Le rapport en question aborde les facteurs que la société doit prendre en considération en vue de déployer une appli de traçage de contacts, afin de limiter une pandémie. Il représente le travail de chercheurs de la KU Leuven, de l'Institut de la médecine tropicale, de GSK, de la VUB, mais aussi d'experts d'autres organisations. Il s'agit d'une équipe transdisciplinaire qui veut tirer des leçons de l'actuelle pandémie au covid-19 dans l'optique d'une prochaine crise.

Les auteurs ne s'expriment pas pour ou contre une telle appli. Ils veulent surtout souligner les principaux facteurs et défis qui vont de pair. Le focus ne repose pas sur l'actuelle propagation du covid-19, mais plutôt sur de futures pandémies. En rendant leur rapport public, ils espèrent aussi que d'autres experts apporteront leur contribution au débat.

Une question par trop évidente est celle portant sur la garantie du respect de la vie privée. Le rapport avertit que par temps de crise, les questions de confidentialité sont souvent laissées de côté. Il n'est pas uniquement question ici de l'anonymat proprement dit. "Le sujet doit non seulement être bien planifié, mais aussi très transparent. La plupart des applis promettent que les données sont supprimées dans un délai déterminé, mais il n'en va pas de même pour d'autres applications de confidentialité. Le respect de la vie privée varie également selon la culture, les institutions et les autorités", peut-on lire dans le rapport.

Mais il y a également d'autres aspects, souvent liés au virus, qui jouent un rôle. Si un virus peut se propager fortement, avant qu'une infection ne soit observée, il devient rapidement impossible de tracer la chaîne des contaminations.

Une appli de traçage de contacts doit aussi être considérée en combinaison avec d'autres mesures, telles une quarantaine des personnes diagnostiquées. Dans certains cas, il sera nécessaire de poursuivre le traçage plus d'un mois. Mais la culture d'une population, sa promptitude à suivre des mesures, sa confiance dans les autorités et les données massives jouent également un rôle important dans le développement et l'utilité d'une appli de ce genre.

Le rapport complet se trouve ici. En bas, les auteurs lancent un appel à des experts, pour qu'ils fassent part de leurs remarques ou contributions.

Le rapport en question aborde les facteurs que la société doit prendre en considération en vue de déployer une appli de traçage de contacts, afin de limiter une pandémie. Il représente le travail de chercheurs de la KU Leuven, de l'Institut de la médecine tropicale, de GSK, de la VUB, mais aussi d'experts d'autres organisations. Il s'agit d'une équipe transdisciplinaire qui veut tirer des leçons de l'actuelle pandémie au covid-19 dans l'optique d'une prochaine crise.Les auteurs ne s'expriment pas pour ou contre une telle appli. Ils veulent surtout souligner les principaux facteurs et défis qui vont de pair. Le focus ne repose pas sur l'actuelle propagation du covid-19, mais plutôt sur de futures pandémies. En rendant leur rapport public, ils espèrent aussi que d'autres experts apporteront leur contribution au débat.Une question par trop évidente est celle portant sur la garantie du respect de la vie privée. Le rapport avertit que par temps de crise, les questions de confidentialité sont souvent laissées de côté. Il n'est pas uniquement question ici de l'anonymat proprement dit. "Le sujet doit non seulement être bien planifié, mais aussi très transparent. La plupart des applis promettent que les données sont supprimées dans un délai déterminé, mais il n'en va pas de même pour d'autres applications de confidentialité. Le respect de la vie privée varie également selon la culture, les institutions et les autorités", peut-on lire dans le rapport.Mais il y a également d'autres aspects, souvent liés au virus, qui jouent un rôle. Si un virus peut se propager fortement, avant qu'une infection ne soit observée, il devient rapidement impossible de tracer la chaîne des contaminations.Une appli de traçage de contacts doit aussi être considérée en combinaison avec d'autres mesures, telles une quarantaine des personnes diagnostiquées. Dans certains cas, il sera nécessaire de poursuivre le traçage plus d'un mois. Mais la culture d'une population, sa promptitude à suivre des mesures, sa confiance dans les autorités et les données massives jouent également un rôle important dans le développement et l'utilité d'une appli de ce genre.