Pas de réunion en virtuel, mais un séminaire physique, en présentiel: voilà ce que proposaient SAS, Microsoft et Laco. Certes, ils ont dû revoir leurs plans à plusieurs reprises en raison du coronavirus, mais fin mars, ils y sont parvenus. " Un changement de paradigme est clairement en cours, lance d'emblée Didier Ongena, directeur général de Microsoft Belux. Les entreprises passent d'une approche orientée processus à une approche orientée données. Dans le même temps, elles recourent de manière toujours plus intensive à la technologie. "
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Pas de réunion en virtuel, mais un séminaire physique, en présentiel: voilà ce que proposaient SAS, Microsoft et Laco. Certes, ils ont dû revoir leurs plans à plusieurs reprises en raison du coronavirus, mais fin mars, ils y sont parvenus. " Un changement de paradigme est clairement en cours, lance d'emblée Didier Ongena, directeur général de Microsoft Belux. Les entreprises passent d'une approche orientée processus à une approche orientée données. Dans le même temps, elles recourent de manière toujours plus intensive à la technologie. " Reste que le recours à la technologie induit également certains défis. A ce niveau, l'analyse de données peut précisément faire la différence. " Nous estimons qu'il est de notre mission d'aider les entreprises à prendre les meilleures décisions, ajoute Remco den Heijer, depuis le début de cette année directeur général de SAS pour le Benelux. Et d'expliquer qu'il a reçu de sa banque un SMS concernant une transaction de quelques milliers de dollars canadiens. Après quoi il a appelé la société de cartes de crédit qui a annulé directement le paiement. " Quelqu'un essayait d'acheter des armes au Canada avec mes données de carte de crédit, explique-t-il. L'opérateur de cartes de crédit est intervenu, mais il s'agissait en fait tout simplement d'une lutte contre les symptômes. " Sur la base d'une analyse de données, l'entreprise avait déjà pu remarquer qu'un achat au Canada - et surtout d'armes - ne s'inscrivait pas dans le profil client de den Heijers. En fait, l'opérateur de cartes de crédit aurait déjà dû signaler l'activité suspecte en temps réel, après quoi la transaction n'aurait jamais dû avoir lieu. " Cet exemple montre le potentiel que recèle l'analyse de données en temps réel ", ajoute encore Remco den Heijer. A l'avenir d'ailleurs, une telle approche devrait encore s'intensifier dans le cadre d'une collaboration étroite entre des entreprises comme SAS, éditeur de logiciels d'analytique de données, Microsoft, fournisseur de plateformes cloud sur lesquelles tournent ce logiciel, et Laco, le partenaire local qui accompagne les entreprises dans leurs déploiements SAS. Dans le même temps, la mise en place d'une stratégie de données est un travail de longue haleine. " Il faut planifier un tel projet sur le long terme et y associer une feuille de route, estime Samuel De Klerck, 'practice lead' chez Laco. Il s'agit d'un processus itératif visant une création de valeur incrémentale sur la base d'un investissement bien équilibré. " Tel est d'ailleurs clairement l'un des grands avantages du cloud: ne pas devoir nécessiter comme par le passé un investissement de départ important en logiciels et en infrastructure. " C'est précisément cet élément qui se révèle aujourd'hui très important, ajoute Samuel De Klerck. Car l'environnement dans lequel l'entreprise opère désormais peut évoluer très rapidement. " Pour donner un exemple très actuel: une entreprise qui estimait autrefois qu'il n'était pas vraiment utile d'analyser et d'optimiser sa consommation énergétique voit sans doute maintenant les choses sous un angle totalement différent. C'est cette dimension - le basculement rapide dans le cloud - que SAS privilégie désormais avec son produit SAS Viya que l'éditeur positionne expressément comme une solution 'cloud-native' pour l'IA, l'analytique et la gestion de données - notamment sur Microsoft Azure. En Belgique, Fédérale Assurance est l'un des premiers adopteurs - sinon le tout premier - à avoir déployé SAS Viya sur Azure en partenariat avec Laco. " Nous avons considéré ce projet comme une manière de changer à la fois notre entreprise et notre culture d'entreprise, confie Ariane Berckmoes, CTO. Un assureur gère des risques et le fait sur la base d'informations. Plus nous aurons de données, mieux nous pourrons évaluer les risques et mieux nous pourrons faire notre travail d'assureur. " Lors d'une migration vers le cloud, ce n'est pas tant le volet technologique qui se révèle la partie la plus complexe, mais bien l'aspect des personnes et des processus. " L'objectif final du projet est de rapprocher le métier et l'IT, poursuit Ariane Berckmoes. Avec les données comme élément que partagent les deux. " Le focus de l'IT a porté en l'occurrence sur la conception de la solution et l'intégration des personnes, et non pas sur l'ingénierie système ou l'admin. " Nous sommes un assureur, pas une société IT. C'est pourquoi nous abordons l'IT non pas du point de vue de l'intégration de systèmes, mais de l'intégration de personnes. " Le fait que l'IT mène le projet - et non pas le métier - n'était pas un problème aux yeux d'A- riane Berckmoes. " Même si le métier aurait pu être partie prenante à un stade un peu plus précoce. " N'aurait-il pas été préférable que le métier prenne les commandes dès le départ? " Pas davantage, car le projet aurait sans doute alors pris plus de temps. Il importe de trouver le bon équilibre et certes, d'oser parfois prendre des risques. " La clé du succès consiste à veiller à ce que le métier et l'IT ne se rejettent pas la balle. " Pour ce faire, il faut une communication ouverte et ne pas faire de promesses qui seront impossibles à tenir. " Cette communication ouverte a également été le fil rouge de Roberto Martínez en clôture de ce séminaire. En effet, qu'il s'agisse de business ou de football, les gens attendent la clarté. " Ne partez jamais du principe 'ils finiront bien par le savoir', explique l'entraîneur fédéral. Veillez à instiller une culture qui met le succès de l'individu sur le même pied que le succès de l'équipe. Et continuer à travailler à l'amélioration. Il faut toujours essayer de faire un peu mieux. " A cet égard, les données constituent une base solide, également en football. " Peut-être un joueur a-t-il le sentiment après le match d'avoir bien joué, alors que les chiffres montrent qu'il a moins couru que ce l'on attendait de lui ou qu'il a fait trop peu de bonnes passes. " Les données permettent également à l'entraîneur fédéral de communiquer de manière plus claire. " Les données ne laissent aucune place à l'interprétation. " Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il prédigère tout, pas plus qu'il ne dirige son équipe de manière autoritaire. " J'estime qu'il s'agit là d'une forme de faiblesse de l'autorité ", confie-t-il. C'est d'ailleurs le moment où les cadres présents dans la salle dressent l'oreille. " Je n'aime d'ailleurs pas le terme de 'leader'. Je me considère plutôt comme un 'décideur'. J'apprécie de diriger en partageant une ambition. Celui qui dans l'équipe parvient à réaliser son ambition personnelle contribue ainsi également au succès de l'équipe. En tant que leader, il faut veiller sur ses équipes. S'ils le savent, ils vous écouteront. Ce n'est qu'alors que vous êtes un vrai leader: lorsque les gens vous écoutent dans les moments difficiles. " Et si votre message est cohérent - parce qu'il repose sur l'analyse de données -, vous arriverez à vos fins...