IronNet se joint en effet à LGL Systems Acquisition pour être cotée au New York Stock Exchange. L'entreprise pourra ainsi récolter de l'argent pour poursuivre sa croissance tant nationale (aux Etats-Unis) qu'internationale.

L'entreprise américaine propose des services de cyber-sécurité et est surtout connue parce qu'elle est dirigée par l'ex-général américain Keith Alexander, qui a des années durant été à la tête de la NSA. C'est sous sa direction que date le programme Prism destiné à espionner des millions d'Américains et d'Européens par le truchement de firmes technologiques comme Microsoft, Apple, Google, Yahoo, Facebook, AOL et d'autres encore. Ces pratiques furent révélées en 2013 par le lanceur d'alertes Edward Snowden.

Moyen d'investissement

LGL Systems Acquisition est depuis quelque temps déjà cotée en bourse et est, à l'entendre, active dans le domaine de la défense. Mais de son descriptif, il ressort qu'il s'agit surtout d'une construction qui a été mise en oeuvre pour permettre à des entreprises telles IronNet de trouver des investisseurs.

Elle qualifie du reste sa mission de la manière suivante: 'reprendre une entreprise pouvant servir de plate-forme en vue de proposer un fournisseur entièrement intégré de produits et de services de défense et ce, dans l'intérêt des Etats-Unis'. L'entreprise se décrit littéralement comme ayant été créée dans le but de faciliter des rachats ou des échanges d'actions.

'Course aux armements numériques'

'Nous sommes au début d'une course aux armements numériques, où les opposants recourent à des attaques contre la cyber-sécurité en tant que moyen de provoquer des dommages allant jusqu'à la destruction, la collecte d'informations et le chantage, ce qui fait qu'ils représentent une menace économique pour les secteurs tant public que privé', indique le général Keith Alexander dans un communiqué à propos de l'entrée à la bourse. Alexander est à la fois fondateur, président et co-CEO d'IronNet.

'Pour contrer cela, les organisations doivent souvent se défendre avec des moyens limités contre des pirates d'Etat grassement payés, qui préparent et lancent des attaques en groupe durant une longue période.'

Une solide dose d'ironie

Voilà une réflexion pour le moins singulière quand on sait qu'Alexander est en grande partie coupable de pratiques qu'il veut à présent étouffer avec son entreprise. Alors qu'il dirigeait la NSA, les Etats-Unis lançaient déjà régulièrement des cyber-attaques contre d'autres pays. En outre, des citoyens, institutions et chefs d'Etat tant américains qu'étrangers furent massivement mis sur écoute.

La NSA causa également pas mal de dégâts au niveau de la cyber-sécurité. C'est ainsi qu'elle collecta des failles 'zero day' (non encore connues publiquement) pour pouvoir s'infiltrer. Mais ces brèches furent ensuite aussi exploitées par d'autres pirates. La négligence dont la NSA fit preuve dans sa façon d'en informer les entreprises concernées, a vraiment fait le jeu des pirates russes.

En résumé, Alexander est l'homme qui a fait fi des problèmes légaux et éthiques en vue de mettre en danger la confidentialité et la cyber-sécurité de personnes, entreprises et pouvoirs publics de pays amis, et qui a été ainsi à l'origine du plus grand scandale en matière de respect de la vie privée des trente dernières années. Or c'est ce même homme qui propose à présent des services de cyber-sécurité, ce qui revient à dire que son entreprise va contrôler l'infrastructure d'autres firmes. Par ailleurs, Alexander est également membre du conseil d'administration d'Amazon.

IronNet se joint en effet à LGL Systems Acquisition pour être cotée au New York Stock Exchange. L'entreprise pourra ainsi récolter de l'argent pour poursuivre sa croissance tant nationale (aux Etats-Unis) qu'internationale.L'entreprise américaine propose des services de cyber-sécurité et est surtout connue parce qu'elle est dirigée par l'ex-général américain Keith Alexander, qui a des années durant été à la tête de la NSA. C'est sous sa direction que date le programme Prism destiné à espionner des millions d'Américains et d'Européens par le truchement de firmes technologiques comme Microsoft, Apple, Google, Yahoo, Facebook, AOL et d'autres encore. Ces pratiques furent révélées en 2013 par le lanceur d'alertes Edward Snowden.Moyen d'investissementLGL Systems Acquisition est depuis quelque temps déjà cotée en bourse et est, à l'entendre, active dans le domaine de la défense. Mais de son descriptif, il ressort qu'il s'agit surtout d'une construction qui a été mise en oeuvre pour permettre à des entreprises telles IronNet de trouver des investisseurs.Elle qualifie du reste sa mission de la manière suivante: 'reprendre une entreprise pouvant servir de plate-forme en vue de proposer un fournisseur entièrement intégré de produits et de services de défense et ce, dans l'intérêt des Etats-Unis'. L'entreprise se décrit littéralement comme ayant été créée dans le but de faciliter des rachats ou des échanges d'actions.'Course aux armements numériques''Nous sommes au début d'une course aux armements numériques, où les opposants recourent à des attaques contre la cyber-sécurité en tant que moyen de provoquer des dommages allant jusqu'à la destruction, la collecte d'informations et le chantage, ce qui fait qu'ils représentent une menace économique pour les secteurs tant public que privé', indique le général Keith Alexander dans un communiqué à propos de l'entrée à la bourse. Alexander est à la fois fondateur, président et co-CEO d'IronNet.'Pour contrer cela, les organisations doivent souvent se défendre avec des moyens limités contre des pirates d'Etat grassement payés, qui préparent et lancent des attaques en groupe durant une longue période.' Une solide dose d'ironieVoilà une réflexion pour le moins singulière quand on sait qu'Alexander est en grande partie coupable de pratiques qu'il veut à présent étouffer avec son entreprise. Alors qu'il dirigeait la NSA, les Etats-Unis lançaient déjà régulièrement des cyber-attaques contre d'autres pays. En outre, des citoyens, institutions et chefs d'Etat tant américains qu'étrangers furent massivement mis sur écoute.La NSA causa également pas mal de dégâts au niveau de la cyber-sécurité. C'est ainsi qu'elle collecta des failles 'zero day' (non encore connues publiquement) pour pouvoir s'infiltrer. Mais ces brèches furent ensuite aussi exploitées par d'autres pirates. La négligence dont la NSA fit preuve dans sa façon d'en informer les entreprises concernées, a vraiment fait le jeu des pirates russes.En résumé, Alexander est l'homme qui a fait fi des problèmes légaux et éthiques en vue de mettre en danger la confidentialité et la cyber-sécurité de personnes, entreprises et pouvoirs publics de pays amis, et qui a été ainsi à l'origine du plus grand scandale en matière de respect de la vie privée des trente dernières années. Or c'est ce même homme qui propose à présent des services de cyber-sécurité, ce qui revient à dire que son entreprise va contrôler l'infrastructure d'autres firmes. Par ailleurs, Alexander est également membre du conseil d'administration d'Amazon.