L'Union européenne vient d'adopter une motion en matière de cyber-défense visant à permettre à l'Europe de mieux protéger contre les attaques d'Etats nations. Cette motion contient un passage précisant que les programmes et appareils potentiellement dangereux doivent être exclus s'il est prouvé qu'ils sont 'malveillants'. En l'occurrence, Kaspersky Lab a été nommément citée. L'entreprise russe est visée depuis un certain temps déjà aux Etats-Unis notamment, étant donné que l'entreprise et son CEO sont installés en Russie. Or cette position semble faire tâche d'huile en Europe. Bémol important dans cette affaire : à ce jour, aucune preuve n'a été apportée que Kaspersky Lab ferait de l'espionnage et du sabotage au nom de la Russie. Son CEO, Eugene Kaspersky, a en tout cas réagi en cessant une collaboration vieille de 20 ans avec Europol.