La Commission européenne estime que Qualcomm a vendu entre 2009 et 2011 des puces pour téléphones mobiles notamment sous le prix de revient et ce, dans le but de mettre hors jeu la concurrence. Pour ce genre d'accords de prix interdits, l'entreprise, de même du reste qu'Apple, s'était en janvier déjà vu infliger une amende de quasiment un milliard d'euros. Qualcomm a fait appel de cette sanction.

L'enquête actuelle est provoquée par une plainte émise par l'entreprise concurrente Icera, plus modeste que Qualcomm. Cette plainte datant de décembre 2015 est à présent complétée par des renseignements expliquant dans quelle mesure les puces UMTS ont été vendues à un tarif inférieur au prix de revient.

Le directeur de Qualcomm, Steve Mollenkopf, est aussi revenu dans une interview accordée au New York Times sur le rachat de l'homologue néerlandais de son entreprise, à savoir NXP Semiconductors, rachat qu'il prépare depuis pas mal de temps déjà. Il reconnaît que ce rachat s'est entre-temps trouvé mêlé à la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine.

Mollenkopf a aussi déclaré que Qualcomm dispose d'un potentiel pour l'avenir, même si la reprise de NXP devait capoter: ''Nous pensons que NXP représente une bonne chance pour nous. Mais si cela ne marche pas, nous possédons d'autres moyens de créer de la valeur dans le futur." Dans une réaction, NXP a pour sa part .affirmé à l'agence de presse Bloomberg que l'entreprise est toujours confiante dans le rachat. (ANP)