Le Néerlandais avait développé des maliciels permettant de contaminer des fichiers Word et Excel. Les victimes, qui téléchargeaient ces fichiers, installaient en fait le malware sur leur propre ordinateur, ce qui fait que des criminels pouvaient alors en dérober des données ou lancer des cyber-attaques.

Le suspect a proposé son logiciel 'Rubella' à des sites de piratage russes. Mais en agissant ainsi, il attira l'attention du chercheur John Fokker de la firme de cyber-sécurité McAfee en postant une capture d'écran d'une version en néerlandais de Word. "Une stupidité de sa part, car sans cela, il aurait probablement été plus malaisé de le découvrir", déclare Fokker au journal De Telegraaf. "Seul un faible pourcentage de la population mondiale parle le néerlandais, et une portion encore moindre de cybercriminels l'utilise", poursuit-il dans un communiqué posté sur son blog, où il explique comment le suspect a opéré précisément.

Après une enquête plus approfondie, l'homme d'Utrecht fut démasqué et arrêté. Lors de la descente de la police, celle-ci remarqua qu'il ne s'occupait pas uniquement de logiciels de piratage. Elle trouva en effet à son domicile des dizaines de cartes de crédit, de même que des données d'accès à des milliers de sites web, ainsi que 20.000 euros en crypto-espèces. Le suspect devrait être bientôt présenté devant le juge.