Comment les start-up belges se comportent-elles, près de deux ans après la pandémie? "Très bien, s'enthousiasme Charlotte Greant, directrice générale de Startups.be en Scale-ups.eu, l'organisation qui chapeaute les entreprises à forte croissance. En 2020, le cap du milliard de financement a été franchi." A quoi il faut ajouter qu'en raison de l'évolution générale du monde, l'écosystème des start-up n'a globalement pas vraiment grandi en Europe, à l'exception de quelques régions, dont la Belgique donc.

"En termes de levées de fonds, nous sommes bien positionnés en Belgique, confirme Greant. On le constate aux montants collectés, mais aussi aux nombre de scale-up qualitatives belges. Dans le cadre d'événements que nous mettons sur pied, comme le Big Score, nous les trouvons toujours plus facilement. On compte désormais de 18 à 20 véritables scale-up belges."

Par ailleurs, la collaboration avec les grandes entreprises s'est améliorée, analyse-t-elle. "Autrefois, l'innovation était l'apanage de quelques créatifs aux idées débridées. Mais désormais, il y a davantage d'intégration et l'innovation retient plus l'attention. De même, on remarque que des entreprises recherchent des start-up susceptibles de les aider à relever certains défis."

Défis et innovation

Tel est notamment le cas pour le 'retention management'. "De grandes entreprises nous contactent fréquemment avec comme ambition de fidéliser leur personnel, poursuit Greant. Nous les présentons ensuite à des start-up qui développent des technologies autour de ces concepts. La guerre des talents est actuellement très violente et est encore accentuée par les évolutions liées au Covid. A présent que tout le monde télétravaille, il faut non seulement prendre en compte le vivier local, mais concurrencer avec le monde entier." Un tel contexte fait également en sorte que la loyauté devient moins tangible. "Si vous travaillez à domicile et que la différence entre telle et telle entreprise se situe dans l'ordinateur dont vous disposez, il devient aisé de changer d'emploi. La fidélisation est également un défi qu'une petite start-up peut relever plus facilement qu'une grande organisation."

Chaque start-up qui réussit voit émerger dans son sillage une vague entreprenariale.

Modèles d'affaires

Cela étant, la collaboration avec de grandes entreprises n'a rien d'une évidence. Dès lors, de nombreuses start-up ne préfèrent-elles pas se tourner vers des capital-risqueurs? "Collaborer avec une grande organisation est très spécifique, car les prises de décision sont plus longues que dans une petite société, explique encore Greant. Il faut par ailleurs s'assurer que l'on peut garder la tête hors de l'eau. Mais si l'on parvient à retarder plus longtemps un investissement, on conserve aussi plus longtemps davantage d'actions." Pour ce qui est des subsides publics, il convient de se montrer prudent, avertit Greant. "Ils peuvent donner un coup de boost à l'innovation, mais il importe d'évoluer vers un modèle d'affaires durable."

Vague

Dans l'ensemble, Greant se montre optimiste pour l'avenir. "Chaque start-up qui réussit voit émerger dans son sillage une vague entreprenariale. Si des personnes quittent Odoo, elles emportent avec elles leur expérience dans d'autres start-up ou créent leur propre société. Si elles peuvent apporter cette expérience dans des entreprises de pointe en Belgique et y rester, c'est fantastique." Comme exemple d'une deuxième génération d'entrepreneurs, Greant évoque Netlog, la start-up de réseau social qui a vu le jour au début des années 2000. "Ils ont été dépassés par Facebook, mais on a vu se développer par la suite une trentaine d'autres entreprises qui ont capitalisé sur l'expérience des personnes qui y ont travaillé."

Comment les start-up belges se comportent-elles, près de deux ans après la pandémie? "Très bien, s'enthousiasme Charlotte Greant, directrice générale de Startups.be en Scale-ups.eu, l'organisation qui chapeaute les entreprises à forte croissance. En 2020, le cap du milliard de financement a été franchi." A quoi il faut ajouter qu'en raison de l'évolution générale du monde, l'écosystème des start-up n'a globalement pas vraiment grandi en Europe, à l'exception de quelques régions, dont la Belgique donc. "En termes de levées de fonds, nous sommes bien positionnés en Belgique, confirme Greant. On le constate aux montants collectés, mais aussi aux nombre de scale-up qualitatives belges. Dans le cadre d'événements que nous mettons sur pied, comme le Big Score, nous les trouvons toujours plus facilement. On compte désormais de 18 à 20 véritables scale-up belges." Par ailleurs, la collaboration avec les grandes entreprises s'est améliorée, analyse-t-elle. "Autrefois, l'innovation était l'apanage de quelques créatifs aux idées débridées. Mais désormais, il y a davantage d'intégration et l'innovation retient plus l'attention. De même, on remarque que des entreprises recherchent des start-up susceptibles de les aider à relever certains défis." Tel est notamment le cas pour le 'retention management'. "De grandes entreprises nous contactent fréquemment avec comme ambition de fidéliser leur personnel, poursuit Greant. Nous les présentons ensuite à des start-up qui développent des technologies autour de ces concepts. La guerre des talents est actuellement très violente et est encore accentuée par les évolutions liées au Covid. A présent que tout le monde télétravaille, il faut non seulement prendre en compte le vivier local, mais concurrencer avec le monde entier." Un tel contexte fait également en sorte que la loyauté devient moins tangible. "Si vous travaillez à domicile et que la différence entre telle et telle entreprise se situe dans l'ordinateur dont vous disposez, il devient aisé de changer d'emploi. La fidélisation est également un défi qu'une petite start-up peut relever plus facilement qu'une grande organisation." Cela étant, la collaboration avec de grandes entreprises n'a rien d'une évidence. Dès lors, de nombreuses start-up ne préfèrent-elles pas se tourner vers des capital-risqueurs? "Collaborer avec une grande organisation est très spécifique, car les prises de décision sont plus longues que dans une petite société, explique encore Greant. Il faut par ailleurs s'assurer que l'on peut garder la tête hors de l'eau. Mais si l'on parvient à retarder plus longtemps un investissement, on conserve aussi plus longtemps davantage d'actions." Pour ce qui est des subsides publics, il convient de se montrer prudent, avertit Greant. "Ils peuvent donner un coup de boost à l'innovation, mais il importe d'évoluer vers un modèle d'affaires durable." Dans l'ensemble, Greant se montre optimiste pour l'avenir. "Chaque start-up qui réussit voit émerger dans son sillage une vague entreprenariale. Si des personnes quittent Odoo, elles emportent avec elles leur expérience dans d'autres start-up ou créent leur propre société. Si elles peuvent apporter cette expérience dans des entreprises de pointe en Belgique et y rester, c'est fantastique." Comme exemple d'une deuxième génération d'entrepreneurs, Greant évoque Netlog, la start-up de réseau social qui a vu le jour au début des années 2000. "Ils ont été dépassés par Facebook, mais on a vu se développer par la suite une trentaine d'autres entreprises qui ont capitalisé sur l'expérience des personnes qui y ont travaillé."