Meat&More est la maison-mère des magasins d'alimentation Bon'Ap et des boucheries de Buurtslagers, intégrées aux grandes surfaces des chaînes de supermarchés Smatch, Delhaize, Carrefour et Lidl. Meat&More a opté pour une intégration verticale. Au départ de l'abattoir, la viande est transportée directement au siège central d'Aalter où se fait une partie de la production proprement dite, comme la découpe de la viande et la préparation des repas, et où se trouve le centre de distribution. Par la suite, les points de vente se chargent du traitement ultérieur des produits. "La consommation de viande est en baisse, constate Tom Vandenberghe, IT-manager chez Meat&More, ce qui constitue un défi supplémentaire si l'on veut continuer à croître sur un march...

Meat&More est la maison-mère des magasins d'alimentation Bon'Ap et des boucheries de Buurtslagers, intégrées aux grandes surfaces des chaînes de supermarchés Smatch, Delhaize, Carrefour et Lidl. Meat&More a opté pour une intégration verticale. Au départ de l'abattoir, la viande est transportée directement au siège central d'Aalter où se fait une partie de la production proprement dite, comme la découpe de la viande et la préparation des repas, et où se trouve le centre de distribution. Par la suite, les points de vente se chargent du traitement ultérieur des produits. "La consommation de viande est en baisse, constate Tom Vandenberghe, IT-manager chez Meat&More, ce qui constitue un défi supplémentaire si l'on veut continuer à croître sur un marché en repli." "Autrefois, l'IT jouait un rôle de majordome", poursuit-il. Un bon majordome doit être discret et intervenir en coulisses, et n'entrer en action que si le maître de maison - le métier - le sollicite. "Ces temps sont révolus. Aujourd'hui, l'IT est un partenaire du métier qui participe à la réflexion sur l'activité et se focalise sur les résultats de l'entreprise." Chez Meat&More, l'IT vise à l'autonomie du métier en proposant des solutions susceptibles d'accélérer les opérations. C'est ainsi que l'intelligence artificielle s'est invitée dans l'organisation. "Nous considérons l'IA comme une solution permettant à un système de prendre lui-même des décisions, en particulier pour accélérer la mise à disposition et améliorer l'exploitation des données." Un premier projet d'IA a été lancé par Meat&More au printemps 2019 dans le but de mettre au point une solution de 'data-driven demand forecasting'. Concrètement, il s'agissait de collecter un maximum de données provenant de sources externes, comme les prévisions météo, et générées par des sources internes, sur l'assortiment et les ventes, les actions promotionnelles, les jours de fermeture et fériés, etc. Dans ce projet, Meat&More a également rassemblé des données historiques provenant de ses prospectus promotionnels. Via la technique d'IA de 'random forest regression', Meat&More est parvenue avec la société de consultance Element 61 à mettre au point un modèle prévisionnel pour différents produits et points de vente. Le projet pilote consistait à travailler sur la base de données de vente historiques, de prévisions météo et d'articles du prospectus promotionnel pour établir quotidiennement une prévision précise de la demande. Avec comme ambition de gagner au moins une demi-heure par magasin et par jour au niveau des commandes manuelles. En parallèle, le projet devait améliorer l'efficacité: moins de ventes perdues par manque de stock et de 10 à 15% de pertes en moins en raison de stocks invendus. Le pilote s'est révélé positif, mais en raison notamment de la crise du coronavirus, aucune suite n'y a provisoirement été donnée en 2020. Une autre déclinaison de l'IA a été déployée dans la sécurisation du réseau et des appareils. "Nous sommes passés en 5 ans de 850 à près de 1.400 collaborateurs et nous continuons à grandir", note Tom Vandenberghe. Grâce à l'application d'IA Darktrace, Meat&More dispose d'une solution auto-apprenante de contrôle du réseau. SentinelOne analyse pour sa part le comportement des points finaux et y applique - également sur base de l'IA - certaines mesures, comme la mise en quarantaine d'un appareil ou l'effacement d'une version non sécurisée d'un logiciel. "Pour nous, l'IA ne constitue pas le Graal, conclut Tom Vandenberghe. Sur le plan de la sécurité, la technologie offre une plus-value importante, mais ne résout pas tout. C'est pourquoi nous continuons par exemple à miser sur la sensibilisation et la prévention. Cela dit, l'IA aide l'IT à continuer à viser l'excellence opérationnelle."