Cela peut nous arriver à toutes et tous: une maman ou un papa qui tombe malade et développe la maladie d'Alzheimer. Il appartient alors aux fils et aux filles de veiller à ce qu'elle/il ne manque de rien. C'est le début de toute une série de soins à apporter régulièrement. Et qui va dorénavant faire le repassage ou les courses? Et ces tâches seront-elles effectivement menées à bien? Et puis, il y a la maladie elle-même. Comme aider quelqu'un qui souffre d'un cancer? Ce ne sont là que quelques questions que Sophie Thiebaut entend résoudre avec sa jeune entreprise Memorify.

"Il faut que cela devienne une plate-forme basée web sur laquelle les gens pourront regrouper la communication en matière médico-sociale ainsi que trouver toutes les informations nécessaires", explique-t-elle. "L'objectif est ainsi de résumer le diagnostic, conjointement avec des liens menant à des renseignements adéquats à propos de la maladie. Car même si internet est bourré de connaissance, celle-ci n'est pas toujours précise. Et puis, il y aura encore une partie en charge de la gestion de tous les travaux de soins. Ce qu'on appelle le 'livret de soins' pourra y être également tenu à jour de manière numérisée."

Alors que Thiebaut prépare activement un prototype, elle a déjà élaboré un modèle commercial: "Une enquête démontre que pour les prestataires de soins, il existe bel et bien une 'volonté de payer', tout comme pour les firmes de soins. Voilà pourquoi j'entends travailler en B2B2C, où je vendrai mon logiciel à de grandes firmes de soins comme les mutuelles, ou les organisations de soins telles la Croix Jaune et Blanche, qui pourront alors elles-mêmes décider de le répercuter sur leurs clients. L'avantage, c'est que je pourrai facturer un coût par patient. Donc plus il y aura de soignants, plus le coût par participant diminuera. Pour veiller à ce qu'il y ait d'abord et surtout un grand groupe d'utilisateurs, je prévois cependant aussi un modèle 'freemium', où l'on ne devra payer que pour pouvoir utiliser certaines applications comme l'e-apprentissage et le planning de soins."

Sophie Thiebaut
© Sophie Thiebaut

L'auteure envisage déjà des possibilités pour sa jeune entreprise: "Avant tout, je veux m'enraciner en Belgique, mais si je peux dépasser les frontières, pourquoi pas? Surtout en Inde et en Europe du Sud, où un tabou nettement plus important entoure les maisons de retraite, les soins à apporter aux seniors est quelque chose qui est partagé. Et là aussi, cela devient compliqué avec le nombre croissant d'époux et d'épouses qui travaillent en même temps. L'on pourra donc y apprécier l'aide de Memorify."

Comme Memorify se trouve provisoirement encore en phase précoce, l'investissement y est encore restreint. "J'y ai injecté moi-même 5.000 euros", déclare encore Thiebaut. "Et je négocie entre-temps avec quelques condisciples de la Vlerick Business School qui accepteront peut-être de me rejoindre, dès que le prototype sera prêt. Lors du Web Summit de Dublin, j'ai aussi présenté mon projet, mais je ne recherche pas qu'un investisseur. Je préfère quelqu'un qui mise sur la durabilité et qui réfléchit à long terme, comme les firmes de soins elles-mêmes par exemple, dont certaines se disent intéressées à faire tester le prototype par leurs clients."

Passeport

Appellation: Memorify

Siège social: Sint-Katelijne-Waver

Nombre d'associés: 1

Capital: en quête d'investisseurs. Elle recherche à terme 200.000 euros. De préférence un investisseur ayant de l'expérience dans le secteur des soins.

Site web:www.memorify.info

Cela peut nous arriver à toutes et tous: une maman ou un papa qui tombe malade et développe la maladie d'Alzheimer. Il appartient alors aux fils et aux filles de veiller à ce qu'elle/il ne manque de rien. C'est le début de toute une série de soins à apporter régulièrement. Et qui va dorénavant faire le repassage ou les courses? Et ces tâches seront-elles effectivement menées à bien? Et puis, il y a la maladie elle-même. Comme aider quelqu'un qui souffre d'un cancer? Ce ne sont là que quelques questions que Sophie Thiebaut entend résoudre avec sa jeune entreprise Memorify."Il faut que cela devienne une plate-forme basée web sur laquelle les gens pourront regrouper la communication en matière médico-sociale ainsi que trouver toutes les informations nécessaires", explique-t-elle. "L'objectif est ainsi de résumer le diagnostic, conjointement avec des liens menant à des renseignements adéquats à propos de la maladie. Car même si internet est bourré de connaissance, celle-ci n'est pas toujours précise. Et puis, il y aura encore une partie en charge de la gestion de tous les travaux de soins. Ce qu'on appelle le 'livret de soins' pourra y être également tenu à jour de manière numérisée."Alors que Thiebaut prépare activement un prototype, elle a déjà élaboré un modèle commercial: "Une enquête démontre que pour les prestataires de soins, il existe bel et bien une 'volonté de payer', tout comme pour les firmes de soins. Voilà pourquoi j'entends travailler en B2B2C, où je vendrai mon logiciel à de grandes firmes de soins comme les mutuelles, ou les organisations de soins telles la Croix Jaune et Blanche, qui pourront alors elles-mêmes décider de le répercuter sur leurs clients. L'avantage, c'est que je pourrai facturer un coût par patient. Donc plus il y aura de soignants, plus le coût par participant diminuera. Pour veiller à ce qu'il y ait d'abord et surtout un grand groupe d'utilisateurs, je prévois cependant aussi un modèle 'freemium', où l'on ne devra payer que pour pouvoir utiliser certaines applications comme l'e-apprentissage et le planning de soins."L'auteure envisage déjà des possibilités pour sa jeune entreprise: "Avant tout, je veux m'enraciner en Belgique, mais si je peux dépasser les frontières, pourquoi pas? Surtout en Inde et en Europe du Sud, où un tabou nettement plus important entoure les maisons de retraite, les soins à apporter aux seniors est quelque chose qui est partagé. Et là aussi, cela devient compliqué avec le nombre croissant d'époux et d'épouses qui travaillent en même temps. L'on pourra donc y apprécier l'aide de Memorify." Comme Memorify se trouve provisoirement encore en phase précoce, l'investissement y est encore restreint. "J'y ai injecté moi-même 5.000 euros", déclare encore Thiebaut. "Et je négocie entre-temps avec quelques condisciples de la Vlerick Business School qui accepteront peut-être de me rejoindre, dès que le prototype sera prêt. Lors du Web Summit de Dublin, j'ai aussi présenté mon projet, mais je ne recherche pas qu'un investisseur. Je préfère quelqu'un qui mise sur la durabilité et qui réfléchit à long terme, comme les firmes de soins elles-mêmes par exemple, dont certaines se disent intéressées à faire tester le prototype par leurs clients."PasseportAppellation: MemorifySiège social: Sint-Katelijne-WaverNombre d'associés: 1Capital: en quête d'investisseurs. Elle recherche à terme 200.000 euros. De préférence un investisseur ayant de l'expérience dans le secteur des soins.Site web:www.memorify.info