" Des communes sans maison communale. " C'est ainsi que Jan Smedts, chef de cabinet adjoint ICT du ministre-président flamand Jan Jambon, synthétise la mission de Digitaal Vlaanderen. Il insiste sur l'importance du déploiement de plateformes numériques publiques autour du citoyen pour lui permettre d'accéder plus facilement à l'ensemble de ses données et de pouvoir utiliser des guichets numériques de manière aisée et conviviale. Et de citer l'exemple de la plateforme publique en ligne 'Mijn Burgerprofiel' où le citoyen peut retrouver en un point central l'ensemble de ses dossiers liés à une administration publique. La plateforme regroupe toutes les données officielles et administratives, et est disponible en permanence. Quelque 200 villes et communes sont déjà connectés sur la plateforme.
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" Des communes sans maison communale. " C'est ainsi que Jan Smedts, chef de cabinet adjoint ICT du ministre-président flamand Jan Jambon, synthétise la mission de Digitaal Vlaanderen. Il insiste sur l'importance du déploiement de plateformes numériques publiques autour du citoyen pour lui permettre d'accéder plus facilement à l'ensemble de ses données et de pouvoir utiliser des guichets numériques de manière aisée et conviviale. Et de citer l'exemple de la plateforme publique en ligne 'Mijn Burgerprofiel' où le citoyen peut retrouver en un point central l'ensemble de ses dossiers liés à une administration publique. La plateforme regroupe toutes les données officielles et administratives, et est disponible en permanence. Quelque 200 villes et communes sont déjà connectés sur la plateforme. Cela fait un certain temps déjà que Mijn Burgerprofiel est le site sur lequel le citoyen peut gérer et suivre ses dossiers administratifs. Mais ce n'est que durant la crise du coronavirus qu'un nombre croissant de citoyens s'est connecté pour la première fois - volontairement ou non - sur la plateforme, notamment pour l'enregistrement de rendez-vous de vaccination et le téléchargement de l'attestation CST. " Il existe également une appli mobile qui permet d'avoir littéralement tout à portée de main, et ce en toute sécurité ", poursuit Jan Smedts. A noter que le lancement officiel de l'appli a au lieu le 11 juillet, soit le jour de la fête de la Communauté flamande. Tout comme sa version 'classique', l'appli de Mijn Burgerprofiel consolidera différentes fonctions de guichet et assurera la mise à jour des documents. De plus, elle sera associée aux services numériques des administrations locales. " Ce sont celles-ci qui sont le plus proche du citoyen. Cette appli permettra en outre de renforcer encore le rôle des administrations locales comme premier point de contact ", indique Barbara Van Den Haute, administratrice générale de Digitaal Vlaanderen. Pour intensifier encore le lien entre les citoyens, les administrations et l'appli, Digitaal Vlaanderen offre différentes fonctionnalités. " Au-delà du cadre de base, chaque administration locale pourra fixer ses propres priorités dans la manière de bâtir l'appli ", dixit encore Van Den Haute. C'est ainsi que le citoyen pourra notamment consulter dans l'appli des nouvelles, des messages, un calendrier d'activités et des informations sur les perturbations de proximité, mais uniquement pour sa ville ou sa commune. " Chaque citoyen pourra télécharger une version personnalisée de l'appli dans l'appstore. " Qui dit transformation numérique, dit évidemment aussi données. Fin de l'année dernière, le gouvernement flamand a décidé de mettre en place une Vlaams Datanutsbedrijf dans le sillage de Digitaal Vlaanderen. Celle-ci vise à mieux sécuriser les données des citoyens et à fluidifier davantage la circulation des données entre les différentes administrations, ce qui doit apporter une valeur ajoutée tant à la société qu'à l'économie. Cette société d'utilité publique devrait voir le jour plus tard dans l'année. Dans cette optique, Digitaal Vlaanderen a annoncé en avril dernier un partenariat avec Doccle. " Il s'agit là d'une étape importante ", fait remarquer Jan Smedts. En effet, cet accord stratégique doit permettre aux citoyens et aux entreprises d'avoir un contrôle plus strict sur leurs données personnelles et professionnelles. Dans les prochains mois, chaque citoyen recevra un coffre-fort personnel de données où seront gérées les données publiques ainsi que les données émanant d'organisations affiliées à Doccle. La décision de créer une société d'utilité publique de données représente un nouveau jalon sur la voie d'une stratégie de données mise en place depuis un certain temps déjà. C'est ainsi qu'en collaboration avec la Vlaamse ICT Organisatie (V-ICT-OR), le projet OSLO a vu le jour voici 10 ans: Open Standaarden voor Linkende Organisaties. OSLO propose des standards de données aux administrations locales. " OSLO était une étape indispensable pour la création d'un cadre de référence inter-administrations, explique Eddy Van der Stock, président de V-ICT-OR. Les standards OSLO continueront dès lors à jouer un rôle fondamental dans le développement des futures plateformes numériques publiques. Ils garantissent un échange fluide de données entre les différents niveaux administratifs. " Le nombre de projets auxquels Digitaal Vlaanderen apporte son encadrement et son soutien aux administrations locales ne fait que croître de manière exponentielle. En effet, un nombre croissant d'administrations locales entend capitaliser sur un service 'low touch', entendez un service qui exige le moins d'effort de la part du citoyen, outre une sécurité numérique accrue et de nouvelles applications, de même que des méthodes de travail orientées données, etc. Dans ces domaines également, V-ICT-OR a un rôle à jouer dans la traduction des besoins des administrations locales vers le marché et en rendant ces solutions de marché plus accessibles. Dans l'optique d'un renforcement de la cybersécurité des administrations locales, Digitaal Vlaanderen entend jouer un rôle de premier plan dans les prochaines années. Dans le cadre du projet Cyberveilige Gemeenten, l'association flamande des villes et communes VVSG s'est associée à Digitaal Vlaanderen pour préparer les administrations locales face aux menaces réelles de la cybercriminalité. Le projet a vu le jour en 2020, lorsque quelques communes flamandes ont été victimes en peu de temps d'une cyberattaque. Dès lors, cette faille de sécurité a provoqué une prise de conscience. Enfin, a-t-on entendu, sachant que si la Flandre dispose de connaissances et de savoir-faire dans ce domaine, la cybersécurité ne constituait pas vraiment une priorité majeure. D'autant que ces cyberattaques ont induit un sentiment de honte auprès des administrations touchées, avec pour conséquence un sous-rapportage des faits. Aujourd'hui, Digitaal Vlaanderen et la VVSG ont induit un changement de mentalité en profondeur. Pour renforcer la résilience des administrations locales, le programme Cyberveilige Gemeenten prend plusieurs dimensions. Et tout d'abord, le cofinancement de l'exécution d'audits de sécurité ICT dans toutes les administrations locales flamandes. En outre, ces administrations locales se voient offrir une boîte à outils numérique sur-mesure en matière de cybersécurité. La VVSG injecte dans ce projet le savoir-faire sectoriel des organismes de connaissance flamands. C'est ainsi que dans le trajet Ethisch Hacken, les villes et communes peuvent ouvrir sans frais leur environnement IT à des pirates éthiques de la haute école Howest. De l'ordre de 100 villes et communes ont été soumis à un tel piratage éthique.