En septembre prochain, cela fera un an que Michael Verveckken a repris le flambeau des mains d'Yves de Beauregard pour se concentrer sur la poursuite du déploiement de la stratégie numérique de Fujitsu en Europe. Sa nomination démontre que la filiale belge est bel et bien sur le radar de la multinationale japonaise. " Notre pays occupe une position stratégique et fait office de pont entre les pays scandinaves et les pays du Sud ", précise Verveckken.
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En septembre prochain, cela fera un an que Michael Verveckken a repris le flambeau des mains d'Yves de Beauregard pour se concentrer sur la poursuite du déploiement de la stratégie numérique de Fujitsu en Europe. Sa nomination démontre que la filiale belge est bel et bien sur le radar de la multinationale japonaise. " Notre pays occupe une position stratégique et fait office de pont entre les pays scandinaves et les pays du Sud ", précise Verveckken. Pourtant, Fujitsu a reculé dans la dernière enquête de satisfaction de Whitelane. " Nous devons pouvoir miser davantage sur l'innovation qui constitue notre point faible majeur. Pour ce faire, nous essayons de mieux aligner l'approche locale sur la stratégie globale. Mais nous avons également perdu des points dans la transition cloud mise en place. Fujitsu a désormais franchi le pas et opte pour une politique 'cloud first' basée sur Microsoft Azure et Amazon Web Services en abandonnant notre propre cloud ", résume Verveckken. " Le cloud public est incontestablement l'avenir, prétend Vervekken. Microsoft et Amazon ont bâti un vaste écosystème qu'elles continuent d'ailleurs à étendre. Cela ouvre des perspectives insoupçonnées en termes de flexibilité, de développement, d'agilité et de sécurité. " Cela dit, il insiste sur le risque de verrouillage. " Nous sommes tous passés du mainframe - IBM, Fujitsu, Tandem, etc. - vers des systèmes ouverts. La concurrence a joué, ce qui mis en avant trois acteurs : Microsoft, Amazon et Google, outre éventuellement un quatrième qui peut les rejoindre. " Selon Verveckken, le risque de 'lock-in' se situe surtout au niveau applicatif. " Si vous voulez après coup retirer une application du cloud, il faut souvent la réécrire complètement, d'où un coût non négligeable. Et si vous voulez être totalement agnostique en matière de cloud [permettre à des applications et charges de travail de migrer en toute transparence entre le cloud et l'infrastructure sur-site sans risques opérationnels, NDLR], cela a aussi un coût. Ce que confirme d'ailleurs Gartner : le 'cloud native' [une architecture adaptée à un seul environnement cloud, NDLR] est facilement 30% moins cher, voire davantage ", fait remarquer Verveckken. La motivation principale de la migration dans le cloud ne réside plus dans les économies de coûts, estime encore Verveckken. " Le point de départ de la discussion est en général l'applicatif, le cloud devenant pratiquement une commodité. Les applis s'installent sur la plateforme la mieux adaptée à vos besoins. On assiste sur le marché à un véritable changement de culture et de mentalité où le cloud s'impose pratiquement comme une évidence. Certainement au niveau du marché milieu de gamme en Belgique où il existe effectivement de très bonnes raisons d'opter pour le cloud public, même si ce choix n'est pas toujours synonyme d'économies de coûts. Les freins principaux d'autrefois - la vie privée et la conformité - disparaissent aussi progressivement. Microsoft et Amazon ont fourni des efforts majeurs à ce niveau et ont largement permis d'apaiser les esprits. C'est important car l'entreprise qui choisit le cloud fait de l'externalisation, d'où forcément une perte de contrôle. "