Le lundi 9 mars 2020, les collaborateurs de Dell Technologies déménageaient vers leurs nouveaux locaux à Wemmel. " Il s'agissait d'un jalon important pour l'entreprise, se souvient Arnaud Bacros. C'était une étape logique dans le processus de fusion entre Dell et EMC. " Et le jeudi 12 mars avait lieu la conférence de presse du conseil national de sécurité qui allait imposer le télétravail obligatoire à partir du 16 mars. " La petite fête que nous avions prévue le lundi a dû être annulée. "
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Le lundi 9 mars 2020, les collaborateurs de Dell Technologies déménageaient vers leurs nouveaux locaux à Wemmel. " Il s'agissait d'un jalon important pour l'entreprise, se souvient Arnaud Bacros. C'était une étape logique dans le processus de fusion entre Dell et EMC. " Et le jeudi 12 mars avait lieu la conférence de presse du conseil national de sécurité qui allait imposer le télétravail obligatoire à partir du 16 mars. " La petite fête que nous avions prévue le lundi a dû être annulée. " " Nous avons basculé directement vers le télétravail, poursuit Arnaud Bacros. Seuls les employés chargés des installations et des livraisons ont pu continuer à travailler sur place. " Reste que pour Dell, le passage au télétravail n'a pas vraiment posé de problème. " Cela faisait déjà 2 ans que nous proposions à nos collaborateurs la possibilité de télétravailler au maximum 2 jours par semaine. Et la moitié de notre personnel belge avait déjà recours à ce programme. " Dell a organisé des plages horaires où les collaborateurs pouvaient - en toute sécurité évidemment - venir au bureau chercher leur grand écran, une chaise de bureau ou de petits accessoires comme un casque ou un clavier. " Le télétravail a procuré un sentiment positif. Au début, nous avons constaté une augmentation sensible de la productivité. Le télétravail semblait offrir une plus grande flexibilité. C'est ainsi que nos collaborateurs en profitaient pour manger le midi à la maison avec leurs enfants. De même, nous avons vu un impact positif sur l'environnement: il y avait nettement moins de voitures sur les routes. " Après le premier confinement, Dell a décidé de permettre à ses employés de revenir progressivement au bureau. " Nous parlions intentionnellement de 'return to site' et non de 'return to work'. Dell voulait ainsi éviter que le terme de 'workplace' ne crée la confusion chez les collaborateurs. Pour Dell, il faut faire une distinction très nette entre 'work' et 'place'. Durant l'été 2020, Dell a autorisé jusqu'à 50 collaborateurs dans les bureaux. Et depuis le début du 2e confinement du 2 novembre dernier, tout le monde travaille à domicile, jusqu'à aujourd'hui. " La productivité moyenne n'a certainement pas baissé, estime Arnaud Bacros. Même si celle-ci varie d'une personne à l'autre. " Pour les employés ayant une petite maison sans jardin et des jeunes enfants qui ne pouvaient pas aller à l'école, il n'était sans doute pas toujours évident de se concentrer. " Ce qui manque surtout, c'est le contact avec les collègues. " Dell a essayé de trouver une alternative en ligne à cette problématique. " C'est ainsi que nous avons organisé la première fête de Noël en ligne. Les collaborateurs ont reçu à domicile tous les ingrédients pour préparer un gâteau, après quoi l'assistance en ligne d'un chef leur a permis de le réaliser - avec les enfants. Nous avons ainsi réussi à apporter une ambiance festive. " Après plus d'un an de travail essentiellement à domicile, se pose la question de savoir comment il faudra évoluer une fois le risque du coronavirus écarté. " Le but n'est pas que tout le monde revienne tous les jours au bureau ", insiste Arnaud Bacros qui se dit néanmoins convaincu qu'il serait judicieux de revenir partiellement au bureau. " Ne serait-ce qu'un jour par semaine. Au bureau, on ressent mieux l'adrénaline. " C'est d'ailleurs ce qui ressort d'une enquête menée par Dell auprès de ses collaborateurs: la plupart indiquent vouloir revenir au bureau de 1 à 2 jours par semaine. " Venir au bureau pour y faire quelque chose que vous pouvez très bien faire à la maison n'a pas vraiment de sens. Je vois plutôt le bureau comme un lieu de brainstorming, de formation et de recyclage, de coaching et d'encadrement. " De nombreuses entreprises se demandent combien de postes de travail elles doivent encore prévoir dans l'ère post-coronavirus. " Mais il faut aller bien au-delà. Nous devons surtout réfléchir à la manière dont nous voulons utiliser nos bureaux. " Personnellement, Arnaud Bacros souhaite revenir au maximum 2 fois par semaine dans les bureaux de Wemmel. " Les files ne me manquent vraiment pas. "