Au printemps dernier, le confinement a fait l'effet d'une bombe. En quelques jours, le télétravail s'est imposé comme une obligation, contraignant de nombreux collaborateurs à utiliser leur PC pour télétravailler. Dans les entreprises n'ayant pas ou que peu d'expérience du télétravail et où le PC de bureau était encore la norme, de nombreux employés ne disposaient pas d'un ordinateur portable 'du bureau'. Or le temps manquait pour acheter et distribuer à grande échelle ce type d'appareils.
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Au printemps dernier, le confinement a fait l'effet d'une bombe. En quelques jours, le télétravail s'est imposé comme une obligation, contraignant de nombreux collaborateurs à utiliser leur PC pour télétravailler. Dans les entreprises n'ayant pas ou que peu d'expérience du télétravail et où le PC de bureau était encore la norme, de nombreux employés ne disposaient pas d'un ordinateur portable 'du bureau'. Or le temps manquait pour acheter et distribuer à grande échelle ce type d'appareils. Du coup, le 'Bring Your Own Device' a connu un regain d'intérêt. Les collaborateurs ont emporté leur PC de bureau à domicile, avec à la clé de nouveaux défis, dont le besoin de connectivité et la sécurité. Or cette évolution a fait le jeu de ThinScale, une société irlandaise spécialisée dans la sécurité et ciblant les télétravailleurs de sociétés d'externalisation et de centres de contacts. Du fait de la crise du Covid-19, l'entreprise a vu son chiffre d'affaires multiplié par cinq entre mars et juin dernier. " Les entreprises se sont rendu compte que le travail à distance s'imposait comme la nouvelle normalité ", résume d'emblée Brendan Kiely, CEO. ThinScale a vu le jour en 2013 en lançant ThinKiosk, un convertisseur PC-client léger pour Windows. " La demande de pouvoir travailler à distance sur un système d'entreprise centralisé a explosé ", indique Brendan Kiely. L'application Secure Remote Worker capitalise sur cette évolution. " Dès qu'elle est activée, l'application bloque le système d'exploitation du PC et offre, via un VPN ou un 'desktop' virtuel, un poste de travail sécurisé avec accès aux sources d'information de l'entreprise. Et dès que Secure Remote Worker est désactivé, l'accès à l'environnement d'entreprise est déconnecté et les applications personnelles sur PC peuvent à nouveau être employées. " " La plupart de nos clients utilisent une solution de type Citrix ou VMware ", ajoute Brendan Kiely. Mais si l'appareil de l'employé n'est pas sécurisé, l'accès aux données d'entreprise est grand ouvert. " Bon nombre de collaborateurs estiment qu'ils peuvent ainsi télétravailler dans un environnement bien sécurisé, enchaîne Andrew McNeile, CCO de ThinScale. Or lorsque le point final n'est pas verrouillé, vous êtes vulnérable. " C'est précisément ce qu'empêche Secure Remote Worker. Comme il s'agit d'une application purement logicielle, l'employé peut utiliser son propre PC et ne doit s'enregistrer que dans un seul environnement de travail. Les entreprises ne doivent donc pas se charger de l'achat et de la distribution de matériel supplémentaire pour les télétravailleurs, d'où des économies de coûts. Secure Remote Worker est disponible depuis avril dernier. Brendan Kiely : " A l'instar de Zoom et Teams notamment, nous avons enregistré durant la crise du Covid-19 une forte augmentation de la demande pour notre produit. " En effet, les entreprises recherchaient une solution permettant de passer rapidement au télétravail sans devoir se soucier des questions liées à la sécurité. " Et lorsqu'il est apparu qu'un vaccin ne serait pas rapidement disponible, la demande a encore augmenté. " Pour l'instant, seuls les appareils sous Windows peuvent exploiter Secure Remote Worker. " Près de 95% de nos clients travaillent sous Windows ", conclut Brendan Kiely.