L'ECTA est l'abréviation de l'European Competitive Telecommunications Association et compte dans ses rangs des membres tels Iliad et Bouygues (France), Colt, Eurofiber et Masmovil (Espagne). Le président de cette organisation est le Belge Luc Hindryckx, ex-président du régulateur télécom IBPT.

Dans une lettre ouverte, l'organisation avertit de ne pas rejeter les acteurs chinois pour des raisons politiques. Dans la pratique, il s'agit d'Huawei et de ZTE, même si aucun nom n'est cité. Mais l'ECTA signale que le passage de 5 acteurs à 3 (Nokia, Ericsson et Samsung) peut être préjudiciable.

Sur papier, Huawei et ZTE sont rarement réfutés explicitement. Mais l'Europe incite à la prudence avec les acteurs non-européens. Dans plusieurs états membres, dont la Belgique, on applique le principe selon lequel ces acteurs ne peuvent être présents que pour un tiers dans les réseaux. Ce n'est pas un arrêt explicite, mais suffisant quand même pour les laisser de côté ou pour, dans le flou, choisir d'autres acteurs, ce qui entraîne une réduction de la concurrence et de l'innovation, selon l'ECTA.

Il est important ici d'apporter la nuance, selon laquelle Huawei elle-même est membre de l'ECTA. Mais son président Luc Hindryckx précise à Data News que la demande de la lettre ouverte émane de plusieurs membres: "Ils sont confrontés au fait qu'ils ne peuvent plus recourir aux acteurs chinois ou qu'il règne à tout le moins de l'incertitude à leur propos. Et il n'est en outre pas uniquement question d'Huawei, mais aussi de ZTE."

Il est malaisé de chiffrer le coût supplémentaire que cela va générer. C'est ainsi que Proximus vient récemment de prendre congé d'Huawei pour la rénovation de son réseau dans les années à venir. Mais Hindryckx nuance en disant qu'en France, l'opérateur Bouygues a déjà sollicité des indemnités à l'Etat français pour le rejet des acteurs chinois.

"Cela va au-delà du simple coût du réseau. Je suis les acteurs chinois depuis des années déjà et sur certains plans, ils s'avèrent meilleurs ou plus efficients. Cela a aussi son importance. La 5G doit veiller à ce que chaque secteur puisse numériser. Si vous retirez quelques acteurs, vous courez le risque que la numérisation prenne du retard ou s'effectue différemment."

Mais le principal argument qui est brandi, c'est qu'il n'a jamais pu être démontré que les fournisseurs chinois impliquent des risques, selon Hindryckx. "Il n'y a aucune preuve, ce qui pose problème. Nous devons nous baser sur des faits. Or si on diminue la concurrence et si on retire des acteurs expérimentés, cela impactera négativement toutes les entreprises", conclut le président de l'ECTA.

L'ECTA est l'abréviation de l'European Competitive Telecommunications Association et compte dans ses rangs des membres tels Iliad et Bouygues (France), Colt, Eurofiber et Masmovil (Espagne). Le président de cette organisation est le Belge Luc Hindryckx, ex-président du régulateur télécom IBPT.Dans une lettre ouverte, l'organisation avertit de ne pas rejeter les acteurs chinois pour des raisons politiques. Dans la pratique, il s'agit d'Huawei et de ZTE, même si aucun nom n'est cité. Mais l'ECTA signale que le passage de 5 acteurs à 3 (Nokia, Ericsson et Samsung) peut être préjudiciable.Sur papier, Huawei et ZTE sont rarement réfutés explicitement. Mais l'Europe incite à la prudence avec les acteurs non-européens. Dans plusieurs états membres, dont la Belgique, on applique le principe selon lequel ces acteurs ne peuvent être présents que pour un tiers dans les réseaux. Ce n'est pas un arrêt explicite, mais suffisant quand même pour les laisser de côté ou pour, dans le flou, choisir d'autres acteurs, ce qui entraîne une réduction de la concurrence et de l'innovation, selon l'ECTA.Il est important ici d'apporter la nuance, selon laquelle Huawei elle-même est membre de l'ECTA. Mais son président Luc Hindryckx précise à Data News que la demande de la lettre ouverte émane de plusieurs membres: "Ils sont confrontés au fait qu'ils ne peuvent plus recourir aux acteurs chinois ou qu'il règne à tout le moins de l'incertitude à leur propos. Et il n'est en outre pas uniquement question d'Huawei, mais aussi de ZTE."Il est malaisé de chiffrer le coût supplémentaire que cela va générer. C'est ainsi que Proximus vient récemment de prendre congé d'Huawei pour la rénovation de son réseau dans les années à venir. Mais Hindryckx nuance en disant qu'en France, l'opérateur Bouygues a déjà sollicité des indemnités à l'Etat français pour le rejet des acteurs chinois."Cela va au-delà du simple coût du réseau. Je suis les acteurs chinois depuis des années déjà et sur certains plans, ils s'avèrent meilleurs ou plus efficients. Cela a aussi son importance. La 5G doit veiller à ce que chaque secteur puisse numériser. Si vous retirez quelques acteurs, vous courez le risque que la numérisation prenne du retard ou s'effectue différemment."Mais le principal argument qui est brandi, c'est qu'il n'a jamais pu être démontré que les fournisseurs chinois impliquent des risques, selon Hindryckx. "Il n'y a aucune preuve, ce qui pose problème. Nous devons nous baser sur des faits. Or si on diminue la concurrence et si on retire des acteurs expérimentés, cela impactera négativement toutes les entreprises", conclut le président de l'ECTA.