Vince Cable est un politicien britannique qui fut de 2010 à 2015 dans le gouvernement de David Cameron secrétaire d'Etat en charge des entreprises et de l'industrie. Tant avant qu'après cette période, il siégea au Parlement, où il fut jusqu'en 2019 à la tête des 'Liberal Democrats'.

Lors d'un événement organisé lundi dernier, il se livra, selon Euractiv, à une déclaration étonnante à propos du bannissement d'Huawei des réseaux 5G britanniques. Selon lui, ce choix 'fut dicté par des impératifs américains'.

Le gouvernement Johnson décida en juillet 2020 que l'équipement d'Huawei devait à l'horizon 2027 complètement disparaître des réseaux mobiles britanniques et ce, sur le conseil du National Cyber Security Center (NCSC). Dans les mois qui suivirent, plusieurs autres pays européens, dont la Belgique, lui emboîtèrent le pas. Formellement, l'équipement d'Huawei n'est pas interdit, mais la réglementation est telle que la technologie de cette entreprise ne peut être utilisée que partiellement. Il en résulte que pour les opérateurs télécoms, il est plus intéressant de se tourner vers Ericsson ou Nokia par exemple.

'Aucun risque'

En outre, Cable aurait indiqué que durant son mandat de secrétaire d'Etat, les services de renseignements et de sécurité lui avaient à plusieurs reprises assuré qu'il n'y avait aucun risque d'utiliser les services d'Huawei.

Ces propos ont de quoi surprendre dans la mesure où la plupart des politiciens évoquent des risques pour la sécurité lorsqu'il est question d'Huawei. L'argument est que si Huawei détient une place proéminente dans les réseaux télécoms, comme ce fut le cas ces 15 dernières années pour la 3G et la 4G, l'entreprise pourrait se livrer à de l'espionnage au profit de son pays, la Chine.

Ces suspicions n'ont du reste jamais été vraiment démontrées. Du côté des Etats-Unis, qui furent eux-mêmes et plusieurs fois attrapés pour des faits d'espionnage, on met depuis plus de dix ans la pression sur l'Europe, afin qu'elle bannisse l'entreprise chinoise. Le pays a chaque joué la carte de la sécurité, tout en maintenant la pression en déclarant qu'il pourrait partager moins de données avec ses partenaires, s'ils utilisaient des lignes de communication intégrant de l'équipement d'Huawei.

Vince Cable est un politicien britannique qui fut de 2010 à 2015 dans le gouvernement de David Cameron secrétaire d'Etat en charge des entreprises et de l'industrie. Tant avant qu'après cette période, il siégea au Parlement, où il fut jusqu'en 2019 à la tête des 'Liberal Democrats'.Lors d'un événement organisé lundi dernier, il se livra, selon Euractiv, à une déclaration étonnante à propos du bannissement d'Huawei des réseaux 5G britanniques. Selon lui, ce choix 'fut dicté par des impératifs américains'.Le gouvernement Johnson décida en juillet 2020 que l'équipement d'Huawei devait à l'horizon 2027 complètement disparaître des réseaux mobiles britanniques et ce, sur le conseil du National Cyber Security Center (NCSC). Dans les mois qui suivirent, plusieurs autres pays européens, dont la Belgique, lui emboîtèrent le pas. Formellement, l'équipement d'Huawei n'est pas interdit, mais la réglementation est telle que la technologie de cette entreprise ne peut être utilisée que partiellement. Il en résulte que pour les opérateurs télécoms, il est plus intéressant de se tourner vers Ericsson ou Nokia par exemple.En outre, Cable aurait indiqué que durant son mandat de secrétaire d'Etat, les services de renseignements et de sécurité lui avaient à plusieurs reprises assuré qu'il n'y avait aucun risque d'utiliser les services d'Huawei.Ces propos ont de quoi surprendre dans la mesure où la plupart des politiciens évoquent des risques pour la sécurité lorsqu'il est question d'Huawei. L'argument est que si Huawei détient une place proéminente dans les réseaux télécoms, comme ce fut le cas ces 15 dernières années pour la 3G et la 4G, l'entreprise pourrait se livrer à de l'espionnage au profit de son pays, la Chine.Ces suspicions n'ont du reste jamais été vraiment démontrées. Du côté des Etats-Unis, qui furent eux-mêmes et plusieurs fois attrapés pour des faits d'espionnage, on met depuis plus de dix ans la pression sur l'Europe, afin qu'elle bannisse l'entreprise chinoise. Le pays a chaque joué la carte de la sécurité, tout en maintenant la pression en déclarant qu'il pourrait partager moins de données avec ses partenaires, s'ils utilisaient des lignes de communication intégrant de l'équipement d'Huawei.