Anthony Levandowski, un ex-ingénieur de la division Waymo de Google s'occupant de voitures autonomes, est cité à comparaître par le procureur de la Californie du Nord. Il aurait dérobé des secrets industriels chez son ancien employeur et tenté de les revendre.

Levandowski a travaillé pour la filiale de Google, Waymo, une pionnière dans le domaine des voitures autonomes, avant de s'en aller pour créer sa propre entreprise appelée Otto. Cette dernière s'est spécialisée dans les camions autonomes. L'homme a cependant rapidement revendu sa start-up pour 680 millions de dollars à Uber, où il dirigea la recherche sur les voitures autonomes.

Aux termes de la plainte actuelle, Levandowki aurait sciemment volé des secrets industriels liés à la technologie du lidar que Google utilise dans ses voitures autonomes. La plainte souligne notamment que Levandowski était en train de négocier avec Uber en septembre 2015 déjà, soit quatre mois avant qu'il ne quitte Google. Durant son dernier mois de travail chez Google, Levandowski aurait téléchargé 14.000 fichiers contenant des informations sur le matériel utilisé par Waymo dans ses voitures autonomes. Il aurait rapatrié ces fichiers du Google Drive sur son lieu de travail et les aurait transférés de son ordinateur portable de fonction vers son ordinateur personnel.

"Nous avons tous le droit de changer de travail, mais personne n'a le droit de se remplir les poches avant de partir. Le vol n'est pas une innovation", écrit le procureur public David L. Anderson dans un communiqué.

Si la plainte fait parler d'elle, c'est parce qu'elle porte sur le même genre de revendications qu'il y a deux ans déjà. A l'époque, Google avait intenté un procès à Uber au motif que Levandowski aurait emporté plus de 14.000 fichiers confidentiels lors de son départ. Selon Google, Uber exploita ces informations à des fins de développement plus rapide. Levandowski fut licencié par Uber en 2017, et le procès aboutit à un arrangement d'un montant de quelque 244 millions d'euros, et à la promesse qu'Uber n'utiliserait plus de matériel ou de logiciels puisés dans les fichiers de Waymo.

L'affaire reçoit donc aujourd'hui une suite judiciaire officielle.