Philippe Tailleur

Il y a quelques semaines, des comptables belges exprimaient leur préoccupation à propos d'une contamination possible par le coronavirus. Du coup, la Belgique a reporté la date-butoir de remise des déclarations TVA. 'Voilà qui souligne bien les limites de l'administration papier', estime Philippe Tailleur, directeur de la firme belge Horus Software. Selon lui, notre pays est aux prises avec un retard technologique en matière de gestion de l'administration et de suivi financier des entreprises.

Wouter Lips

Alors que beaucoup d'entreprises locales doivent fermer leurs portes en raison du coronavirus et que les lignes d'approvisionnement internationales de l'industrie manufacturière s'enlisent, les grandes firmes technologiques, elles, sont en train de prospérer comme jamais. Et c'est là où le bât blesse, estime le dr. Wouter Lips qui, à l'UGent, mène une recherche sur la fraude et l'évasion fiscales internationales: 'Il s'agit souvent des mêmes entreprises qui évitent depuis des années déjà de contribuer fiscalement au tissu social dans lequel elles opèrent.'

Wendy Van den Broeck

Maintenant qu'ils doivent garder leurs portes closes, nombre d'entrepreneurs font preuve de créativité pour continuer quand même d'avancer. Ce faisant, ils reçoivent l'aide d'un interlocuteur tout à fait inattendu: Facebook.

Erwin Verstraelen

'Nous accueillons à présent massivement la numérisation, parce qu'il le faut. D'ici le moment, où elle pourra être démantelée, elle sera entrée dans les moeurs et sera devenue la nouvelle normalité', affirme Erwin Verstraelen. Selon lui, nous devons par conséquent saisir la crise actuelle pour faire du filet de sécurité numérique d'aujourd'hui un fondement pour l'avenir. Dans la présente opinion, il invite les responsables à guider la société vers l'ère numérique dorée.

Laurens van Reijen

Malgré les restrictions sanitaires imposées ces quatre dernières semaines, le secteur technologique s'en tire plutôt bien en Belgique. Grâce à la numérisation croissante du travail, 92 pour cent des employés peuvent travailler à domicile. Il en résulte que le chômage technique est ramené à un minimum. Selon la fédération sectorielle Agoria, ce chômage temporaire au sein des secteurs numérique et télécoms flirte actuellement avec les 7 pour cent.

Carte blanche

Le coronavirus a incité ces jours derniers les autorités à utiliser massivement les données massives ('big data') provenant de nos smartphones, plates-formes de médias sociaux ou caméras de surveillance. Ce faisant, elles espèrent passer en revue la propagation du virus. Mais qu'en est-il du respect de notre vie privée? Les parlementaires Kathleen Van Brempt, Kris Verduyckt et Katia Segers (tous sp.a) y ont consacré cette opinion.

Daan De Wever

A l'heure actuelle, le coronavirus provoque essentiellement des réactions négatives, depuis le désarroi jusqu'à l'inquiétude, que ce soit pour nous-mêmes ou pour nos proches, en passant par la peur. Mais lorsque la déferlante du coronavirus se sera calmée et que nous aurons assimilé toutes ses conséquences immédiates, nous serons éventuellement heureux d'avoir dû avaler cette désagréable pilule. Pour notre propre santé, pour celle de nos entreprises, mais également pour notre planète dont nous n'avons très certainement pas suffisamment pris soin au cours des décennies écoulées. Le coronavirus serait-il l'ultime cri de détresse de la nature? Et l'entendrons-nous?

Nathalie Smuha

L'IA serait sexiste, discriminatoire et volerait des emplois. La réalité est plus nuancée, selon Nathalie Smuha, chercheuse à la KULeuven. Pour elle, de telles conséquences ne sauraient être attribuées à la technologie de l'IA, mais incomberaient plutôt aux développeurs et utilisateurs humains. Parler de l'IA d'une façon plus précise est donc essentiel.

Carte blanche

Certains préjugés sociaux ont la vie dure. Comme celui voulant que ce soient les hommes qui distinguent partout des opportunités et estiment qu'elles doivent être saisies par tout un chacun, y compris par les femmes. Voilà pourquoi Dewi Van de Vyver (Flow Pilots) et Lode Uytterschaut (Start it @KBC) se sont associés pour rédiger cette opinion à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme.

Matthieu Van Steenkiste

Vous pouvez disposer du meilleur produit possible, si les clients ne paient pas leurs factures à temps, voire pas du tout, vous courez tout droit à la faillite. La jeune pousse wallonne Recovr se propose de pister les mauvais payeurs à votre place, afin d'épargner de gros problèmes à votre entreprise.

Sanne Vermeiren

Désormais, le numérique est indissociable de l'entreprise moderne. Cette évolution crée de nouvelles opportunités, mais induit également des incertitudes. Les employés craignent que leur emploi soit automatisé et que leur profil ne soit plus pertinent demain sur le marché du travail.

Jan De Bondt

Les entreprises qui investissent beaucoup dans la sécurité, attendent aussi de leurs partenaires qu'ils soient au même niveau sur le plan de la cyber-protection. Jan De Bondt plaide pour une cote de la sécurité, à l'instar des labels énergétiques pour les gros appareils ménagers ou les labels environnementaux pour les voitures.

Ivan Vandermeersch

Avec le nouveau réseau 5G, nous sommes à l'aube d'une révolution, puisque cela annonce le glas du smartphone. Mais par manque d'un accord politique et d'un gouvernement, l'introduction de la 5G dans notre pays est au point mort. Les négociateurs gouvernementaux doivent traiter ce dossier en priorité, selon Ivan Vandermeersch, secrétaire général de la BAM (Belgian Association of Marketing).

Marie Costers

Les entreprises belges envoient annuellement plus d'un milliard de factures. Seuls 8,4 pour cent d'entre elles sont cependant expédiées dans un format électronique structuré. Le ministre des finances Alexander De Croo vient à ce propos de louer la facturation numérique: "En l'absence d'une obligation générale, la branche financière est limitée à de 'l'évangélisation'. Mais dans ce cas, les entreprises belges perdent jusqu'à 3,4 milliards d'euros."

Emmanuel David

Aviez-vous déjà remarqué que ces derniers temps, vous deviez vous connecter sur quasiment chaque site web? Et qu'il faut donc à chaque fois se souvenir de son mot de passe? Et je ne parle même pas de toutes les applis sur votre smartphone, qui exigent aussi un login. Ces mots de passe sont destinés à nous protéger, nous dit-on par ailleurs. Et bien moi je dis: le mot de passe est mort. Adieu!

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