Voilà ce qu'on peut lire dans un communiqué pré-publié que Zuckerberg tiendra ce mercredi devant la chambre des représentants américaine. Il devra y justifier le bien-fondé du moyen de paiement virtuel de Facebook, avec lequel les utilisateurs pourraient effectuer des achats dans Messenger ou WhatsApp. Au niveau mondial, les gouvernements considèrent dubitativement le projet libra, parce que cette monnaie pourrait échapper aux contrôleurs et ainsi mettre en danger la stabilité financière.

"Je veux être clair: Facebook ne lancera le libra nulle part dans le monde, avant que les contrôleurs américains ne l'aient autorisé", indique Zuckerberg dans son communiqué. Et d'ajouter aussitôt: "Mais pendant qu'on discute ici sur cette question, le reste du monde ne reste pas les bras croisés. La Chine se prépare ainsi activement à lancer ce genre de chose dans les mois à venir."

Le projet libra avait été annoncé en juin par Facebook, conjointement avec 27 partenaires. Depuis lors, plusieurs autorités, instances bancaires et défenseurs du respect de la vie privée ont exprimé leurs préoccupations quant à cette idée. Au début de ce mois, les fournisseurs de cartes de crédit Visa et Mastercard, les firmes de solutions de paiement Stripe et Paypall, ainsi que le site web de vente aux enchères eBay se sont retirés du projet libra.