Preuve que le poids de l'analytique pèse toujours davantage dans la balance informatique : plus de 6.000 professionnels et informaticiens étaient présents au SAS Global Forum annuel, le plus important jamais organisé par l'éditeur. Les cabinets d'analystes comme IDC et Gartner ne laissaient d'ailleurs planer aucun doute dans leurs rapports : pour réussir, une entreprise se doit de privilégier l'analyse des données disponibles. " Nous ne devons pourtant pas nous bercer d'illusions, estime Oliver Schabenberger, COO et CTO de SAS. Le monde est toujours guidé par les données et la connectivité, tandis que nous n'avons encore vu que la pointe émergée de l'iceberg. C'est surtout avec l'Internet des objets qui commence à faire une véritable percée que nous serons submergés de données. SAS est convaincue qu'il sera possible de transformer ce monde de données en un monde de la connaissance. Mais pour y parvenir, nous avons besoin de la technologie IA pour exécuter des tâches que nous ne pourrions jamais faire seuls. En d'autres termes, nous utiliserons l'IA pour compléter et améliorer nos connaissances et nos capacités actuelles. "
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Preuve que le poids de l'analytique pèse toujours davantage dans la balance informatique : plus de 6.000 professionnels et informaticiens étaient présents au SAS Global Forum annuel, le plus important jamais organisé par l'éditeur. Les cabinets d'analystes comme IDC et Gartner ne laissaient d'ailleurs planer aucun doute dans leurs rapports : pour réussir, une entreprise se doit de privilégier l'analyse des données disponibles. " Nous ne devons pourtant pas nous bercer d'illusions, estime Oliver Schabenberger, COO et CTO de SAS. Le monde est toujours guidé par les données et la connectivité, tandis que nous n'avons encore vu que la pointe émergée de l'iceberg. C'est surtout avec l'Internet des objets qui commence à faire une véritable percée que nous serons submergés de données. SAS est convaincue qu'il sera possible de transformer ce monde de données en un monde de la connaissance. Mais pour y parvenir, nous avons besoin de la technologie IA pour exécuter des tâches que nous ne pourrions jamais faire seuls. En d'autres termes, nous utiliserons l'IA pour compléter et améliorer nos connaissances et nos capacités actuelles. " L'un des domaines où l'IA aura un impact direct est SAS Viya, la plate-forme analytique lancée voici un an et demi et qui est entre-temps devenue la pierre angulaire de l'offre SAS. " En y intégrant ici aussi l'IA et l'automatisation, les utilisateurs peuvent, dès la préparation des données, identifier les principaux champs et variables pour réaliser ensuite une analyse plus ciblée et plus efficace, poursuit Schabenberger. SAS Viya automatise désormais aussi la construction et le déploiement de modèles afin de pouvoir tester plusieurs modèles et les implémenter plus rapidement. Dans le même temps, nous entendons également permettre aux clients d'anciennes versions de produits SAS de migrer vers le nouveau monde de Viya sans devoir abandonner leur travail existant, y compris une meilleure intégration avec des outils open source. " Reste qu'il ne faudrait pas surestimer l'impact de l'IA, insiste Jim Goodnight. " Pour moi, il s'agit là d'une extension logique de notre analytique. Nous y ajoutons simplement davantage d'intelligence et exploitons encore mieux les réseaux neuronaux. " Et de faire également remarquer à propos de l'intégration de l'IA et de l'automatisation dans les produits SAS : " Le fait que nos logiciels soient ainsi plus faciles à utiliser implique également qu'il y aura moins besoin de data scientists, un profil rare - pour interpréter toutes ces données. Et si vous employez déjà des data scientists, ceux-ci pourront travailler plus efficacement. " Preuve qu'elle suit de très près tous ces nouveaux développements : SAS a mis en place durant ces derniers mois plusieurs nouvelles divisions spécialisées. Et dans un premier temps autour de l'Internet des objets. " En fait, il s'agit d'un prolongement logique de nos investissements dans le domaine du streaming, ajoute Jason Mann, VP Internet of Things chez SAS. Au début de l'année dernière, nous avons déjà constitué une petite équipe autour de l'IoT, mais nous sentions clairement que les choses n'allaient pas assez vite. C'est pourquoi nous avons créé à l'automne une division spécifique couvrant l'IoT dans tous ses aspects - commercial, marketing, avant-ventes, support, R&D et implémentation. C'est surtout le modèle commercial qui diffère totalement de l'approche traditionnelle de SAS : fini le paiement à l'avance, nous avons mis au point un accord commercial avec des partenaires pour intégrer l'IoT dans l'environnement du client. " C'est dans cette même optique que travaillera la nouvelle SAS Fraud and Security Intelligence Division qui a été dévoilée lors de la conférence et qui abordera la lutte contre la fraude numérique. " La transformation numérique suscite partout de nombreuses questions au niveau de la fraude et de la sécurité, rappelle Oliver Schabenberger. Nous étions déjà très connus pour notre logiciel de fraude, mais nous avons constaté que la technologie ne permettait pas de tout résoudre, qu'il fallait collaborer avec des partenaires. D'où la création de cette nouvelle division calquée sur le modèle de l'entité IoT et qui permettra de focaliser encore davantage en interne tant les ressources que les cerveaux. " SAS entend également travailler davantage avec des partenaires et a dès lors augmenté le nombre de ces partenaires, convaincue que l'entreprise ne perce pas encore suffisamment dans tous les secteurs. " Prenez le marché des PME. La raison principale pour laquelle les PME ne maîtrisent pas bien l'analytique est le manque de talents. Le talent se dirige surtout vers les grandes organisations qui disposent d'équipes de data science. C'est pourquoi nous voulons, via le canal, pénétrer davantage ce segment moyen du marché. Notre approche Software-as-a-Service s'inscrit parfaitement dans cette stratégie, mais nous voulons aller plus loin encore, vers le Results-as-a-Service, entendez résoudre un problème d'analytique où qu'il se pose. Le client n'a pas besoin d'infrastructure, de logiciel ou de spécialistes : nous livrons tout sous forme d'environnement hébergé ou cloud. Easy come, easy access, easy results. " Jim Goodnight conclut : " Pour nous, peu importe la formule que choisit le client, sur-site ou SaaS. Certains veulent avoir tout en interne pour garder le contrôle, d'autres ont tout migré dans Amazon Web Services ou dans le cloud Google. Ce que nous constatons cependant, c'est le recours toujours plus important aux conteneurs, preuve que le modèle cloud fait toujours plus d'adeptes. " Parfois, les logiciels SAS sont utilisés dans des applications inattendues, comme l'a montré le Global Forum. Ainsi, la jeune entreprise néerlandaise SciSports utilise le SAS Event Stream Processing et SAS Viya pour analyser les images vidéo de 14 caméras installées autour d'un terrain de football. Et grâce à l'IA, à l'apprentissage machine et au deep learning, l'entreprise est en mesure d'évaluer avec précision chaque joueur et constitue ainsi notamment un indice consultable par les clubs et les scouts de talents, soit plus de 200.000 joueurs dans le monde !