La proposition, en provenance du Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN), cible surtout l'identification des investisseurs et des négociants en crypto-espèces telles le bitcoin, l'ethereum, le ripple et d'autres variantes. Son objectif est partiellement similaire au principe Know Your Customer que les banques ayant pignon sur rue doivent appliquer depuis quelques années déjà.

Cela signifie que les 'cryptocurrency exchanges', à savoir les endroits où il est possible d'acheter et de vendre des espèces virtuelles, doivent dans une certaine mesure identifier leurs clients, lorsqu'ils virent dans le cadre d'une transaction pour plus de trois mille dollars de crypto-espèces ou pour plus de dix mille dollars de monnaie virtuelle en une seule journée. Les exchanges doivent aussi tenir à jour ces transactions.

Ce genre de transaction est aujourd'hui déjà largement traçable, voire publique, parce que les crypto-monnaies utilisent la chaîne de blocs. Mais quiconque est à l'initiative d'une transaction déterminée ou d'un 'wallet' (portefeuille virtuel), n'est pas toujours connu. Il en résulte que les crypto-espèces sont en partie traçables, tout en maintenant certains acteurs encore et toujours anonymes. La proposition actuelle est destinée à changer cette situation.

La proposition se trouve à présent sur la table et est ouverte aux commentaires. Mais les exploitants de 'cryptocurrency exchanges' ne semblent guère enthousiastes. Ils insistent en effet sur le fait qu'ils n'ont actuellement que 15 jours pour réagir, un délai qui prend justement cours aux environs des fêtes de fin d'année.

L'Electronic Frontier Foundation se montre elle aussi critique et parle d'une surveillance de la part des autorités, qui veulent supprimer l'anonymat des crypto-espèces.

La question est de savoir quel sera le degré d'étanchéité de cette réglementation. Il se pourrait en effet parfaitement que des utilisateurs s'identifient avec un portefeuille, mais que quelques autres demeurent anonymes. Ce genre de réglementation devrait également être d'application dans plusieurs pays pour avoir de l'effet, sous peine que des négociants en crypto-monnaies puissent très vite effectuer leur travail dans des pays, où il n'y a pas ou guère de réglementation.

Tout cela est aussi marqué du signe de l'ironie dans la mesure où les ardents défenseurs des crypto-monnaies disent depuis des années déjà que ces dernières gagnent toujours plus en popularité et remplaceront bientôt les systèmes monétaires classiques. Mais la popularité de ces monnaies est aussi partiellement due au fait qu'elles sont anonymes. Si les crypto-espèces veulent vraiment jouer un rôle dans la société, elles devront, tout comme l'argent classique, être réglementées, afin de contrer la fraude et l'escroquerie. Mais cela représente également la fin de l'anonymat qui rend précisément les espèces virtuelles si intéressantes aux yeux de certains utilisateurs.

La proposition, en provenance du Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN), cible surtout l'identification des investisseurs et des négociants en crypto-espèces telles le bitcoin, l'ethereum, le ripple et d'autres variantes. Son objectif est partiellement similaire au principe Know Your Customer que les banques ayant pignon sur rue doivent appliquer depuis quelques années déjà.Cela signifie que les 'cryptocurrency exchanges', à savoir les endroits où il est possible d'acheter et de vendre des espèces virtuelles, doivent dans une certaine mesure identifier leurs clients, lorsqu'ils virent dans le cadre d'une transaction pour plus de trois mille dollars de crypto-espèces ou pour plus de dix mille dollars de monnaie virtuelle en une seule journée. Les exchanges doivent aussi tenir à jour ces transactions.Ce genre de transaction est aujourd'hui déjà largement traçable, voire publique, parce que les crypto-monnaies utilisent la chaîne de blocs. Mais quiconque est à l'initiative d'une transaction déterminée ou d'un 'wallet' (portefeuille virtuel), n'est pas toujours connu. Il en résulte que les crypto-espèces sont en partie traçables, tout en maintenant certains acteurs encore et toujours anonymes. La proposition actuelle est destinée à changer cette situation.La proposition se trouve à présent sur la table et est ouverte aux commentaires. Mais les exploitants de 'cryptocurrency exchanges' ne semblent guère enthousiastes. Ils insistent en effet sur le fait qu'ils n'ont actuellement que 15 jours pour réagir, un délai qui prend justement cours aux environs des fêtes de fin d'année.L'Electronic Frontier Foundation se montre elle aussi critique et parle d'une surveillance de la part des autorités, qui veulent supprimer l'anonymat des crypto-espèces.La question est de savoir quel sera le degré d'étanchéité de cette réglementation. Il se pourrait en effet parfaitement que des utilisateurs s'identifient avec un portefeuille, mais que quelques autres demeurent anonymes. Ce genre de réglementation devrait également être d'application dans plusieurs pays pour avoir de l'effet, sous peine que des négociants en crypto-monnaies puissent très vite effectuer leur travail dans des pays, où il n'y a pas ou guère de réglementation.Tout cela est aussi marqué du signe de l'ironie dans la mesure où les ardents défenseurs des crypto-monnaies disent depuis des années déjà que ces dernières gagnent toujours plus en popularité et remplaceront bientôt les systèmes monétaires classiques. Mais la popularité de ces monnaies est aussi partiellement due au fait qu'elles sont anonymes. Si les crypto-espèces veulent vraiment jouer un rôle dans la société, elles devront, tout comme l'argent classique, être réglementées, afin de contrer la fraude et l'escroquerie. Mais cela représente également la fin de l'anonymat qui rend précisément les espèces virtuelles si intéressantes aux yeux de certains utilisateurs.