Le fabricant télécom était depuis 2012 déjà dans la ligne de mire du département américain du commerce, parce qu'il avait, via ce qu'on appelle des sociétés-écrans, fourni des produits technologiques à l'Iran. L'entreprise avait initialement réfuté les accusations, mais aujourd'hui, elle les reconnaît et est d'accord de verser une amende de 892,8 millions de dollars.

"En reconnaissant les erreurs que nous avons commises et en les assumant, nous redevenons une ZTE entièrement saine, fiable et en ordre", affirme son CEO Zhao Xianming dans un communiqué par mail.

En reconnaissant ses fautes et l'amende infligée, ZTE est à présent retirée de la liste noire établie par le département américain du commerce. Ces douze derniers mois, l'entreprise avait cependant déjà bénéficié d'un assouplissement pour avoir collaboré avec les autorités américaines. Elle restera cependant encore trois ans sous surveillance.

Par contre, son ex-CEO Shi Lirong demeure bien coupable, lui. Il est en effet accusé d'avoir contourné les sanctions américaines en expédiant du hardware en Iran. Il existerait à cet égard un plan écrit de sa main, dans lequel il tente sciemment de garder secrètes ses relations commerciales avec l'Iran en recourant à des sociétés 'fantômes'.