"Assez de parlotes, assez d'excuses", a déclaré le ministre Le Maire, selon l'agence Reuters, dans une interview accordée à Public Senat TV, le canal du sénat français. "Comme toujours en Europe, il y a un manque de volonté politique, alors que toutes les questions techniques sont résolues."

Dans ses propos, il aborde la taxe que l'Europe entend imposer aux grandes entreprises étrangères qui proposent leurs services numériques sur le Vieux Continent, mais qui sur papier enregistrent très peu de bénéfice, parce qu'elles transfèrent l'argent par le truchement de diverses constructions (légales) et ne sont de ce fait pas ou à peine taxées.

L'Europe prépare par conséquent une taxe correspondant pour ces grandes entreprises à trois pour cent de leur chiffre d'affaires (et non plus de leur bénéfice). Mais le débat européen traîne depuis des années déjà.

Selon Le Maire, ce sont principalement les plus petits pays tels le Luxembourg et l'Irlande, qui s'opposent aux propositions. Ils appliquent en effet souvent des tarifs plus avantageux, ce qui fait que des géants comme Google, Amazon, Facebook ou Apple installent précisément leur siège européen dans ces pays. Le ministre français fait enfin observer qu'une PME en France ou en Allemagne paie en moyenne quatorze pour cent d'impôts en plus que les géants technologiques américains.