Quiconque prête sa carte de banque et/ou son compte bancaire en échange d'argent, est appelé en jargon une mule financière. Des criminels y ont recours pour transférer de l'argent volé (par hameçonnage ou phishing, ndlr) ou pour retirer du cash. Un jeune sur dix serait prêt à servir de mule financière. Chez les garçons, on atteint même les 14 pour cent, quasiment le double que chez les filles (8 pour cent).

Les jeunes sont généralement approchés via les réseaux sociaux, lors de sorties ou à proximité des écoles. Mais Febelfin lance une mise en garde: être mule financière, c'est illégal et cela peut être poursuivi. Si la mule est un mineur d'âge, ce sont souvent ses parents qui sont tenus pour responsables. Ils risquent donc de devoir rembourser l'argent volé à la victime et, en plus, de se voir infliger une solide amende. Les banques peuvent également refuser d'encore prester des services à une mule financière.

En outre, la compensation pécuniaire promise est couramment mensongère. Les personnes qui servent de mule financière, voient souvent leur compte pillé et deviennent les victimes de menaces physiques. Cinq pour cent des jeunes disent eux-mêmes avoir déjà été approchés par des escrocs, alors que 9 pour cent déclarent connaître d'autres jeunes à qui on a demandé de jouer les mules. Quasiment un quart (23 pour cent) de ceux qui ont été approchés, ont accepté, selon Febelfin.

Pour prévenir les jeunes, la fédération bancaire lance pour la deuxième année consécutive une campagne consacrée aux mules financières. Cette fois sur Instagram, en collaboration avec toute une série d'influenceurs connus.