L'Europe sortira d'ici le 2 décembre une version provisoire d'un nouveau règlement pour le secteur numérique. Les différents gouvernements disposeront de nouvelles compétences pour intervenir en cas de domination de certains acteurs.

Juste avant le week-end, le commissaire européen en charge du marché intérieur, Thierry Breton, avait encore déclaré que les nouvelles règles pourraient faire en sorte que certaines plates-formes archi-dominantes soient obligées de scinder leurs activités ou de revendre leurs opérations européennes. Vestager, elle, estime que cela ne sera pas nécessaire.

'On n'arrivera pas jusque là. Jusqu'à présent, nous n'avons pas encore connu de cas susceptible d'imposer un tel choix', a déclaré Vestager dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitung. Scinder fait partie des possibilités, mais uniquement dans des cas extrêmes. Ce n'est pas un but en soi.

Algorithmes transparents

Vendredi dernier, Vestager a indiqué dans un discours que l'Europe veut être davantage informée sur les algorithmes des acteurs de plates-formes en vue. Conformément aux nouvelles règles, ces derniers doivent pouvoir expliquer comment fonctionne leur système de recommandations, afin que les utilisateurs bénéficient aussi de plus de contrôle sur ce qui leur est présenté.

Dans la pratique, il s'agit entre autres de la façon dont YouTube vous propose de nouvelles vidéos sur un même sujet sur base de votre comportement de navigation préalable. Ou de la manière dont Facebook détermine ce qui vous est soumis dans votre flux de nouvelles. Des techniques, dont il a déjà été démontré qu'elles poussent parfois les utilisateurs vers du contenu extrême.

"Les règles que nous préparons, contraindront tous les services publics à collaborer avec les régulateurs. Et les principales plates-formes devront fournir davantage de renseignements sur le mode de fonctionnement de leurs algorithmes, au cas où les régulateurs le demanderaient", a-t-on appris vendredi dernier.

Pour cela, il convient que les régulateurs non seulement connaissent le mode opératoire, mais aient aussi accès aux données collectées par les acteurs en vue.

L'objectif est d'éviter ce qu'on appelle en jargon les algorithmes 'blackbox', en sachant comment les algorithmes des acteurs en vue traitent la discrimination, le renforcement des préjugés ou le ciblage de groupes ou de personnes vulnérables.

L'Europe sortira d'ici le 2 décembre une version provisoire d'un nouveau règlement pour le secteur numérique. Les différents gouvernements disposeront de nouvelles compétences pour intervenir en cas de domination de certains acteurs.Juste avant le week-end, le commissaire européen en charge du marché intérieur, Thierry Breton, avait encore déclaré que les nouvelles règles pourraient faire en sorte que certaines plates-formes archi-dominantes soient obligées de scinder leurs activités ou de revendre leurs opérations européennes. Vestager, elle, estime que cela ne sera pas nécessaire.'On n'arrivera pas jusque là. Jusqu'à présent, nous n'avons pas encore connu de cas susceptible d'imposer un tel choix', a déclaré Vestager dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitung. Scinder fait partie des possibilités, mais uniquement dans des cas extrêmes. Ce n'est pas un but en soi.Vendredi dernier, Vestager a indiqué dans un discours que l'Europe veut être davantage informée sur les algorithmes des acteurs de plates-formes en vue. Conformément aux nouvelles règles, ces derniers doivent pouvoir expliquer comment fonctionne leur système de recommandations, afin que les utilisateurs bénéficient aussi de plus de contrôle sur ce qui leur est présenté.Dans la pratique, il s'agit entre autres de la façon dont YouTube vous propose de nouvelles vidéos sur un même sujet sur base de votre comportement de navigation préalable. Ou de la manière dont Facebook détermine ce qui vous est soumis dans votre flux de nouvelles. Des techniques, dont il a déjà été démontré qu'elles poussent parfois les utilisateurs vers du contenu extrême."Les règles que nous préparons, contraindront tous les services publics à collaborer avec les régulateurs. Et les principales plates-formes devront fournir davantage de renseignements sur le mode de fonctionnement de leurs algorithmes, au cas où les régulateurs le demanderaient", a-t-on appris vendredi dernier.Pour cela, il convient que les régulateurs non seulement connaissent le mode opératoire, mais aient aussi accès aux données collectées par les acteurs en vue.L'objectif est d'éviter ce qu'on appelle en jargon les algorithmes 'blackbox', en sachant comment les algorithmes des acteurs en vue traitent la discrimination, le renforcement des préjugés ou le ciblage de groupes ou de personnes vulnérables.