Certes, l'informatisation du secteur des soins de santé n'a rien d'une nouveauté puisque les rapports médicaux et factures sont échangés depuis pas mal de temps déjà au format électronique. Pourtant, la capacité de calcul et de stockage limitée des ordinateurs constituait un frein important. Désormais, les plates-formes informatiques sont à ce point sophistiquées, tout en étant plus performantes en termes de traitement et de stockage, qu'il est possible d'assurer un suivi plus rigoureux des soins et d'exploiter au maximum les données cliniques disponibles. " Mais davantage d'informations ne signifie pas forcément un meilleur résultat final, insiste Paul Grabscheid, vice president Strategic Planning chez InterSystems. Les flux de données provenant de sources différentes peuvent être à ce point diversifiés et multiples qu'il devient impossible de séparer le bon grain de l'ivraie, tandis que le cerveau humain a également ses limites. D'où l'idée de développer une application reposant sur l'intelligence artificielle et l'apprentissage machine ...