Consulter un médecin à distance était à peine possible jusqu'à l'arrivée du covid-19. Désormais, tel est bien le cas dans de nombreux endroits. Les généralistes recourent aux plates-formes qui leur sont les plus familières et dans divers hôpitaux, on utilise le logiciel de nexuzhealth. Cette plate-forme intégrant les dossiers électroniques des patients a du fait de la crise étendu ses applications avec un certain nombre de fonctionnalités.

"La consultation vidéo était depuis assez longtemps déjà sur notre feuille de route", explique Roel Martens, COO de nexuzhealth. "Nous avions déjà développé pas mal de choses sur le plan technique, ce qui fait que le déploiement a pu se dérouler de manière assez rapide." C'est surtout à cause du fait que les consultations médicales par vidéo interposée n'étaient pas remboursées par l'INAMI que beaucoup de médecins et d'hôpitaux s'y opposaient, mais depuis le début, une (faible) indemnisation est prévue.

Nexuzhealth est un partenariat entre l'UZ Leuven et Cegeka, qui a vu le jour en 2016. Elle trouve son origine dans KWS, une application pour le dossier électronique du patient, et est commercialisée depuis lors. A présent, 30 institutions de soins et l'UZ Leuven utilisent la plate-forme.

L'un des hôpitaux recourant aux consultations vidéo est l'OLV Ziekenhuis d'Alost. "Nous avions déjà un peu d'expérience en téléconsultation entre le médecin et le patient, mais surtout au niveau du suivi de patients étrangers", précise Goedele Antonissen, responsable IT de l'hôpital. "Cela nous a permis d'utiliser désormais assez facilement et à grande échelle la plate-forme. Nous apprécions surtout la possibilité de la communication entre le médecin et le patient, mais aussi l'accompagnement à domicile par les kinés."

Outre les consultations vidéo, les applications de nexuzhealth ont également été étendues par la prescription électronique qui peut être envoyée par la voie numérique au pharmacien. Et tout spécifiquement pour le covid-19, il est possible à partir du labo même de déclarer un patient positif au virus, afin que cela apparaisse directement dans son dossier et que le personnel soignant puisse prendre rapidement les mesures ou effectuer les traitements qui s'imposent.

"Nous avions déjà réalisé des relevés du nombre de patients dans notre hôpital, mais désormais, cela se fait quasi automatiquement. Le nombre de cas testés positif apparaît plus rapidement dans tous les relevés, ce qui facilite les décomptes", ajoute Antonissen. Les hôpitaux connaissent donc nettement plus rapidement leur taux d'occupation des lits et combien d'entre eux sont occupés par des patients atteints du corona.

L'application s'est également adaptée sur le plan de la communication. "Au début des mesures, on décida le vendredi que les consultations non urgentes devaient être tenues en attente. Nous sommes ensuite passés au vendredi et au samedi, alors que le dimanche, nous avons formé à distance des gestionnaires d'applications, afin que les patients reçoivent le lundi les SMS d'annulation", affirme Martens.

"A ce moment, le dossier électronique du patient s'apparente à de l'huile de moteur", poursuit Antonissen. "Vous pouvez parfaitement appeler ou notifier vous-même les patients ou vous pouvez envoyer en une fois ce genre de notification à de grands groupes de gens. La dernière solution fait en sorte que vous puissiez rapidement aller de l'avant, et ces petites adaptations veillent à épargner pas mal de travail au sein des hôpitaux."

Consulter un médecin à distance était à peine possible jusqu'à l'arrivée du covid-19. Désormais, tel est bien le cas dans de nombreux endroits. Les généralistes recourent aux plates-formes qui leur sont les plus familières et dans divers hôpitaux, on utilise le logiciel de nexuzhealth. Cette plate-forme intégrant les dossiers électroniques des patients a du fait de la crise étendu ses applications avec un certain nombre de fonctionnalités."La consultation vidéo était depuis assez longtemps déjà sur notre feuille de route", explique Roel Martens, COO de nexuzhealth. "Nous avions déjà développé pas mal de choses sur le plan technique, ce qui fait que le déploiement a pu se dérouler de manière assez rapide." C'est surtout à cause du fait que les consultations médicales par vidéo interposée n'étaient pas remboursées par l'INAMI que beaucoup de médecins et d'hôpitaux s'y opposaient, mais depuis le début, une (faible) indemnisation est prévue.L'un des hôpitaux recourant aux consultations vidéo est l'OLV Ziekenhuis d'Alost. "Nous avions déjà un peu d'expérience en téléconsultation entre le médecin et le patient, mais surtout au niveau du suivi de patients étrangers", précise Goedele Antonissen, responsable IT de l'hôpital. "Cela nous a permis d'utiliser désormais assez facilement et à grande échelle la plate-forme. Nous apprécions surtout la possibilité de la communication entre le médecin et le patient, mais aussi l'accompagnement à domicile par les kinés."Outre les consultations vidéo, les applications de nexuzhealth ont également été étendues par la prescription électronique qui peut être envoyée par la voie numérique au pharmacien. Et tout spécifiquement pour le covid-19, il est possible à partir du labo même de déclarer un patient positif au virus, afin que cela apparaisse directement dans son dossier et que le personnel soignant puisse prendre rapidement les mesures ou effectuer les traitements qui s'imposent."Nous avions déjà réalisé des relevés du nombre de patients dans notre hôpital, mais désormais, cela se fait quasi automatiquement. Le nombre de cas testés positif apparaît plus rapidement dans tous les relevés, ce qui facilite les décomptes", ajoute Antonissen. Les hôpitaux connaissent donc nettement plus rapidement leur taux d'occupation des lits et combien d'entre eux sont occupés par des patients atteints du corona.L'application s'est également adaptée sur le plan de la communication. "Au début des mesures, on décida le vendredi que les consultations non urgentes devaient être tenues en attente. Nous sommes ensuite passés au vendredi et au samedi, alors que le dimanche, nous avons formé à distance des gestionnaires d'applications, afin que les patients reçoivent le lundi les SMS d'annulation", affirme Martens."A ce moment, le dossier électronique du patient s'apparente à de l'huile de moteur", poursuit Antonissen. "Vous pouvez parfaitement appeler ou notifier vous-même les patients ou vous pouvez envoyer en une fois ce genre de notification à de grands groupes de gens. La dernière solution fait en sorte que vous puissiez rapidement aller de l'avant, et ces petites adaptations veillent à épargner pas mal de travail au sein des hôpitaux."