Lors de la Munich Security Conference, Zuckerberg a affirmé ce week-end qu'il était nécessaire de réglementer le contenu nuisible. "Mais la question est de savoir quelle structure on utilise dans ce but", a-t-il ajouté durant la conférence à laquelle a assisté l'agence de presse Reuters.

Selon Zuckerberg, il y a deux modèles pour les secteurs existants: le premier pour les journaux et autres médias, et le second pour les firmes télécoms. "On ne va pas tenir une firme télécom pour responsable, si quelqu'un profère des menaces au téléphone. Je pense qu'il faut trouver un juste milieu", a prétendu le directeur de Facebook.

Et d'ajouter que Facebook a recours aujourd'hui à 35.000 personnes pour visionner le contenu en ligne et faire respecter les règles. L'entreprise supprime en outre chaque jour plus d'un million de faux comptes, "souvent quelques minutes après qu'ils aient été créés". Il laissa aussi entendre que le budget consacré à ce but par l'entreprise était supérieur à son chiffre d'affaires de 2012.

Zuckerberg sera aujourd'hui même l'hôte de la Commission européenne. Selon toute attente, on y parlera des règles que les médias sociaux doivent appliquer, ainsi que probablement de la façon dont les entreprises considèrent l'AI et la 'digitaxe' (l'imposition des grandes firmes technologiques, même si leur siège central se trouve dans un autre pays de l'UE).

Mieux vaut prendre les devants...

Le fait que Facebook lance à présent elle-même un appel à la réglementation, s'explique de la manière suivante. L'entreprise a d'abord tout intérêt à collaborer un tant soi peu activement dans l'espoir que les futures règles ne soient pas trop rigoureuses pour elle.

Ensuite, une règlementation donnera à Facebook un point de repère à propos de ce qu'elle devra faire ou pas. Aujourd'hui, l'entreprise est forcée de trouver elle-même l'équilibre entre d'une part la liberté d'expression, par laquelle sont autorisées des appels à la haine ou des vidéos extrémistes, et d'autre part davantage de modération pour un contrôle des propos tenus avec possibilité de censure.

Si l'Europe élabore des règles plus claires en la matière, Facebook saura ce qu'elle devra faire, mais aussi ce qu'elle pourra conserver. C'est ainsi qu'un débat très tendu est encore et toujours en cours à propos du fait que Facebook ne veuille pas supprimer les mensonges de politiciens, même pas dans des annonces, parce que, selon elle, ces propos tombent sous le coup de la liberté d'expression.

Lors de la Munich Security Conference, Zuckerberg a affirmé ce week-end qu'il était nécessaire de réglementer le contenu nuisible. "Mais la question est de savoir quelle structure on utilise dans ce but", a-t-il ajouté durant la conférence à laquelle a assisté l'agence de presse Reuters. Selon Zuckerberg, il y a deux modèles pour les secteurs existants: le premier pour les journaux et autres médias, et le second pour les firmes télécoms. "On ne va pas tenir une firme télécom pour responsable, si quelqu'un profère des menaces au téléphone. Je pense qu'il faut trouver un juste milieu", a prétendu le directeur de Facebook.Et d'ajouter que Facebook a recours aujourd'hui à 35.000 personnes pour visionner le contenu en ligne et faire respecter les règles. L'entreprise supprime en outre chaque jour plus d'un million de faux comptes, "souvent quelques minutes après qu'ils aient été créés". Il laissa aussi entendre que le budget consacré à ce but par l'entreprise était supérieur à son chiffre d'affaires de 2012.Zuckerberg sera aujourd'hui même l'hôte de la Commission européenne. Selon toute attente, on y parlera des règles que les médias sociaux doivent appliquer, ainsi que probablement de la façon dont les entreprises considèrent l'AI et la 'digitaxe' (l'imposition des grandes firmes technologiques, même si leur siège central se trouve dans un autre pays de l'UE).Mieux vaut prendre les devants...Le fait que Facebook lance à présent elle-même un appel à la réglementation, s'explique de la manière suivante. L'entreprise a d'abord tout intérêt à collaborer un tant soi peu activement dans l'espoir que les futures règles ne soient pas trop rigoureuses pour elle.Ensuite, une règlementation donnera à Facebook un point de repère à propos de ce qu'elle devra faire ou pas. Aujourd'hui, l'entreprise est forcée de trouver elle-même l'équilibre entre d'une part la liberté d'expression, par laquelle sont autorisées des appels à la haine ou des vidéos extrémistes, et d'autre part davantage de modération pour un contrôle des propos tenus avec possibilité de censure.Si l'Europe élabore des règles plus claires en la matière, Facebook saura ce qu'elle devra faire, mais aussi ce qu'elle pourra conserver. C'est ainsi qu'un débat très tendu est encore et toujours en cours à propos du fait que Facebook ne veuille pas supprimer les mensonges de politiciens, même pas dans des annonces, parce que, selon elle, ces propos tombent sous le coup de la liberté d'expression.