Lorsqu'un utilisateur de Lusha visite un profil de LinkedIn et clique sur le plugin, Lusha recherche dans les bases de données en ligne l'information de contact. Celle-ci n'est du reste pas toujours correcte. L'avocat et professeur en respect de la vie privée néerlandais Gerrit-Jan Zwenne soupçonne que cette opération enfreigne l'ordonnance générale en matière de protection des données aux Pays-Bas.

'Si vous traitez et proposez des données personnelles, vous devez en avoir au préalable informé les propriétaires', déclare-t-il à Trouw. Lusha ne le fait pas. Ce n'est que si quelqu'un apprend que ses données sont connues chez Lusha qu'il peut introduire une demande de suppression.

'Pas besoin d'autorisation'

L'entreprise américano-israélienne à l'initiative du plugin prétend qu'elle ne doit pas solliciter d'autorisation pour collecter des données de contact. 'Le fondement même de Lusha est un intérêt légitime de proposer ses services aux utilisateurs', écrit Lusha sur son site. Selon Zwenne, ce type d'intérêt légitime doit cependant toujours être pondéré eu égard au respect de la vie privée des personnes à propos desquelles des données sont collectées.

Lors d'un test du plugin, le rédacteur de Trouw a pu retrouver notamment des numéros privés de politiciens, d'influenceurs, voire d'un membre de la direction de l'Autoriteit Persoonsgegevens néerlandaise.

Lorsqu'un utilisateur de Lusha visite un profil de LinkedIn et clique sur le plugin, Lusha recherche dans les bases de données en ligne l'information de contact. Celle-ci n'est du reste pas toujours correcte. L'avocat et professeur en respect de la vie privée néerlandais Gerrit-Jan Zwenne soupçonne que cette opération enfreigne l'ordonnance générale en matière de protection des données aux Pays-Bas.'Si vous traitez et proposez des données personnelles, vous devez en avoir au préalable informé les propriétaires', déclare-t-il à Trouw. Lusha ne le fait pas. Ce n'est que si quelqu'un apprend que ses données sont connues chez Lusha qu'il peut introduire une demande de suppression.L'entreprise américano-israélienne à l'initiative du plugin prétend qu'elle ne doit pas solliciter d'autorisation pour collecter des données de contact. 'Le fondement même de Lusha est un intérêt légitime de proposer ses services aux utilisateurs', écrit Lusha sur son site. Selon Zwenne, ce type d'intérêt légitime doit cependant toujours être pondéré eu égard au respect de la vie privée des personnes à propos desquelles des données sont collectées.Lors d'un test du plugin, le rédacteur de Trouw a pu retrouver notamment des numéros privés de politiciens, d'influenceurs, voire d'un membre de la direction de l'Autoriteit Persoonsgegevens néerlandaise.