C'est en avril que prenait fin un accord de licence pluriannuel conclu entre YouTube et Koda, le pendant danois de la Sabam. Dans l'attente de nouvelles négociations, les deux parties s'en tenaient à un accord temporaire qui se termine à présent. Or les nouvelles négociations ont capoté, ce qui fait que YouTube affirme à présent vouloir supprimer de son site vidéo la musique des compositeurs et auteurs danois.

Koda déclare dans un communiqué de presse que YouTube exige de lui verser quasiment septante pour cent de moins pour les droits des musiciens danois. Si Koda n'est pas d'accord, la plate-forme vidéo entend supprimer le contenu de ces derniers.

YouTube déclare dans un communiqué adressé à Musicbusinessworldwide.com que sa nouvelle offre "est le reflet d'un creux dans les performances", ce qui tend à suggérer qu'elle a en vertu de l'ancien accord versé des indemnités nettement supérieures à celles payées à d'autres organisations similaires.

Dan Chalmers, en charge de YouTube Music for EMEA, signale dans ce communiqué qu'au niveau mondial, les gens se tournent vers YouTube pour visionner des vidéos musicales: "Ils le font en vertu d'accords de licence que nous avons conclus avec l'immense majorité des labels musicaux et les annonceurs. Nous sommes occupés à renouveler notre licence avec l'organisme danois KODA."

YouTube évoque aussi le fait que Koda demande plus d'argent que ce que le site verse à d'autres partenaires du genre: "C'est non seulement déloyal vis-à-vis des autres partenaires et créateurs de YouTube, mais c'est aussi malsain pour le fonctionnement général de notre industrie."

Voilà qui mérite d'être quelque peu nuancé. C'est ainsi que YouTube n'est pas vraiment populaire pour ses accords de licences. Avant que le streaming n'entre dans les moeurs, le site fut des années durant un emplacement où des chansons, films et séries étaient postés, sans que les artistes ne perçoivent d'indemnités. Ce n'est qu'après que le site (aux environs de 2007-2010) ait été accusé à plusieurs reprises par des labels musicaux qu'on en arriva à parler de royalties. Depuis lors, on y retrouve nettement plus de vidéos musicales légales déposées par des artistes ou leurs labels.

Il nous faut aussi faire observer que dans ses tout derniers résultats trimestriels, donc pour un quart de l'année seulement, YouTube a enregistré un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de dollars. Pour sa société-mère Alphabet, cela représente 38,3 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 6,9 milliards de dollars de bénéfice net. Et ce, alors que divers artistes ne peuvent actuellement pas ou à peine se produire à cause de la crise du corona et dépendent donc surtout des royalties pour s'assurer des revenus.

Actuellement, on trouve encore sur YouTube la musique d'auteurs danois, comme par exemple Lucas Graham, mais tel ne sera probablement plus le cas dans les semaines à venir.

Les négociations ont à présent repris via Polaris, un organisme s'occupant de droits musicaux dans les pays nordiques et visant une licence pour l'ensemble de la Scandinavie.

C'est en avril que prenait fin un accord de licence pluriannuel conclu entre YouTube et Koda, le pendant danois de la Sabam. Dans l'attente de nouvelles négociations, les deux parties s'en tenaient à un accord temporaire qui se termine à présent. Or les nouvelles négociations ont capoté, ce qui fait que YouTube affirme à présent vouloir supprimer de son site vidéo la musique des compositeurs et auteurs danois.Koda déclare dans un communiqué de presse que YouTube exige de lui verser quasiment septante pour cent de moins pour les droits des musiciens danois. Si Koda n'est pas d'accord, la plate-forme vidéo entend supprimer le contenu de ces derniers.YouTube déclare dans un communiqué adressé à Musicbusinessworldwide.com que sa nouvelle offre "est le reflet d'un creux dans les performances", ce qui tend à suggérer qu'elle a en vertu de l'ancien accord versé des indemnités nettement supérieures à celles payées à d'autres organisations similaires.Dan Chalmers, en charge de YouTube Music for EMEA, signale dans ce communiqué qu'au niveau mondial, les gens se tournent vers YouTube pour visionner des vidéos musicales: "Ils le font en vertu d'accords de licence que nous avons conclus avec l'immense majorité des labels musicaux et les annonceurs. Nous sommes occupés à renouveler notre licence avec l'organisme danois KODA."YouTube évoque aussi le fait que Koda demande plus d'argent que ce que le site verse à d'autres partenaires du genre: "C'est non seulement déloyal vis-à-vis des autres partenaires et créateurs de YouTube, mais c'est aussi malsain pour le fonctionnement général de notre industrie."Voilà qui mérite d'être quelque peu nuancé. C'est ainsi que YouTube n'est pas vraiment populaire pour ses accords de licences. Avant que le streaming n'entre dans les moeurs, le site fut des années durant un emplacement où des chansons, films et séries étaient postés, sans que les artistes ne perçoivent d'indemnités. Ce n'est qu'après que le site (aux environs de 2007-2010) ait été accusé à plusieurs reprises par des labels musicaux qu'on en arriva à parler de royalties. Depuis lors, on y retrouve nettement plus de vidéos musicales légales déposées par des artistes ou leurs labels.Il nous faut aussi faire observer que dans ses tout derniers résultats trimestriels, donc pour un quart de l'année seulement, YouTube a enregistré un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de dollars. Pour sa société-mère Alphabet, cela représente 38,3 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 6,9 milliards de dollars de bénéfice net. Et ce, alors que divers artistes ne peuvent actuellement pas ou à peine se produire à cause de la crise du corona et dépendent donc surtout des royalties pour s'assurer des revenus.Actuellement, on trouve encore sur YouTube la musique d'auteurs danois, comme par exemple Lucas Graham, mais tel ne sera probablement plus le cas dans les semaines à venir.Les négociations ont à présent repris via Polaris, un organisme s'occupant de droits musicaux dans les pays nordiques et visant une licence pour l'ensemble de la Scandinavie.