Le FOMO est un syndrome redoutable. Cette Fear of Missing Out ou 'peur de rater quelque chose' est une crainte fréquente chez les investisseurs qui, faute de mieux, entendent prendre un train en marche. Car si tout le monde monte dans le train, il faut bien que j'y sois également, raisonnent-ils. Le FOMO transcende les dollars scintillants de la voûte étoilée en masquant les étoiles moins brillantes. Le FOMO vous incite à participer contre-nature à une fête en vogue: inimaginable d'être absent de la soirée de votre vie.

Le FOMO est un mécanisme largement exploité par les géants technologiques pour séduire les consommateurs et les entreprises. Dans un premier temps, la technologie est dévoilée. Ensuite, des attentes (parfois irréalistes) sont suscitées, avec l'aide de recherches, rapports et autres statistiques (internes). Sur la base de ces attentes, se crée une première communauté qui s'imagine de nouveaux développements et perspectives d'avenir. Lentement mais sûrement, le bouche-à-oreille fait son effet - aidé en partie ou non par de lourdes machines marketing - et s'amplifie. Les analystes se fendent de rapports d'étude, tandis que les spécialistes en marketing y vont de leurs opinions. Puis les rédactions de magazines spécialisés publient leurs dossiers.

Avez-vous déjà un Chief Metavers Officer?

Vient ensuite le moment où le thème fait la une des médias grand public. Et tout s'accélère soudainement. Les investisseurs ouvrent grand leur portefeuille et commencent à injecter des fonds dans des projets et des entreprises autour de ces nouvelles technologies. Les entrepreneurs prennent conscience de l'importance de ces investissements et adaptent leur stratégie pour intégrer ces nouveaux développements à leur projet commercial et à leur catalogue de produits. Car pas question évidemment de rater ce train. Une stratégie perversement efficace qui a fait ses preuves depuis des décennies, qui continue à se révéler payante et dans laquelle beaucoup s'engouffrent les yeux fermés. Quid alors du consommateur ou du client de l'entreprise? Il assiste en direct à la percée de cette nouvelle technologie, entend parler du lancement de projets internationaux et des premiers projets pilotes chez les concurrents et, bingo, le FOMO fait le reste.

Prenez le métavers. Le métavers nous promet que nous serons plus que jamais connectés les uns aux autres dans des mondes virtuels. Que nous pourrons acheter des objets virtuels, assister à des concerts 3D et suivre des réunions virtuelles au bureau. Et si l'on prend la définition au sens large: qu'il s'agit là du successeur du World Wide Web tel que nous l'utilisons aujourd'hui et tel que nous le connaissons depuis qu'il constitue la Toile mondiale. Engagements formels et donc, mesdames et messieurs, le FOMO dans toute sa splendeur. Dans ce numéro, nous essayons d'apporter une réponse à la question de savoir si vous devez, en tant que CIO, chef d'entreprise ou responsable IT, vous pencher sur ce thème. "Impossible de l'éviter! Le métavers s'inscrit comme un 'futur inévitable'", estime Pieter Van Leugenhagen, auteur d'un ouvrage sur le métavers. Pour leur part, les analystes de Gartner ne donnent que 4 ans au maximum avant qu'un quart de la population mondiale passe au moins 1 h par jour dans le métavers. Pour le cabinet, il est évident que le métavers induira immanquablement de nouveaux modèles commerciaux numériques. Encore et toujours le FOMO, mesdames et messieurs!

Le FOMO est une stratégie perversement efficace.

Le FOMO est également alimenté par le doute et l'incertitude. L'insatisfaction face à ses propres processus organisationnels trop rigides. La frustration à l'égard du manque de fonctionnalités de solutions métier existantes. L'inquiétude quant au risque d'être mal préparé à affronter la concurrence de demain. Or c'est ici que le FOMO peut jouer un rôle positif: ne pas se laisser aveugler et embrigader peut permettre de s'ouvrir à une innovation souvent indispensable. Avec un Chief Innovation Officer à la barre? A moins que vous ne vouliez l'appeler le Chief FOMO Officer. Mais pourquoi ne pas désigner sans tarder un très en vogue Chief Metavers Officer dans le sillage de grandes marques américaines?

