Le problème a été découvert par Facebook même durant le mois d'octobre et est résolu depuis le 11 mars, peut-on lire dans un rapport interne que The Verge a pu consulter. En automne dernier, Facebook avait découvert que la moitié de tous les flux de nouvelles avait affiché plus souvent du contenu nuisible au cours des six derniers mois.

Il s'agissait de messages postés qui n'étaient certes pas strictement interdits, selon l'entreprise, mais qui étaient à la limite de ce qui est autorisé. Pensons ici à certaines formes de nudité, à des messages au contenu violent ou à de la désinformation déjà rejetés par des contrôleurs de faits externes. Or ces messages pouvaient continuer d'être partagés, mais Facebook a alors veillé à ce qu'ils se manifestent spontanément moins souvent dans le flux de nouvelles d'autrui, afin qu'ils deviennent moins facilement viraux.

Mais cela n'a pas eu l'effet escompté. Au lieu d'être dissimulés, ces messages ont été plus souvent affichés, ce qui en augmenta le nombre de vues de trente pour cent. Initialement, l'entreprise ne trouva pas la cause du problème dans la mesure où ces messages croissaient dans un premier temps, avant de diminuer, puis d'augmenter de nouveau, mais depuis le début de ce mois, le problème est résolu.

Facebook minimise

Facebook confirme l'incident à The Verge, mais le minimise en déclarant qu'il s'agissait d'une légère hausse temporaire: 'Cela n'a pas eu d'impact significatif sur nos statistiques.'

Il nous faut cependant apporter ici la nuance, selon laquelle Facebook a régulièrement usé de mensonges dans le passé et dissimulé des chiffres et l'impact de son réseau social. L'année dernière, l'entreprise a voulu présenter ses propres problèmes de sécurité comme des incidents sectoriels, avant qu'on apprenne qu'elle était bien au courant en interne à quel point Instagram est nuisible pour les jeunes filles, tout en gardant le silence à l'extérieur. Dans le passé, Facebook a aussi menti aux annonceurs à propos du succès de la vidéo sur sa plate-forme.

Cette semaine, on a aussi appris que sa société-mère Meta a loué les services d'une agence PR en vue de diffuser des histoires négatives sur TikTok et de présenter cette plate-forme comme une menace pour les enfants, en citant souvent en exemple des histoires trouvant leur origine sur Facebook. C'est ainsi que depuis plus de dix ans déjà, des scandales se manifestent à propos de Facebook et de la façon dont cette entreprise communique en la matière, à tel point qu'il est impossible de savoir à coup sûr si elle dit la vérité ou si elle ment au sujet de sa cuisine interne.

Le problème a été découvert par Facebook même durant le mois d'octobre et est résolu depuis le 11 mars, peut-on lire dans un rapport interne que The Verge a pu consulter. En automne dernier, Facebook avait découvert que la moitié de tous les flux de nouvelles avait affiché plus souvent du contenu nuisible au cours des six derniers mois.Il s'agissait de messages postés qui n'étaient certes pas strictement interdits, selon l'entreprise, mais qui étaient à la limite de ce qui est autorisé. Pensons ici à certaines formes de nudité, à des messages au contenu violent ou à de la désinformation déjà rejetés par des contrôleurs de faits externes. Or ces messages pouvaient continuer d'être partagés, mais Facebook a alors veillé à ce qu'ils se manifestent spontanément moins souvent dans le flux de nouvelles d'autrui, afin qu'ils deviennent moins facilement viraux.Mais cela n'a pas eu l'effet escompté. Au lieu d'être dissimulés, ces messages ont été plus souvent affichés, ce qui en augmenta le nombre de vues de trente pour cent. Initialement, l'entreprise ne trouva pas la cause du problème dans la mesure où ces messages croissaient dans un premier temps, avant de diminuer, puis d'augmenter de nouveau, mais depuis le début de ce mois, le problème est résolu.Facebook confirme l'incident à The Verge, mais le minimise en déclarant qu'il s'agissait d'une légère hausse temporaire: 'Cela n'a pas eu d'impact significatif sur nos statistiques.'Il nous faut cependant apporter ici la nuance, selon laquelle Facebook a régulièrement usé de mensonges dans le passé et dissimulé des chiffres et l'impact de son réseau social. L'année dernière, l'entreprise a voulu présenter ses propres problèmes de sécurité comme des incidents sectoriels, avant qu'on apprenne qu'elle était bien au courant en interne à quel point Instagram est nuisible pour les jeunes filles, tout en gardant le silence à l'extérieur. Dans le passé, Facebook a aussi menti aux annonceurs à propos du succès de la vidéo sur sa plate-forme.Cette semaine, on a aussi appris que sa société-mère Meta a loué les services d'une agence PR en vue de diffuser des histoires négatives sur TikTok et de présenter cette plate-forme comme une menace pour les enfants, en citant souvent en exemple des histoires trouvant leur origine sur Facebook. C'est ainsi que depuis plus de dix ans déjà, des scandales se manifestent à propos de Facebook et de la façon dont cette entreprise communique en la matière, à tel point qu'il est impossible de savoir à coup sûr si elle dit la vérité ou si elle ment au sujet de sa cuisine interne.