Voilà ce qu'annonce le site d'actualités suisse The Local. L'homme est officiellement accusé d'avoir placé des 'j'aime' à côté de huit messages publiés sur Facebook par diverses organisations de défense des droits des animaux. Elles accusent Erwin Kessler, le président d'une autre organisation de défense des droits des animaux (Vereins gegen Tierfabriken), de racisme et d'antisémitisme.

L'argumentation des avocats de Kessler réside dans le fait que l'accusé a, en plaçant des 'j'aime' à coté des messages en question, rendu leur contenu bien visible pour un grand nombre de gens. Il aurait ainsi voulu nuire délibérément à leur client sans raison fondée.

Kessler a intenté cinq procès similaires à huit autres personnes. Selon les avocats de la défense, Kessler a dans le passé aussi été condamné pour racisme.

Il s'agit là du premier procès du genre en Suisse. Si l'homme est condamné pour avoir 'aimé' ce contenu spécifique, cela pourrait créer un précédent pour d'autres jugements rendus en matière de liberté d'expression sur internet.

En outre, cette affaire constitue un très bon exemple de l'effet Streisand, par lequel une tentative de dissimuler des informations génère assez ironiquement davantage d'attention (des médias). Il en résulte que beaucoup plus de gens s'intéressent aux informations qu'on tentait dans un premier temps de dissimuler.