L'an prochain, celle-ci ambitionne de lancer dans l'espace Missie Ark, un satellite contenant ovules et spermatozoïdes. Lequel devrait ensuite rester en orbite autour de la Terre pendant 25 ans et servir de back-up en cas de catastrophe majeure. En 2021, SpaceLife Origin souhaite programmer une fécondation dans l'espace à l'aide notamment d'un incubateur à embryons, Missie Lotus. L'accouchement en milieu spatial est prévu pour 2024 et portera le nom de projet de Missie Cradle.

L'espace Missie Ark, un satellite contenant ovules et spermatozoïdes. © SpaceLife Origin

Le projet suscite quelque incrédulité... Les scientifiques soulignent par exemple les problèmes de rayonnement ionique cancérigène et les accélérations fulgurantes liés à un vol spatial. En outre, il y a aussi les doutes engendrés par l'absence de pesanteur. "A quoi ressemblera un enfant en apesanteur? ", s'interroge le Russe Valeri Poliakov, recordman de la durée de séjour dans l'espace (439 jours). "Sur Terre, on se tient debout, ce qui contribue à la formation du squelette et au développement des muscles...", avance-t-il.

Le financement du projet est, par ailleurs, loin d'être bouclé.