors que vous visionnez une vidéo sur YouTube, vous pourrez du coin de l'oeil surveiller ce qui se passe sur Facebookt. Sur d'autres téléphones Android modernes, tel est aussi le cas, mais sur un seul et même écran, ce qui est nettement moins confortable que sur ces deux écrans de 6,4 pouces.Le G8X ThinQ dispoe aussi d'une fonction appelée Wide View. Dans ce mode, qui permet de basculer le téléphone d'un quart de tour, une appli s'étale sur les deux écrans, et celui du dessous peut alors servir en tout ou en partie de clavier virtuel. Dans ce mode, l'appareil prend des airs de mini-ordinateur portable. Malheureusement, nous n'avons pu utiliser Wide View que dans Chrome. La navigation s'y révèle très agréable, mais une telle 'fonction d'étalement' réclame évidemment le support de Microsoft Office, de Google Documents et d'autres applis très utilisées. A notre demande, LG a annoncé que davantage d'applis 'sont au planning', mais priorité sera donnée aux applications de Google même, telles Gmail, Agenda et aussi - et oui! - Google Documents.Le second écran est par ailleurs convertible non seulement en un clavier alphanumérique, mais aussi en un contrôleur virtuel pour vos jeux préférés. Il supporte ce qu'on appelle le feedback haptique (à savoir des vibrations durant les moments d'action) et est disponible en quatre configurations différentes comme un volant pour Asphalt 9 ou un levier en bonne et due forme pour un meilleur travail d'arcade. Les utilisateurs peuvent en outre eux-mêmes composer leur propre contrôleur.Sur le plan de la photographie, le Dual Screen vient régulièrement à point également. Ce qui est pratique par exemple, c'est qu'on peut voir en direct sur le second écran le résultat d'un réglage de l'appareil photo (comme la profondeur de champ). On peut également choisir d'insérer aussitôt dans l'appli galerie sur un écran les prises de vue réalisées via l'autre. Cela simplifie la sélection de la meilleure photo et son partage éventuel.Le concept pliable du G8X veille en outre à ce que l'utilisateur puisse prendre des photos dans les angles les plus difficiles. Lorsqu'on photographie par-dessus la tête, comme lors d'un concert, ou à proximité du sol selon une perspective 'raz-de-terre' ou de 'grenouille', le second écran sert de viseur, tout comme l'écran à bascule d'un appareil photo ordinaire. En général, la qualité des photos est excellente. Ce qui manque cependant sur un appareil de ce calibre, c'est un appareil photo à zoom optique, afin de saisir les sujets trois à cinq fois plus proches et ce, sans perte de qualité.Mentionnons encore les autres spécifications intéressantes: le smartphone est piloté par un processeur Qualcomm Snapdragon 855, dispose de 6 Go de RAM et de 128 Go de capacité de stockage (extensible à 2 téraoctets via une carte microSD) et incorpore un accu de 4.000 mAh. Il tourne sur le système d'exploitation Android 9.0 Pie, qui fera ultérieurement l'objet d'une mise à niveau vers Android 10.La finition de ce smartphone pliable de LG est moins spectaculaire que celle des appareils similaires de Samsung et Huawei, où l'écran lui-même est pliable. Mais l'écran supplémentaire offre certainement une plus-value, surtout lorsque davantage d'applis viendront bientôt supporter le mode Wide View. Et puis, n'oublions pas que le Galaxy Fold et le Mate X ne sont pour l'instant pas disponibles.Notre principale objection porte sur le fait que le G8X ThinQ s'apparente à une petite brique avec son poids de 330 grammes (!) et son épaisseur de 15 millimètres. Cela ne fait pas très confortable dans une poche de pantalon. La bonne nouvelle, c'est que le smartphone peut être dissocié très aisément de son couvercle, ce qui fait qu'on dispose alors d'un téléphone normal. Il convient donc de considérer le couvercle intégrant le second écran comme un supplément bienvenu, utilisable quand on en a vraiment besoin. Ce supplément ne s'avère du reste pas coûteux, puisque le G8X ThinQ à double écran revient à 949 euros, soit moins de la moitié de ce que demandent Samsung et Huawei pour leurs appareils pliables.Dans cette catégorie de prix, la concurrence est surtout présente avec des produits-phares tels le Samsung Galaxy S10, l'Huawei P30 Pro et l'iPhone 11. Ces smartphones sont tous plus puissants que le G8X ThinQ, mais grâce à son supplément unique, l'appareil de LG en offre au moins autant pour son argent, selon nous.Prix: 949 euros