Voici un peu plus d'un an, l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) et son entité NATO Communications and Information (NCI) Agency signait avec plusieurs acteurs un contrat-cadre pour la fourniture d'équipements dans le cadre de son projet IT Modernization (ITM). Ce contrat d'une valeur de 200 millions ? portait sur une durée de 5 ans (sans compter l'investissement en 'end-user computing').
...

Voici un peu plus d'un an, l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) et son entité NATO Communications and Information (NCI) Agency signait avec plusieurs acteurs un contrat-cadre pour la fourniture d'équipements dans le cadre de son projet IT Modernization (ITM). Ce contrat d'une valeur de 200 millions ? portait sur une durée de 5 ans (sans compter l'investissement en 'end-user computing'). " En 2011, il fut décidé de moderniser l'infrastructure technologique de l'OTAN afin de gagner la bataille des données. Cette modernisation entendait répondre à 5 grands défis : la simplicité d'utilisation, l'automatisation, la disponibilité, l'utilisabilité et le TCO ou Total Cost of Ownership ", précise d'emblée Gregory B. Edwards, director Service Operations de NATO NCI Agency (qui fait office de prestataire de services IT interne dont la mission est de relier les forces armées de l'alliance et ses Etats membres). Concrètement, il s'agissait de permettre aux entités de l'OTAN de se procurer différents outils, technologies et ressources tant pour ses sites administratifs que sur divers lieux d'intervention de ses forces armées. Précisons que cette modernisation concerne non seulement l'infrastructure informatique, mais aussi des aspects tels que la sécurité et les réseaux (tant terrestres que satellites) ainsi que les 'command and control systems', de même que la formation des utilisateurs à ces nouvelles technologies ainsi qu'aux nouveaux processus de travail. Plutôt qu'un contrat de fourniture classique lié à un appel d'offres, l'OTAN a choisi pour ce contrat (le plus important en valeur de ces dernières années) de s'appuyer sur plusieurs fournisseurs et de travailler dans le cadre d'un véritable partenariat à long terme. " Nous avons en effet besoin d'un support en continu tant au niveau des personnes, en termes de compétences et d'organisation, que des processus grâce à ITIL et au concept 'as-a-Service', ou encore de la technologie pour améliorer notre efficacité, ajoute Gregory B. Edwards. Jusqu'ici, nous avons acheté beaucoup de technologies que nous n'utilisions pas toujours pleinement. Désormais, nous voulons créer un environnement numérique en étroite collaboration avec nos partenaires. L'objectif est de fournir à nos clients le meilleur environnement de travail possible. " Et comme l'OTAN, c'est 29 pays, " nous voulions associer les industries de ces différents pays dans le cadre d'un vaste écosystème. En outre, il s'agit là d'une approche permettant de réduire les risques. " De même, plutôt qu'un appel d'offres, l'OTAN a préféré dialoguer avec les fournisseurs potentiels pour affiner sa demande en fonction des solutions disponibles sur le marché. " Dell Technologies a aidé l'OTAN durant tout le processus de réflexion, ce qui a impliqué un investissement considérable, ajoute Pascale Van Damme, vice president and general manager de Dell EMC Belux et Head of Nato Business. Car l'OTAN souhaitait des partenaires qui puissent la supporter tant dans la conception que l'installation, le testing et l'utilisation des nouveaux systèmes, outre notamment la formation des utilisateurs. Dell Technologies s'est engagée dans une relation de confiance à long terme, ce qui a impliqué de nombreuses rencontres pour bien comprendre les besoins de l'OTAN, mais aussi expliquer ce qui était technologiquement possible. En outre, il fallait s'accorder avec les différents partenaires du projet, ce qui a représenté un investissement considérable de notre part. Car tous les niveaux de l'organisation ont été impliqués, jusqu'à même Michael Dell en personne. Je dois ajouter que l'OTAN traite ses partenaires de manière très correcte et ouverte. " " Pour l'OTAN également, il s'agissait d'une nouvelle approche où le fournisseur devient un véritable partenaire, enchaîne Gregory B. Edwards. Car au départ, nos exigences étaient assez génériques et globales. Puis, au fur et à mesure des discussions, nous avons pu affiner nos besoins en fonction de l'avancement du projet. Par ailleurs, nous avons challengé Dell Technologies au niveau de la logistique notamment afin de s'assurer de l'origine des équipements qui seraient installés dans le cadre d'une chaîne d'approvisionnement sécurisée. " Dans le cadre de ce " contrat de services par vagues ", pour reprendre l'expression de Gregory B. Edwards, un premier projet a concerné la création de deux datacenters, l'un à Mons (sur le site du Shape) et à Lago Patria en Italie, de même que la modernisation de plusieurs autres sites. Par la suite, il s'agira d'intégrer le quartier-général de l'OTAN à Bruxelles comme 3e datacenter et de poursuivre l'amélioration de l'interconnexion des réseaux à haut débit en Europe et le déploiement de SOC (system operations centers). " Une vingtaine de sites seront ensuite connectés au réseau ", ajoute le patron de l'informatique de l'OTAN avec à terme 44 sites intégrés au sein du réseau. Parallèlement, des équipements pour utilisateurs finaux seront installés, qu'il s'agisse d'ordinateurs (clients légers, tablettes, laptops), d'écrans ou de téléphones mobiles. " Dell Technologies a l'avantage de pouvoir proposer l'ensemble des solutions et services technologiques, ce qui permet au client de faire le meilleur choix ", ajoute Pascale Van Damme qui s'est impliquée personnellement dans le projet. " J'avais confiance dans ce partenariat et la volonté d'investir. " " Il s'agira à terme de tirer le meilleur profit de la technologie ainsi que de former nos équipes dans cette optique, tout en regardant déjà nos besoins futurs ", fait encore remarquer Gregory B. Edwards. De même, l'intelligence artificielle et l'apprentissage machine seront davantage encore déployés, comme c'est déjà le cas au niveau de la cyberdéfense. " Nous nous intéresserons également aux big data, car si nous avons énormément de données, nous ne les exploitons pas encore au maximum ", conclut-il.