IBM qui s'offre Red Hat, Microsoft qui supporte Linux avec ferveur, tandis que HPE et VMware optent radicalement pour Kubernetes : autant de signes qui prouvent que le code source ouvert a connu des temps plus sombres. S'agit-il là d'un effet de mode temporaire ou 2020 sera-t-elle une année charnière pour le code source ouvert ? Chez Red Hat, la confiance dans l'avenir est en tout cas plus forte que jamais. Le rachat par IBM - qui laisse Red Hat (pour l'instant ? ) opérer en toute autonomie, assure une crédibilité supplémentaire aux solutions de type 'open source'. " Linux est la base de tous nos logiciels. Et...

IBM qui s'offre Red Hat, Microsoft qui supporte Linux avec ferveur, tandis que HPE et VMware optent radicalement pour Kubernetes : autant de signes qui prouvent que le code source ouvert a connu des temps plus sombres. S'agit-il là d'un effet de mode temporaire ou 2020 sera-t-elle une année charnière pour le code source ouvert ? Chez Red Hat, la confiance dans l'avenir est en tout cas plus forte que jamais. Le rachat par IBM - qui laisse Red Hat (pour l'instant ? ) opérer en toute autonomie, assure une crédibilité supplémentaire aux solutions de type 'open source'. " Linux est la base de tous nos logiciels. Et tout ce que nous faisons, nous le partageons avec la communauté et avec nos clients, insiste Michel Isnard, vice-président des ventes EMEA de Red Hat. Nous entendons faire de Linux le standard de fait dans les entreprises. Un objectif qui, à nos yeux, est vraiment atteignable dans la mesure où Linux est d'ores et déjà la plateforme la plus plébiscitée pour les développements IT. " Et Isnard d'aller encore plus loin : " Toute innovation technologique débute avec Linux. " Stefanie Chiras, vice-présidente et directrice générale de l'entité RHEL de Red Hat, confirme pleinement ces propos lors d'une interview accordée en marge du Red Hat Forum. " Linux a clairement contribué à l'émergence d'innovations comme le cloud, l'IA et la conteneurisation. La raison en est simple : ce sont les développeurs qui poussent l'innovation et ce sont les développeurs qui optent par priorité pour Linux. " Quant à savoir si 2019 ou 2020 sera l'année charnière pour Linux, Chiras préfère ne pas se prononcer. " La percée de Linux est en marche ", lance-t-elle. Un point de vue que confirment les chiffres d'IDC. Ainsi, les abonnements Red Hat Enterprise Linux (RHEL) ont augmenté de 14% en 2018, donnant à RHEL pas moins de 33% de parts de marché des systèmes d'exploitation payants déjà. Certes, Microsoft continue à dominer avec 47,8%, mais les distributions Linux payantes représentent ensemble plus de 51% du marché des systèmes d'exploitation pour serveurs commerciaux. Toujours selon Stefanie Chiras, l'évolution globale vers le cloud hybride constitue un accélérateur supplémentaire pour le code source ouvert. " Le cloud est devenu stratégique pour la toute grande majorité des clients et représente un élément essentiel de leur IT. Les décisions sont toutefois prises dans la couche de gestion plus élevée, là où l'automatisation est également ajoutée. C'est alors seulement que le cloud hybrid prend tout son sens et où le code source ouvert démontre toute sa puissance. " Avec le cloud public pour la flexibilité de ses modèles d'affaires, tout en sachant que le modèle 'sur-site' restera important pour certaines infrastructures et/ou données critiques. " Dans ce contexte, le modèle hybride apparaît à nos yeux en fait comme le nouveau centre de données. Et celui qui réfléchit en termes d'avenir sait que le code source ouvert est en fait la seule manière de pouvoir continuer à assurer la flexibilité nécessaire durant les 5 à 10 prochaines années ", conclut Chiras.