Bosworth travaille depuis le début chez Facebook et se focalise actuellement surtout sur le matériel. L'année prochaine, il deviendra CTO de Meta, la société-mère de Facebook et de ses filiales et entreprises soeurs. Dans une interview accordée à Axios/HBO, il écarte d'un geste de la main le fait que Facebook soit la cause des problèmes actuels de désinformation en matière notamment de corona, de vaccination et de politique.

'Ce sont les personnes individuelles qui choisissent de croire quelque chose ou non. Ce sont elles qui choisissent de partager telle ou telle chose ou non', affirme Bosworth. Et d'ajouter notamment que c'est à elles de choisir d'écouter des informations officielles ou des sources moins fiables relayées par des amis ou de la famille. 'C'est leur choix. Elles sont libres d'agir ainsi. C'est avec elles que vous avez un problème, pas avec Facebook.' Il prétend en outre que Facebook a mené l'une des plus vastes campagnes au monde en vue d'orienter les utilisateurs vers les informations officielles dans leur pays.

Mais ces propos méritent quand même de sérieuses objections et démontrent une fois encore comment Facebook provoque ou renforce des problèmes pour lesquels sa plate-forme aime souligner qu'elle n'assume aucune responsabilité.

C'est ainsi que dans les années écoulées, il est apparu plusieurs fois que Facebook intervenait nettement trop tard dans des problèmes. En 2016, elle n'avait ainsi pas vu qu'au départ de la Russie, des annonces étaient publiées sur sa plate-forme avec de la désinformation faisant obstacle aux élections américaines. Mais aujourd'hui encore, elle refuse de limiter les propos ou annonces de politiciens qui propagent du contenu incorrect. L'entreprise ne parvient pas non plus à identifier suffisamment les publicités à caractère politique, comme il est apparu la semaine dernière encore d'une enquête coréalisée par la KU Leuven.

Bosworth présente aussi l'argument, selon lequel tout un chacun est libre d'avoir sa propre opinion. 'Je ne me sens pas à l'aise vis-à-vis de réflexions de certains, parce que je n'apprécie pas ce qu'ils disent', déclare-t-il à Axios. Il nous faut cependant ici nuancer ces propos dans la mesure où Facebook censure bien des projets de recherche qui collectent par eux-mêmes des données pour étudier des publicités sur la plate-forme. En même temps, l'entreprise a disposé pendant longtemps d'une sorte de liste VIP de personnes qui pouvaient continuer d'enfreindre les règles, sans que Facebook n'intervienne. Entre-temps, il apparaît également que sur Facebook, il y a beaucoup plus d'interaction avec du contenu posté contenant de la désinformation.

A considérer de nouveau comme un problème général

Il nous faut ajouter ici qu'il s'agit là d'un modus operandi bien connu de Facebook. Lorsqu'au début de cette année, circulaient les données de 500 millions d'utilisateurs collectées illégalement sur Facebook, Data News avait constaté que l'entreprise avait été informée du problème des années avant, mais qu'elle n'y avait accordé aucune priorité. Un mail interne que notre rédaction avait alors reçu par mégarde, affirmait noir sur blanc que Facebook voulait considérer ce genre d'incident comme un problème sectoriel, quelque chose qui arrive régulièrement.

En l'occurrence, Bosworth fait à présent exactement pareil: le fait qu'il est plus aisé que jamais de partager de la désinformation avec de grands groupes, alors que Facebook exerce trop peu de contrôle sur sa plate-forme, est présenté comme un problème sociétal.

Bosworth travaille depuis le début chez Facebook et se focalise actuellement surtout sur le matériel. L'année prochaine, il deviendra CTO de Meta, la société-mère de Facebook et de ses filiales et entreprises soeurs. Dans une interview accordée à Axios/HBO, il écarte d'un geste de la main le fait que Facebook soit la cause des problèmes actuels de désinformation en matière notamment de corona, de vaccination et de politique.'Ce sont les personnes individuelles qui choisissent de croire quelque chose ou non. Ce sont elles qui choisissent de partager telle ou telle chose ou non', affirme Bosworth. Et d'ajouter notamment que c'est à elles de choisir d'écouter des informations officielles ou des sources moins fiables relayées par des amis ou de la famille. 'C'est leur choix. Elles sont libres d'agir ainsi. C'est avec elles que vous avez un problème, pas avec Facebook.' Il prétend en outre que Facebook a mené l'une des plus vastes campagnes au monde en vue d'orienter les utilisateurs vers les informations officielles dans leur pays.Mais ces propos méritent quand même de sérieuses objections et démontrent une fois encore comment Facebook provoque ou renforce des problèmes pour lesquels sa plate-forme aime souligner qu'elle n'assume aucune responsabilité.C'est ainsi que dans les années écoulées, il est apparu plusieurs fois que Facebook intervenait nettement trop tard dans des problèmes. En 2016, elle n'avait ainsi pas vu qu'au départ de la Russie, des annonces étaient publiées sur sa plate-forme avec de la désinformation faisant obstacle aux élections américaines. Mais aujourd'hui encore, elle refuse de limiter les propos ou annonces de politiciens qui propagent du contenu incorrect. L'entreprise ne parvient pas non plus à identifier suffisamment les publicités à caractère politique, comme il est apparu la semaine dernière encore d'une enquête coréalisée par la KU Leuven.Bosworth présente aussi l'argument, selon lequel tout un chacun est libre d'avoir sa propre opinion. 'Je ne me sens pas à l'aise vis-à-vis de réflexions de certains, parce que je n'apprécie pas ce qu'ils disent', déclare-t-il à Axios. Il nous faut cependant ici nuancer ces propos dans la mesure où Facebook censure bien des projets de recherche qui collectent par eux-mêmes des données pour étudier des publicités sur la plate-forme. En même temps, l'entreprise a disposé pendant longtemps d'une sorte de liste VIP de personnes qui pouvaient continuer d'enfreindre les règles, sans que Facebook n'intervienne. Entre-temps, il apparaît également que sur Facebook, il y a beaucoup plus d'interaction avec du contenu posté contenant de la désinformation.Il nous faut ajouter ici qu'il s'agit là d'un modus operandi bien connu de Facebook. Lorsqu'au début de cette année, circulaient les données de 500 millions d'utilisateurs collectées illégalement sur Facebook, Data News avait constaté que l'entreprise avait été informée du problème des années avant, mais qu'elle n'y avait accordé aucune priorité. Un mail interne que notre rédaction avait alors reçu par mégarde, affirmait noir sur blanc que Facebook voulait considérer ce genre d'incident comme un problème sectoriel, quelque chose qui arrive régulièrement.En l'occurrence, Bosworth fait à présent exactement pareil: le fait qu'il est plus aisé que jamais de partager de la désinformation avec de grands groupes, alors que Facebook exerce trop peu de contrôle sur sa plate-forme, est présenté comme un problème sociétal.