Ces dernières années, les entreprises de taille moyenne ont migré une partie de leurs charges de travail dans le cloud. Elles procèdent par étape, en commençant par les nouvelles applications SaaS tout en investissant en parallèle dans une infrastructure interne. Telle est l'une des conclusions d'une enquête téléphonique réalisée par le prestataire de services IT Cheops auprès de 43 entreprises de différents secteurs - environ la moitié de sociétés de 25 à 100 personnes et l'autre moitié de sociétés de 101 à 1.000 personnes. Parmi les participants, un tiers environ des charges de travail tourne dans le cloud. Par ailleurs, 3 entreprises sur 4 disposent encore d...

Ces dernières années, les entreprises de taille moyenne ont migré une partie de leurs charges de travail dans le cloud. Elles procèdent par étape, en commençant par les nouvelles applications SaaS tout en investissant en parallèle dans une infrastructure interne. Telle est l'une des conclusions d'une enquête téléphonique réalisée par le prestataire de services IT Cheops auprès de 43 entreprises de différents secteurs - environ la moitié de sociétés de 25 à 100 personnes et l'autre moitié de sociétés de 101 à 1.000 personnes. Parmi les participants, un tiers environ des charges de travail tourne dans le cloud. Par ailleurs, 3 entreprises sur 4 disposent encore de leur propre centre de données. Etonnamment, ce sont les entreprises qui ne sont pas en croissance que préfèrent conserver leurs données davantage sur-site. Ainsi, 90% de ces sociétés sans croissance ne jurent que par leur centre de données interne. Dans les entreprises à forte croissance (plus de 20% ces 5 dernières années), 35% des charges de travail sont désormais dans le cloud. Cheops en conclut qu'il n'existe pas d'évolution linéaire où toutes les entreprises migrent systématiquement l'ensemble de leur IT dans le cloud. Il est plutôt question de mouvement de balancier en fonction de la maturité des entreprises. Pour les entreprises débutantes qui n'ont encore aucune informatique, il se révèle nettement plus facile d'opter d'emblée pour les avantages connus du cloud, comme l'élasticité de l'infrastructure - tant à la hausse qu'à la baisse - et le modèle financier. Tandis que pour les entreprises plus établies, il semble déjà nettement moins évident de basculer directement l'ensemble des charges de travail dans le cloud. Dès lors, pour la plupart des moyennes entreprises, il paraît relativement plus facile de se tourner vers des applications SaaS, sans pour autant toujours choisir pour une infrastructure IT (totalement) dans le cloud. A cet égard, les résultats de l'enquête Cheops sont conformes à ceux de l'enquête cloud de Data News (cf. nos pages précédentes). Pourtant, certaines divergences existent. Ainsi, l'enquête Cheops indique que les moyennes entreprises belges considèrent le cloud surtout comme un moyen d'améliorer l'efficacité ou la satisfaction client, tandis qu'une minorité seulement évoque la possibilité d'offrir de nouveaux services innovants. Pour sa part, l'enquête cloud de Data News montre que 45% des participants y voient la motivation n° 1 de migration dans le cloud. Peut-être le timing de l'enquête peut-il expliquer cette divergence dans les réponses puisque notre enquête a été menée au moment où les entreprises adoptaient massivement le télétravail suite aux mesures de confinement liées au Covid-19. Pour sa part, Cheops considère en tout cas que nombre de moyennes entreprises belges continuent clairement à envisager l'IT et le cloud dans leur cadre existant. Bref, que la plupart optent désormais pour l'efficacité plutôt que la croissance. " A mes yeux, l'enquête montre qu'il existe au sein des moyennes entreprises une marge de manoeuvre importante pour une approche plus stratégique et ambitieuse de l'IT en fonction du métier ", conclut Geert Degezelle, CEO de Cheops. En concrétisant cette ambition, le secteur des moyennes entreprises pourrait positionner l'IT davantage comme un facilitateur du métier.