Quiconque souffre de diabète, risque en raison d'une trop grande concentration de sucre dans le sang de contracter une rétinopathie diabétique et donc de perdre la vue. Cette affection peut être traitée, à condition de la déceler à temps. Voilà pourquoi les diabétiques doivent se soumettre chaque année à un contrôle chez un ophtalmologue.

Lors de ce contrôle, une photo de la rétine est réalisée, mais son analyse et son interprétation représentent un long et onéreux travail médical, ce qui engendre une certaine attente et un certain coût. Grâce à l'AI, l'UZ Leuven et VITO, conjointement avec trois hôpitaux (ZNA Middelheim, UZ Antwerpen et AZ Turnhout) veulent améliorer sensiblement la situation. Le projet, appelé E-CLAIR, est financé par le Diabetes Liga Onderzoeksfonds flamand.

Le projet a vu le jour il y a deux ans. Entre-temps, le logiciel d'identification correcte de l'affection est prêt, ce qui clôture le travail du centre de recherche VITO. L'objectif est à présent d'examiner jusqu'à la fin de 2022 s'il est suffisamment fiable pour simplifier le contrôle oculaire des diabétiques.

Avec et sans AI

Concrètement, 1.200 patients des trois hôpitaux participants seront testés de trois manières différentes. Il y a d'abord la façon classique, où un ophtalmologue prend une photo et l'analyse pour y découvrir d'éventuelles lésions. Il y a ensuite une nouvelle manière, où c'est l'AI qui juge au départ de la photo. Il y a enfin une formule combinée, où la photo est évaluée par l'AI, puis soumise à un oculiste en formation. Lors de l'analyse, tous les résultats sont encore et toujours vérifiés en fin de parcours par un ophtalmologue.

Le fait de recourir tant à l'AI qu'à une combinaison AI-médecin a aussi une raison. 'Nous observons que les modèles AI que nous utilisons à présent, sont incroyablement rigoureux', déclare la chercheuse Nele Gerrits (VITO).

'Ils indiquent trop rapidement qu'il est question de rétinopathie, alors que ce n'est pas le cas. Une solution pourrait dès lors consister en un contrôle manuel par un oculiste en formation. Dans le cadre de cette recherche, toutes les images seraient ensuite une fois encore analysées à l'UZ Leuven et réparties en catégories. Il serait ainsi possible de connaître le degré de précision exact du modèle AI.'

Pour créer le logiciel d'identification, VITO a utilisé plus d'un demi-million de photos de rétine, afin de mettre au point son modèle AI. Le logiciel qui en est sorti, se trouve à présent au sein de la spin-off MONA dirigée par Olivier Ménage.

Au terme de la recherche fin 2022, on saura si les modèles AI seront suffisamment fiables et quelle en sera l'efficience financière. Si tout se passe bien, les ophtalmologues seront alors dispensés d'un travail de routine au niveau de la recherche, ce qui générera des résultats plus rapides à moindre coût.

Quiconque souffre de diabète, risque en raison d'une trop grande concentration de sucre dans le sang de contracter une rétinopathie diabétique et donc de perdre la vue. Cette affection peut être traitée, à condition de la déceler à temps. Voilà pourquoi les diabétiques doivent se soumettre chaque année à un contrôle chez un ophtalmologue.Lors de ce contrôle, une photo de la rétine est réalisée, mais son analyse et son interprétation représentent un long et onéreux travail médical, ce qui engendre une certaine attente et un certain coût. Grâce à l'AI, l'UZ Leuven et VITO, conjointement avec trois hôpitaux (ZNA Middelheim, UZ Antwerpen et AZ Turnhout) veulent améliorer sensiblement la situation. Le projet, appelé E-CLAIR, est financé par le Diabetes Liga Onderzoeksfonds flamand.Le projet a vu le jour il y a deux ans. Entre-temps, le logiciel d'identification correcte de l'affection est prêt, ce qui clôture le travail du centre de recherche VITO. L'objectif est à présent d'examiner jusqu'à la fin de 2022 s'il est suffisamment fiable pour simplifier le contrôle oculaire des diabétiques.Concrètement, 1.200 patients des trois hôpitaux participants seront testés de trois manières différentes. Il y a d'abord la façon classique, où un ophtalmologue prend une photo et l'analyse pour y découvrir d'éventuelles lésions. Il y a ensuite une nouvelle manière, où c'est l'AI qui juge au départ de la photo. Il y a enfin une formule combinée, où la photo est évaluée par l'AI, puis soumise à un oculiste en formation. Lors de l'analyse, tous les résultats sont encore et toujours vérifiés en fin de parcours par un ophtalmologue.Le fait de recourir tant à l'AI qu'à une combinaison AI-médecin a aussi une raison. 'Nous observons que les modèles AI que nous utilisons à présent, sont incroyablement rigoureux', déclare la chercheuse Nele Gerrits (VITO).'Ils indiquent trop rapidement qu'il est question de rétinopathie, alors que ce n'est pas le cas. Une solution pourrait dès lors consister en un contrôle manuel par un oculiste en formation. Dans le cadre de cette recherche, toutes les images seraient ensuite une fois encore analysées à l'UZ Leuven et réparties en catégories. Il serait ainsi possible de connaître le degré de précision exact du modèle AI.'Pour créer le logiciel d'identification, VITO a utilisé plus d'un demi-million de photos de rétine, afin de mettre au point son modèle AI. Le logiciel qui en est sorti, se trouve à présent au sein de la spin-off MONA dirigée par Olivier Ménage.Au terme de la recherche fin 2022, on saura si les modèles AI seront suffisamment fiables et quelle en sera l'efficience financière. Si tout se passe bien, les ophtalmologues seront alors dispensés d'un travail de routine au niveau de la recherche, ce qui générera des résultats plus rapides à moindre coût.