Memisa est une organisation belge active notamment en République Démocratique du Congo, au Benin, au Burundi, en Guinée, en Mauritanie et en Inde. Pour financer des projets autrement, elle va désormais accepter, à côté des virements classiques, également des dons en crypto-espèces: bitcoin, litecoin et ether.

"A ce moment, nous échangerons chaque jour les bitcoins reçus en euros. Nous sommes conscients que le cours oscille fortement, mais comme nous convertirons les bitcoins sur une base journalière en euros, nous ne spéculerons pas", déclare Annelies Van Erp, porte-parole de Memisa.

La réception et la conversion se feront en collaboration avec la plate-forme belge Bit4You. Cette plate-forme rejettera aussi automatiquement les dons issus d'activités illégales.

Dans certaines villes, il est aujourd'hui possible d'échanger des bitcoins contre des euros ou des dollars. En Afrique, c'est provisoirement moins le cas. Mais Memisa garde cette option ouverte et, en acceptant les espèces virtuelles, l'ONG entend stimuler l'innovation dans le secteur de l'acquisition de fonds. Elle indique aussi que la technologie dans cette zone évolue autrement qu'en Europe. C'est ainsi que de nombreuses régions africaines ont sauté l'étape de la ligne téléphonique fixe pour passer directement au réseau GSM.

S'il devient à l'avenir plus courant de convertir sur place les bitcoins (ou d'autres crypto-monnaies) en euros, dollars ou espèces locales, en combinaison avec un compte bancaire, il pourrait alors entre autres s'avérer intéressant pour l'ONG de virer de manière transparente à faible coût transactionnel des sommes d'argent au niveau international.