En 2022, Belnet - le partenaire IT des centres de recherche, universités, hautes écoles et administrations belges - lancera sa toute nouvelle plateforme BNIX. BNIX est le noeud internet par lequel transite la majorité du trafic internet en Belgique. Cette année, Proximus, Microsoft, Orange Belgium, OVH et VOO-Brutélé ont représenté l'essentiel de trafic sur ce noeud. L'objectif du renouvellement est de rendre BNIX pérenne, notamment compte tenu de l'explosion des volumes de données, ainsi que de mieux répondre aux besoins spécifiques de certains clients. "L'objectif stratégique que nous nous sommes fixé cette année consiste à offrir davantage de valeur ajoutée et de disposer d'une plateforme plus flexible et ouverte sur l...

En 2022, Belnet - le partenaire IT des centres de recherche, universités, hautes écoles et administrations belges - lancera sa toute nouvelle plateforme BNIX. BNIX est le noeud internet par lequel transite la majorité du trafic internet en Belgique. Cette année, Proximus, Microsoft, Orange Belgium, OVH et VOO-Brutélé ont représenté l'essentiel de trafic sur ce noeud. L'objectif du renouvellement est de rendre BNIX pérenne, notamment compte tenu de l'explosion des volumes de données, ainsi que de mieux répondre aux besoins spécifiques de certains clients. "L'objectif stratégique que nous nous sommes fixé cette année consiste à offrir davantage de valeur ajoutée et de disposer d'une plateforme plus flexible et ouverte sur l'avenir. L'an prochain donc, nous déployerons un réseau entièrement renouvelé", explique Dirk Haex, directeur technique de BNIX et de Belnet. "Au cours des 18 derniers mois, nous avons très nettement incité nos clients à opter pour des portes à 1 Gbit/s, et ce avec succès. On constate par ailleurs une légère augmentation du nombre de portes à 10 Gbit/s et 100 Gbit/s. Désormais, nous ne proposons plus de portes à 100 Mbit/s. Trois entreprises les utilisent encore et nous continuerons à les supporter", ajoute Haex. Entre-temps, 55% des clients utilisent du 10 Gbit/s. Et d'ici la fin de l'année, Belnet et BNX espèrent franchir le cap des 60%. La nouvelle plateforme qui sera déployée l'an prochain supportera le 400 Gbit/s, un débit nécessaire pour continuer à faire face à l'augmentation du trafic internet, qu'il s'agisse par exemple de grandes plateformes de contenu comme Netflix ou Facebook pour les particuliers, mais aussi les infrastructures cloud telles qu'Akamai et Microsoft pour les entreprises. La plateforme BNIX permet d'assurer une gestion la plus efficace possible de l'ensemble de ces trafics. "La crise du coronavirus s'est traduite par une augmentation inattendue du trafic. Personne n'avait imaginé en 2019 que l'année suivante, on atteindrait des pics de trafic de 600 Gbit/s. Depuis le Covid-19, on constate que le trafic en journée est nettement plus important, alors qu'il a plutôt tendance à baisser en soirée, alors que c'était l'inverse avec la crise, note encore Haex. Notre leitmotiv est d'être le 'belgian heart of the internet'? Et depuis le coronavirus, tel est le cas.". Le nouveau réseau comptera de nombreux commutateurs 1RU susceptibles d'être combinés si nécessaire pour grandir facilement. Chacun de ces commutateurs offre une capacité de 3,2 térabit/s et peut donc garantir des connexions jusqu'à 400 Gbit/s. "Du coup, nous serons nettement mieux préparés qu'aujourd'hui pour faire face à des pics, note StefanGulinck qui dirige l'équipe de transformation BNIX. Nous avons procédé à nos tests avec des commutateurs QFX5120 de Juniper, mais il est certainement possible de mettre en place une architecture hybride avec d'autres fournisseurs." A partir de l'année prochaine, il sera également possible de prévoir des VLAN privés. Cela étant, l'évolution ne portera pas uniquement sur les commutateurs. Ainsi, un nouveau programme de revendeurs sera lancé, de même qu'un portail destiné aux entreprises connectées sur la base d'IXP Manager. Cet outil leur permettra de gérer leurs portes de manière plus facile et d'avoir une vue précise de leurs principaux partenaires de peering. Entre-temps, la date de livraison ne fait que reculer: celle-ci étant initialement prévue en avril, mais "ce sera sans doute en mai, en espérant que ce ne soit pas plus tard, confie Gulinck. Car nous sommes également victimes de retards dans les délais de livraison ainsi que de la pénurie de puces."