Le FOMO est un syndrome redoutable. Cette Fear of Missing Out ou 'peur de rater quelque chose' est une crainte fréquente chez les investisseurs qui, faute de mieux, entendent prendre un train en marche. Car si tout le monde monte dans le train, il faut bien que j'y sois également, raisonnent-ils. Le FOMO transcende les dollars scintillants de la voûte étoilée en masquant les étoiles moins brillantes. Le FOMO vous incite à participer contre-nature à une fête en vogue: inimaginable d'être absent de la soirée de votre vie. Le FOMO est un mécanisme largement exploité par les géants technologiques pour séduire les consommateurs et les entreprises. Dans un premier temps, la technologie est dévoilée. Ensuite, des attentes (parfois irréalistes) sont suscitées, avec l'aide de recherches, rapports et autres statistiques (internes). Sur la base de ces attentes, se crée une première communauté qui s'imagine de nouveaux développements et perspectives d'avenir. Lentement mais sûrement, le bouche-à-oreille fait son effet - aidé en partie ou non par de lourdes machines marketing - et s'amplifie. Les analystes se fendent de rapports d'étude, tandis que les spécialistes en marketing y vont de leurs opinions. Puis les rédactions de magazines spécialisés publient leurs dossiers. Vient ensuite le moment où le thème fait la une des médias grand public. Et tout s'accélère soudainement. Les investisseurs ouvrent grand leur portefeuille et commencent à injecter des fonds dans des projets et des entreprises autour de ces nouvelles technologies. Les entrepreneurs prennent conscience de l'importance de ces investissements et adaptent leur stratégie pour intégrer ces nouveaux développements à leur projet commercial et à leur catalogue de produits. Car pas question évidemment de rater ce train. Une stratégie perversement efficace qui a fait ses preuves depuis des décennies, qui continue à se révéler payante et dans laquelle beaucoup s'engouffrent les yeux fermés. Quid alors du consommateur ou du client de l'entreprise? Il assiste en direct à la percée de cette nouvelle technologie, entend parler du lancement de projets internationaux et des premiers projets pilotes chez les concurrents et, bingo, le FOMO fait le reste. Prenez le métavers. Le métavers nous promet que nous serons plus que jamais connectés les uns aux autres dans des mondes virtuels. Que nous pourrons acheter des objets virtuels, assister à des concerts 3D et suivre des réunions virtuelles au bureau. Et si l'on prend la définition au sens large: qu'il s'agit là du successeur du World Wide Web tel que nous l'utilisons aujourd'hui et tel que nous le connaissons depuis qu'il constitue la Toile mondiale. Engagements formels et donc, mesdames et messieurs, le FOMO dans toute sa splendeur. Dans ce numéro, nous essayons d'apporter une réponse à la question de savoir si vous devez, en tant que CIO, chef d'entreprise ou responsable IT, vous pencher sur ce thème. "Impossible de l'éviter! Le métavers s'inscrit comme un 'futur inévitable'", estime Pieter Van Leugenhagen, auteur d'un ouvrage sur le métavers. Pour leur part, les analystes de Gartner ne donnent que 4 ans au maximum avant qu'un quart de la population mondiale passe au moins 1 h par jour dans le métavers. Pour le cabinet, il est évident que le métavers induira immanquablement de nouveaux modèles commerciaux numériques. Encore et toujours le FOMO, mesdames et messieurs! Le FOMO est également alimenté par le doute et l'incertitude. L'insatisfaction face à ses propres processus organisationnels trop rigides. La frustration à l'égard du manque de fonctionnalités de solutions métier existantes. L'inquiétude quant au risque d'être mal préparé à affronter la concurrence de demain. Or c'est ici que le FOMO peut jouer un rôle positif: ne pas se laisser aveugler et embrigader peut permettre de s'ouvrir à une innovation souvent indispensable. Avec un Chief Innovation Officer à la barre? A moins que vous ne vouliez l'appeler le Chief FOMO Officer. Mais pourquoi ne pas désigner sans tarder un très en vogue Chief Metavers Officer dans le sillage de grandes marques américaines?