Le procès avait été intenté par trois syndicats auprès du tribunal de Bologne et portait sur l'algorithme utilisé par Deliveroo pour attribuer les tâches à remplir par les coursiers. Cet algorithme attribue aux coursiers un 'score de réputation', qui régresse si les coursiers décommandent une tâche à accomplir dans un délai inférieur à 24 heures. La raison de cette décommande ne joue pas un rôle, ce qui enfreint la loi italienne sur le travail, qui donne aux gens le droit de ne pas travailler en cas de maladie ou de grève par exemple.

Deliveroo doit à présent verser un dédommagement d'un montant de 50.000 euros. La plate-forme déclare dans un communiqué adressé au site technologique TechCrunch qu'elle n'utilise pas le score de réputation incriminé.

La 'gig economy' sous pression

La sentence peut s'avérer importante dans la mesure où elle met, surtout en Europe, la pression sur les algorithmes utilisés par nombre de ces plates-formes qualifiées de 'gig economy' (économie des petits boulots), qui ne tiennent souvent pas compte de la législation locale sur le travail. Ces derniers mois, des syndicats et des chauffeurs ont du reste intenté plusieurs procès similaires. Au tribunal d'Amsterdam par exemple, une affaire est en cours, initiée par deux chauffeurs d'Uber qui veulent accéder aux algorithmes qui leur proposent des courses, parce que selon eux, ils feraient aussi preuve de discrimination.

Le procès avait été intenté par trois syndicats auprès du tribunal de Bologne et portait sur l'algorithme utilisé par Deliveroo pour attribuer les tâches à remplir par les coursiers. Cet algorithme attribue aux coursiers un 'score de réputation', qui régresse si les coursiers décommandent une tâche à accomplir dans un délai inférieur à 24 heures. La raison de cette décommande ne joue pas un rôle, ce qui enfreint la loi italienne sur le travail, qui donne aux gens le droit de ne pas travailler en cas de maladie ou de grève par exemple.Deliveroo doit à présent verser un dédommagement d'un montant de 50.000 euros. La plate-forme déclare dans un communiqué adressé au site technologique TechCrunch qu'elle n'utilise pas le score de réputation incriminé.La 'gig economy' sous pressionLa sentence peut s'avérer importante dans la mesure où elle met, surtout en Europe, la pression sur les algorithmes utilisés par nombre de ces plates-formes qualifiées de 'gig economy' (économie des petits boulots), qui ne tiennent souvent pas compte de la législation locale sur le travail. Ces derniers mois, des syndicats et des chauffeurs ont du reste intenté plusieurs procès similaires. Au tribunal d'Amsterdam par exemple, une affaire est en cours, initiée par deux chauffeurs d'Uber qui veulent accéder aux algorithmes qui leur proposent des courses, parce que selon eux, ils feraient aussi preuve de discrimination.