L'organisation non marchande internationale Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport sur son site web, dans lequel elle révèle des pratiques discriminatoires sur base du sexe en Chine. C'est ainsi que le moteur de recherche chinois Baidu recherchait en mars de l'année dernière "des hommes capables de travailler sous pression, disponibles pendant les week-ends, les vacances et pour les pauses de nuit."

'Cas uniques'

Selon le rapport, des entreprises chinoises excluent a priori les femmes dans le descriptif de leurs offres d'emploi, avant même donc qu'elles reçoivent une chance de prouver leur valeur dans un entretien face à face. Pourtant la discrimination basée sur le sexe est officiellement interdite par la loi en Chine, rappelle le site d'infos The Verge. Le pays ne stipule cependant pas concrètement et clairement quelles pratiques constituent des transgressions. En outre, les contrevenants sont rarement poursuivis.

Un porte-parole de Baidu a réagi de la manière suivante vis-à-vis du rapport de The Verge: "Nous accordons de l'attention à l'important travail réalisé par notre personnel féminin au sein de notre organisation. Nous regrettons aussi que le descriptif de nos offres d'emploi ne corresponde pas aux valeurs de Baidu." Enfin, le moteur de recherche se défend en affirmant que les offres d'emploi en question constituent des "cas uniques" et qu'elles ont été directement retirées après la publication du rapport de HRW.

'Les filles d'Huawei'

Le fabricant de smartphones Huawei est lui aussi pointé du doigt. L'entreprise est accusée d'utiliser des femmes pour attirer des collaborateurs potentiels masculins. "Lors de la journée portes ouvertes [un événement ciblant l'emploi chez Huawei, ndlr], des chefs d'entreprise fiers et puissants s'adresseront à vous, mais ensuite, de jolies filles d'Huawei seront là pour accompagner tout le monde", tel est le message véhiculé par une annonce parue à l'occasion de cette journée. Huawei n'a provisoirement pas encore réagi au rapport de The Verge.