Workspace avait été présenté l'an dernier comme un portail sur lequel se greffent différentes applis. Et cette année, le produit s'enrichit. C'est ainsi que Workspace intègre désormais plusieurs fournisseurs en gestion d'identité et d'accès (IAM) dont Okta, GoogleID, Ping et Radius. Mais la nouveauté principale se situe au niveau de l'IA et des micro-applis.
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Workspace avait été présenté l'an dernier comme un portail sur lequel se greffent différentes applis. Et cette année, le produit s'enrichit. C'est ainsi que Workspace intègre désormais plusieurs fournisseurs en gestion d'identité et d'accès (IAM) dont Okta, GoogleID, Ping et Radius. Mais la nouveauté principale se situe au niveau de l'IA et des micro-applis. Ces micro-applis sont des connexions dans Workspace vers des applications existantes et qui permettent certaines fonctionnalités clés dans l'appli de Citrix. Exemple cité par Citrix elle-même : une appli destinée à introduire les demandes de congés. La plupart des collaborateurs n'utilisent qu'une fraction des fonctions, de sorte qu'il est idéal de la connecter. Comment cela se passe-t-il en pratique ? Via différentes voies. Citrix promet de supporter toute une série d'applis populaires et dans la plupart des cas, l'utilisateur peut réaliser une telle micro-appli dans un environnement 'no-code' sans connaissances techniques préalables : il suffit d'indiquer ou de faire glisser ce que l'on souhaite. Pour des applis moins populaires et développées en interne, la solution réside dans l'API de l'appli de départ. " Nous proposons un connecteur de données et un connecteur web assez génériques dans l'API et s'il s'agit d'une appli avec une certaine logique métier, il est possible de la connecter et de la moderniser, explique PJ Hough, 'chief product officer' à Data News. L'objectif n'est pas de connecter l'appli complète, mais bien les principales fonctionnalités. " Hough prévoit certaines difficultés au départ, mais estime que les choses s'arrangeront à terme. " Pour la toute première intégration entre votre système d'entreprise et Citrix, il faudra certes faire appel à un véritable développeur. Mais une fois le connecteur en place, il sera possible de construire très facilement des 'feeds'. " Cette fonction devrait apparaître d'ici l'automne. " Nous discutons à cet égard avec différents groupes d'utilisateurs ainsi que des partenaires existants et nouveaux. De même qu'avec des intégrateurs de systèmes qui entrevoient des perspectives dans le développement de telles micro-applis. Cela pourrait donner un bel écosystème. " Le deuxième volet concerne l'apport de l'IA qui doit permettre d'apprendre le flux de données et d'analyser les 'feeds' personnels dans Workspace pour automatiser une partie du travail. Citrix cite ici l'exemple des notes de frais : celui qui est chargé d'approuver des notes de frais inférieures par exemple à 500 ? se verra demander d'approuver automatiquement ces notes à l'avenir. Par ailleurs, au niveau des recherches, l'IA doit fonctionner de manière contextuelle dans Workspace, par exemple si vous demandez 'combien de jours de congé ai-je encore ? ' Même si Citrix ambitionne de faire de l'IA un véritable assistant qui comprendra des concepts comme 'déplacez mon rendez-vous du mardi 14 h au jeudi 16 h'. " Nous sommes sur la voie d'une infrastructure 'bot' totalement gérée par l'IA ", estime PJ Hough. Pour intégrer cette intelligence, Citrix s'appuie sur l'énorme volume de données dont elle dispose, notamment via ses clients existants. Tout en précisant qu'il ne s'agit pas de données personnelles. " Notre analytique est conforme au RGPD. Nous ne partageons donc pas de données entre clients et ces données sont anonymisées. Nous identifions des comportements et nous analysons des flux, mais nous ne regardons pas un comportement individuel spécifique. " La Belgique compte déjà quelques clients qui utilisent la version de Workspace lancée l'an dernier, même s'il ne s'agit en général que de certains composants. Xylos, partenaire platinum de Citrix, estime que cette tendance au travail virtuel devrait se renforcer à l'avenir. " La demande en mobilité est importante. C'est une plaie de se rendre d'Anvers à Bruxelles, ce qui incite les entreprises à privilégier le travail mobile et à déployer autrement le poste de travail, explique Kurt Callens, 'competence center lead' chez Xylos. Surtout dans le cas d'un 'stack' d'applications s'appuyant sur un dorsal puisant ou d'environnements où un VPN augmente la latence. Dans de tels cas, nous utilisons Citrix Endpoint Management, parfois en combinaison avec Intune. Autrefois, on travaillait surtout sur site, mais aujourd'hui, on évolue vers un environnement cloud hybride. " Au niveau de Workspace, Callens s'intéresse surtout à des cas d'utilisation potentiels. " Vous pouvez intégrer vos applis locales et faire un mix entre applis fonctionnant en local et dans votre centre de données. Supposons que vous ayez une application gourmande en ressources que vous pouvez télécharger en local et faire tourner sur un point final : vous en retirerez de nombreux avantages. " Quant à savoir si le développement de micro-applis peut générer de nouveaux revenus, Callens estime qu'il est prématuré de se prononcer. " Il peut certainement s'agir d'une piste pour nous, mais il faudra encore voir. Dans certains cas, il s'agit presque d'un 'drag & drop' où notre rôle est alors limité. Mais s'il faut connecter des API, nos développeurs peuvent intervenir. "