La pression au travail ne cesse d'augmenter, dans l'informatique comme ailleurs. Certes, la situation de l'informaticien n'est pas nécessairement plus grave que celle d'autres travailleurs de la connaissance, comme le relève l'enquête Salaires de Data News. Ainsi, 9% des répondants connaissent des problèmes continus de pression au travail, et 22% régulièrement. La grande majorité (56%) a 'parfois' des problèmes de pression, soit des résultats parfaitement comparables à ceux de notre enquête de l'année dernière. Par ailleurs, 68% se disent d'accord avec l'affirmation selon laquelle le burn-out touche davantage les informaticiens que les non-informaticiens, même si 53% affirment que le burn-out concerne régulièrement leur organisation alors qu'un éton...

La pression au travail ne cesse d'augmenter, dans l'informatique comme ailleurs. Certes, la situation de l'informaticien n'est pas nécessairement plus grave que celle d'autres travailleurs de la connaissance, comme le relève l'enquête Salaires de Data News. Ainsi, 9% des répondants connaissent des problèmes continus de pression au travail, et 22% régulièrement. La grande majorité (56%) a 'parfois' des problèmes de pression, soit des résultats parfaitement comparables à ceux de notre enquête de l'année dernière. Par ailleurs, 68% se disent d'accord avec l'affirmation selon laquelle le burn-out touche davantage les informaticiens que les non-informaticiens, même si 53% affirment que le burn-out concerne régulièrement leur organisation alors qu'un étonnant 86% ( ! ) considèrent que le burn-out est l'affaire de tous. Sachant que le trajet travail-domicile pose problème à de très nombreux informaticiens, le travail flexible pourrait certainement aider à faire baisser la pression. Voilà qui explique incontestablement le succès du télétravail chez les informaticiens. Ainsi, 73% des répondants travaillent déjà depuis leur domicile. Cela dit, le nombre de jours de télétravail reste relativement limité puisque seule une petite minorité travaille plus de 2 jours par semaine à la maison (6%), et encore moins tous les jours (4%). Un petit quart (24%) travaille 1 à 2 jours par semaine à la maison et 38% moins de 1 jour par semaine. Cela ne signifie pas pour autant que le bureau classique soit appelé à disparaître. Que du contraire même puisque 51% préfèrent travailler au bureau, contre 26% à domicile. Par ailleurs, 10% n'expriment aucun choix précis et le reste des répondants choisissent de travailler chez leur client (10%) ou dans un bureau satellite (2%). D'autre, part, 42% affirment qu'ils sont plus productifs à la maison, alors que 51,6% considèrent que leur domicile est l'endroit le plus confortable pour travailler. Pourquoi alors se rendre au bureau ? Essentiellement pour entretenir le contact social avec les collègues (79%) ou pour des réunions (71%). Mais aussi parce que l'informaticien apprécie son bureau (41%) et aussi en partie parce que ce mode de travail est imposé par la direction (38%). Sachant que le télétravail est largement généralisé dans l'informatique, il était intéressant de se pencher sur ces nouveaux modes de travail. Ainsi, un peu moins de 66% estiment que la sécurité à domicile est du même niveau que celle offerte au bureau, à savoir notamment un VPN. La communication avec les collègues est toujours relativement traditionnelle puisque 89% précisent travailler via le courriel professionnel, alors que 84% continuent à utiliser le téléphone. Office 365 est employé par la moitié des répondants. Au niveau des 'nouveaux' outils de collaboration, Microsoft Teams est le plus courant (51%), devant WhatsApp (38%), Cisco Webex (16%) et Slack (14%). Les autres outils unifiés de collaboration et de communication ne sont que rarement utilisés par les télétravailleurs ayant participé à l'enquête.