L'UGent a publié ce lundi les résultats de son enquête par voie de communiqué de presse. Les chercheurs louent à cette occasion les campagnes de communication en vue de promouvoir la sécurité en ligne.

Les participants à l'enquête accordent une confiance moindre au téléchargement de fichiers, à l'utilisation des sites web sociaux, au chat et à la diffusion (streaming). A propos du banking électronique, les avis sont partagés.

Nombre de Belges semblent se protéger contre les menaces d'internet. C'est ainsi que 54 pour cent des répondants installent du software gratuit, principalement des antivirus. Cinquante pour cent évitent des activités en ligne spécifiques ou les arrêtent complètement. L'adaptation des paramètres occupe la troisième place avec 47 pour cent, alors que 21 pour cent seulement indiquent réduire leur utilisation globale d'internet comme mesure de protection.

Les virus constituent la principale forme de cyber-crime à laquelle les internautes sont aux prises. Quarante pour cent y ont en effet déjà eu maille à partir soit directement, soit via quelqu'un de l'entourage.

Le contrôle indésirable par des entreprises privées (39 pour cent) ou par les pouvoirs publics (25 pour cent) sont aussi relativement souvent mal ressentis, mais ici, un nombre singulier de personnes ne sont pas sûres d'en avoir été ou non effectivement les victimes.

Les Belges qualifient le piratage de forme de cyber-crime la plus grave (un score moyen de 4,59 sur une échelle d'1 à 5), devant les scams (escroqueries: 4,56), les virus (4,36), le contenu et/ou le comportement indésirables (4,29), le contrôle par des entreprises privées (4,23) et la surveillance par les autorités (3,93).

Pour ce qui est de l'impact financier du cyber-crime, les répondants pensent que ce sont surtout les escroqueries (scams) et le piratage (hacking) qui engendrent d'importantes pertes financières pour les victimes.

Silence

Les chercheurs gantois ont observé que des pourcentages relativement élevés de répondants passent sous silence le fait d'avoir été la victime d'une quelconque forme de cyber-crime.

C'est surtout le cas pour la surveillance par les autorités (92 pour cent) et par des entreprises privées (90 pour cent). Quiconque a été la victime d'une escroquerie ou d'un piratage ne se rend pas à la police, à la banque ou à l'entreprise du média social dont le compte a été piraté et ce dans respectivement 42 et 57 pour cent des cas.

L'enquête a été effectuée par le groupe de recherche iMinds-MICT de la cellule spécialisée Communicatiewetenschappen de l'UGent. Il s'agit en l'occurrence d'un sondage quantitatif exécuté à grande échelle auprès de 1.033 Belges.

Sur base des résultats, les chercheurs argumentent que des campagnes de communication doivent être mises en oeuvre pour promouvoir la sécurité en ligne. Elles doivent surtout cibler les personnes qualifiées par les chercheurs 'd'utilisateurs ayant une trop grande confiance dans internet' (13,5 pour cent de l'échantillonnage) et 'd'internautes inexpérimentés' (35,5 pour cent). "Ils ont relativement peu de connaissance d'internet et des risques en ligne", affirment les chercheurs.

"Dans les campagnes, il convient de trouver un équilibre entre d'une part l'information distillée aux citoyens sur les risques potentiels d'internet et d'autre part le fait de leur donner suffisamment confiance pour qu'ils prennent eux-mêmes des mesures de protection et qu'ils s'informent sur l'efficience de ces mesures."

L'UGent a publié ce lundi les résultats de son enquête par voie de communiqué de presse. Les chercheurs louent à cette occasion les campagnes de communication en vue de promouvoir la sécurité en ligne.Les participants à l'enquête accordent une confiance moindre au téléchargement de fichiers, à l'utilisation des sites web sociaux, au chat et à la diffusion (streaming). A propos du banking électronique, les avis sont partagés.Nombre de Belges semblent se protéger contre les menaces d'internet. C'est ainsi que 54 pour cent des répondants installent du software gratuit, principalement des antivirus. Cinquante pour cent évitent des activités en ligne spécifiques ou les arrêtent complètement. L'adaptation des paramètres occupe la troisième place avec 47 pour cent, alors que 21 pour cent seulement indiquent réduire leur utilisation globale d'internet comme mesure de protection.Les virus constituent la principale forme de cyber-crime à laquelle les internautes sont aux prises. Quarante pour cent y ont en effet déjà eu maille à partir soit directement, soit via quelqu'un de l'entourage.Le contrôle indésirable par des entreprises privées (39 pour cent) ou par les pouvoirs publics (25 pour cent) sont aussi relativement souvent mal ressentis, mais ici, un nombre singulier de personnes ne sont pas sûres d'en avoir été ou non effectivement les victimes.Les Belges qualifient le piratage de forme de cyber-crime la plus grave (un score moyen de 4,59 sur une échelle d'1 à 5), devant les scams (escroqueries: 4,56), les virus (4,36), le contenu et/ou le comportement indésirables (4,29), le contrôle par des entreprises privées (4,23) et la surveillance par les autorités (3,93). Pour ce qui est de l'impact financier du cyber-crime, les répondants pensent que ce sont surtout les escroqueries (scams) et le piratage (hacking) qui engendrent d'importantes pertes financières pour les victimes.Silence Les chercheurs gantois ont observé que des pourcentages relativement élevés de répondants passent sous silence le fait d'avoir été la victime d'une quelconque forme de cyber-crime. C'est surtout le cas pour la surveillance par les autorités (92 pour cent) et par des entreprises privées (90 pour cent). Quiconque a été la victime d'une escroquerie ou d'un piratage ne se rend pas à la police, à la banque ou à l'entreprise du média social dont le compte a été piraté et ce dans respectivement 42 et 57 pour cent des cas.L'enquête a été effectuée par le groupe de recherche iMinds-MICT de la cellule spécialisée Communicatiewetenschappen de l'UGent. Il s'agit en l'occurrence d'un sondage quantitatif exécuté à grande échelle auprès de 1.033 Belges. Sur base des résultats, les chercheurs argumentent que des campagnes de communication doivent être mises en oeuvre pour promouvoir la sécurité en ligne. Elles doivent surtout cibler les personnes qualifiées par les chercheurs 'd'utilisateurs ayant une trop grande confiance dans internet' (13,5 pour cent de l'échantillonnage) et 'd'internautes inexpérimentés' (35,5 pour cent). "Ils ont relativement peu de connaissance d'internet et des risques en ligne", affirment les chercheurs. "Dans les campagnes, il convient de trouver un équilibre entre d'une part l'information distillée aux citoyens sur les risques potentiels d'internet et d'autre part le fait de leur donner suffisamment confiance pour qu'ils prennent eux-mêmes des mesures de protection et qu'ils s'informent sur l'efficience de ces mesures."