"Le contact a été confirmé, de même que l'amarrage", a annoncé un commentateur sur la chaîne TV de la NASA.

L'objectif était que l'amarrage ait lieu samedi passé déjà, mais tel ne fut pas le cas. La capsule s'était approchée jusqu'à 96 mètres du point d'impact, avant de se mettre à dériver.

La capsule du Soyouz MS-14 n'a pas d'équipage humain, mais embarque le robot humanoïde Fiodor d'une taille d'1,80 mètre et d'un poids de quasiment 160 kilos. Fiodor - Skybot F-850 pour les intimes - est un prénom russe qui se prononce Fedor en anglais. Il est l'acronyme de 'Final Experimental Demonstration Object Research'.

Fiodor possède aussi son propre compte sur Twitter, sur lequel il donne quelques renseignements sur les soucis quotidiens d'un robot humanoïde, mais uniquement en russe. C'est ainsi que ce mardi matin, on a pu lire le message suivant: 'Désolé pour le retard. Coincé dans le trafic. Paré pour poursuivre le travail.'

Le robot devra deux semaines durant effectuer divers travaux sous le contrôle du cosmonaute russe Aleksandr Skvortsov. Il testera les aptitudes de Fiodor en micro-apesanteur. L'une des principales compétences du robot, c'est sa capacité à imiter les gestes humains, ce qui lui permet d'aider les astronautes et d'effectuer des tâches à leur place. Son retour sur Terre est prévu le 7 septembre.

A partir de 2002, la Russie utilisait des fusées porteuses Soyouz FG pour envoyer des gens vers l'ISS. Mais en 2020, son choix se porta sur la fusée porteuse Soyouz 2.1a, celle-là même qui a également déjà lancé un vaisseau spatial cargo de type Progress. Un lancement avec un Progress échoua, ce qui explique pourquoi le test est cette fois effectué au moyen d'une capsule Soyouz sans équipage.