Ces 5 dernières années, Gery Pollet a été la cheville ouvrière de plusieurs start-up en IoT. " Fin 2018, j'ai donné une présentation sur l'IoT à l'AZ Maria Middelares, explique-t-il. L'hôpital recherchait une solution de localisation de son matériel médical à l'intérieur. " Dans le même temps, l'AZ déployait un nouveau réseau wifi et son choix s'était porté sur des antennes à Bluetooth intégré. C'est cette spécificité qui a retenu l'attention de Pollet.
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Ces 5 dernières années, Gery Pollet a été la cheville ouvrière de plusieurs start-up en IoT. " Fin 2018, j'ai donné une présentation sur l'IoT à l'AZ Maria Middelares, explique-t-il. L'hôpital recherchait une solution de localisation de son matériel médical à l'intérieur. " Dans le même temps, l'AZ déployait un nouveau réseau wifi et son choix s'était porté sur des antennes à Bluetooth intégré. C'est cette spécificité qui a retenu l'attention de Pollet. " Il existe sur le marché différentes applications de localisation 'indoor' classique, remarque Gery Pollet. Mais une telle solution revient tout compris rapidement entre 2.000 à 4.000 ? par module sur une période de 4 ans. Pour un équipement coûteux, c'est pensable, mais pour tracer un équipement stérile de 500 ?, le coût est bien trop élevé. " Et pour un hôpital qui compte des centaines de lits, de machines et d'autres matériels à localiser, un tel système classique est simplement impayable. " J'ai cherché une alternative qui soit de type 'serverless' et fortement évolutive ", poursuit Gery Pollet. Et de s'adresser à différents fournisseurs, dont Sentia, un prestataire de services cloud du groupe Combell. " Sentia a proposé une plateforme sur AWS permettant de construire l'application. " Cette application est triviale puisqu'une balise Bluetooth et un code à barres sont apposés sur chaque article. Le système associe ensuite l'identité de l'appareil à la localisation transmise par la balise. Fin novembre 2019, l'application était mise en production à l'AZ Maria Middelares. Entre-temps, 5 autres hôpitaux ont déjà adopté cette solution, le prix constituant un argument décisif. " Nous facturons 1 ? par article et par mois, ajoute Gery Pollet. Soit 48 ? sur 4 ans, la durée de vie de la batterie. Nous sommes donc jusqu'à 10 fois moins cher qu'une solution classique de localisation. " Pour 1 ? investi, l'hôpital économise de 5 à 10 ?. " Grâce à la localisation en temps réel, le personnel gagne du temps puisqu'il doit moins rechercher le matériel dont il a besoin. En outre, il faut également moins de matériel. Le temps gagné peut être consacré par l'hôpital aux soins aux patients. " Le secret du succès réside dans l'utilisation du Bluetooth proposé sur les antennes wifi présentes. " Via le Bluetooth, nous collectons en temps réel les données de localisation de chaque article, précise Gery Pollet. Cette approche est unique, même si nous utilisons des technologies existantes. D'ailleurs, même s'il n'y a aucun wifi avec Bluetooth intégré, notre solution fonctionne. " En soi, les balises RFID sont moins chères que les balises Bluetooth utilisées par Sensinxs. " Mais le RFID ne peut être tracé que si la balise est scannée par un portique. " Pour sa part, une solution basée sur le wifi impose des balises plus grandes et plus coûteuses, tandis que leur batterie offre moins d'autonomie. " L'avantage de notre approche est qu'elle est plus abordable pour un hôpital. Un hôpital moyen cherche à tracer quelque 10 éléments par lit. Pour un hôpital de 500 lits, il est rapidement question de 5.000 éléments. Si l'on veut commencer par 1.000 éléments, un budget de 1.000 ? par mois est nécessaire. Pour un tel montant, pas besoin d'une procédure d'adjudication très lourde, tandis que les résultats sont directement tangibles. " Pour Sensinxs, le traçage des équipements ne représente qu'une première étape. Entre-temps en effet, les premiers tests portant sur la connexion de capteurs médicaux à la plateforme sont en cours.