Les voitures autonomes circuleront dans une partie de la ville de Phoenix en Arizona, a annoncé John Krafcik, CEO de Waymo, hier mardi lors de la conférence technologique Web Summit organisée à Lisbonne. Lors des tests, il y aura encore un collaborateur assis sur la banquette arrière. Il ne pourra pas conduire, mais uniquement appuyer sur un bouton pour faire démarrer ou arrêter la voiture. En Arizona, la loi ne prévoit pas la présence d'un conducteur humain à l'intérieur de l'habitacle. L'entreprise optera pour une période où le trafic ne sera pas trop dense et où les conditions météo seront idéales, avec un risque limité de pluie ou de neige.

Waymo a décidé de se focaliser directement sur une voiture entièrement autonome, après que des tests de voitures où une présence humaine à l'avant était exigée, se soient mal déroulés. Le système est développé à présent depuis plus de huit ans. Durant ce laps de temps, les voitures d'essai entièrement autonomes ont parcouru plus de cinq millions de kilomètres sur la voie publique avec un conducteur humain derrière le volant au cas où. Il y a six mois, l'on a constaté que ce dernier ne devait plus intervenir qu'une seule fois tous les 8.253 kilomètres. Aujourd'hui, Waymo, qui précède largement ses concurrentes, a tellement confiance dans sa technologie qu'elle ne juge plus nécessaire une présence humaine dans l'habitacle.

D'ici quelques mois, des gens pourront se porter volontaires pour se faire transporter par les voitures autonomes de Waymo. A terme, l'entreprise pense pouvoir proposer des taxis sans chauffeur et ce, conjointement avec Lyft, un concurrent d'Uber.