Les fondateurs d'Airobot, Roy Jeunen et Kristof Beenders, ont acquis de l'expérience dans le secteur aérien, et cela vient bien à point. "Nous savons ainsi parfaitement ce qu'on peut atteindre sur le plan de la sécurité, etc. C'est fort de cette connaissance que nous voulons faire progresser le monde des drones tant au niveau du hardware que du software", explique Jeunen. "Nous souhaitons ainsi surtout en arriver à des drones industriels utilisables pour des contrôles de bâtiments ou d'installations et pour améliorer les enregistrements audiovisuels."

Comme quoi? "Pour l'instant, Airobot dispose déjà d'un produit: le Ranger. Il se compose de hardware que l'on installe simplement par 'plug-and-play' sur le drone, et qui mesure en permanence la distance entre le drone et les objets environnants. Un drone ne peut le faire d'origine, et la plupart des sociétés utilisent donc pour le contrôle un observateur qui informe le pilote et la commande de la caméra si un appareil se rapproche exagérément. Grâce à notre matériel, qui est en contact avec une station terrestre via une application (tournant tant sur iOS que sur Android), ce n'est plus nécessaire. L'on peut même paramétrer la distance à partir de laquelle un signal d'alarme se fait entendre, afin de réagir en temps opportun et d'éviter que le drone ne se crashe, ce qui aurait de fâcheuses conséquences financières."

Provisoirement, Airobot n'a lancé que le Ranger sur le marché, mais ce n'est qu'un début. Aujourd'hui, ce premier produit se vend bien. "Nous n'avons pourtant fait que peu de publicité. Dans le petit monde des drones au BeNeLux, tout le monde se connaît et suite à des démonstrations de notre application lors de diverses conférences et auprès d'associations professionnelles, nous avons déjà réussi à convaincre certains utilisateurs", ajoute Jeunen. "La prochaine étape sera des opérations de marketing ciblées, une foi encore à des conférences et dans des revues spécialisées afin de progresser dans toute l'Europe. Et à terme, si le succès est au rendez-vous, nous visons le monde entier."

© web

Aux Etats-Unis, la concurrence ne manque pas avec des entreprises tant sur la côte est que ouest, spécialisées dans la technologie des drones. "En Chine également, les progrès sont considérables dans le domaine des drones", poursuit Jeunen. "Mais nous sommes convaincus que notre connaissance du secteur aérien et le fait que nous soyons à l'écoute des besoins du marché en matière de développement, feront en sorte que nous fournirons la technologie ad hoc. Et nous misons aussi sur la convivialité car toutes nos innovations doivent pouvoir être installées et utilisées rapidement et facilement."

Airbot a pu développer et commercialiser le Ranger grâce au soutien du programme iStart d'iMinds, de la Vlaaams Accelerator Platform, d'ESA BIC Flanders et de l'IWT. En tout, ces derniers ont investi quelque 150.000 euros. "A présent que nous disposons des premières rentrées issues de nos ventes, nous sommes activement occupés à élaborer un plan financier, afin que nous puissions passer à une première phase de capitalisation au début de l'année prochaine", affirme Jeunen. "Provisoirement, nous gardons toutes les options ouvertes: des business angels et des capital-risqueurs jusqu'à un nouveau soutien public."

Passeport

Appellation: Airobot

Siège social: Hasselt

Effectifs: 2 associés

Capital: à la recherche de fonds dans le cadre d'une prochaine phase de capitalisation

Site web:www.airobot.eu